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30.12.2008 par Thameur MAATOUG.
Parmi les conférences qui avaient étoffé le « Congrès », organisé par le groupe italien SDI le16 décembre 2008 et intitulé : « Ressources Humaines, Ressources Environnementales pour la Croissance et la Compétitivité dans la nouvelle ère de l’Economie », celle qui a été donnée par son Excellence, M. Adrianus Koetsenruijter, Ambassadeur, Chef de la Délégation de la Commission européenne en Tunisie. C’est donc dans la continuité de notre précédent article de présentation des travaux de ce colloque que nous présentons un résumé de l’intervention du Représentant de l’UE en Tunisie sous le titre : « L’intégration euro méditerranéenne vue par l’Europe ».
Le conférencier a brossé un tableau quasi-exhaustif du processus de Barcelone, depuis son lancement en novembre 1995 jusqu’à la naissance de l’UPM (Union pour la Méditerranée), qui n’est qu’une refonte et un renforcement de ce processus, visant l’instauration d’un cadre multilatéral regroupant l’UE, d’une part, et les pays de la rive Sud de la Méditerranée, de l’autre. Les objectifs de ce partenariat euro méditerranéen, se résument en la mise en place d’une zone de paix, de stabilité et de prospérité, avec notamment la création d’une zone de libre-échange, sur fond de rapprochement entre les peuples des deux rives de la Méditerranée.
Outre la dimension multilatérale couvrant les volets politique et sécuritaire d’un coté, économique et financier de l’autre, mais aussi social, culturel et humain, l’intervenant a rappelé aussi l’existence d’une dimension bilatérale qui se manifeste essentiellement à travers des accords d’association liant un pays de la rive subméditerranéenne à l’UE.
Dans le contexte évolutif du cadre institutionnel de ce processus, et suite à l’élargissement de l’Union européenne à l’Est (en 2004 et en 2007) qui compte désormais 27 membres, sept pays de la rive Sud ( Tunisie – Maroc – Jordanie – Autorité palestinienne – Israël et Egypte ), ont été inclus dans la Politique Européenne de Voisinage ( PEV ), à coté de cinq pays de l’Europe de l’Est ( Ukraine – Moldavie – Géorgie – Arménie – Azerbaïdjan ), étant restés encore en dehors du Processus d’adhésion à l’UE. Cela s’est traduit, sur le plan financier, par la mise en place d’un instrument ( IEVP ), couvrant la période 2007-2013 et s’élevant à 12 milliards d’euros, outre les subventions accordées par la BEI ( Banque Européenne Internationale ), dans le cadre de la FEMIP ( Facilité euro méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat ).
La PEV vise une meilleure convergence entre l’UE et ses partenaires, sur la base de plans opérationnels, selon une approche différenciée qui tient compte des besoins spécifiques de chaque pays. Néanmoins, et d’après le premier rapport de suivi de la PEV, publié en décembre 2006, soit 30 mois après l’adoption de la PEV, la conclusion mettait en exergue la nécessité pour l’UE d’offrir un cadre plus attrayant à ses partenaires. Cela traduit, à notre avis, le malaise qui prévalait entre l’UE et ses partenaires euro méditerranéens , qui avaient constaté une certaine négligence de la part de l’UE, orientant ses efforts en direction des dix pays de l’Europe de l’Est qui ont fait leur entrée à l’Union en 2004. D’autres analystes et observateurs avertis qualifiaient, de façon claire, d’échec le processus de Barcelone.
Leur évaluation est, à notre sens, objective dans le sens où l’intégration euro méditerranéenne est restée modeste et que la prospérité, qui caractérise le Nord, n’a pas « contaminé » le Sud. Ce sont ces raisons qui ont poussé Le président français Nicolas Sarkozy à lancer l’UPM pour donner une nouvelle impulsion au processus de Barcelone, tombé en panne.
Par ailleurs, il est à signaler que les performances tunisiennes, bien relatées dans la conférence de son Excellence, ne devaient pas être considérées comme un argument pour glorifier le cadre partenarial, mais plutôt un résultat de la bonne gouvernance tunisienne et de la solidité relative de son tissu industriel, ainsi que de la compétence de ses hommes d’Affaires et de la compétitivité de ses entreprises. D’ailleurs, la faible affluence des IDE en Tunisie montre les disfonctionnements de ce partenariat qui fait que l’UE est incapable de vendre à ses investisseurs la destination Tunisie, en tant que partenaire voisin, stable politiquement et ancré dans la modernité, outre les autres atouts économiques et avantages comparatifs.
La migration ou la libre circulation des personnes, représente le talon d’Achille de ce processus où la politique d’émigration choisie initiée par la France et adoptée par l’UE, constitue un début de changement positif, mais le projet de « Carte bleue », inspirée de la « Green Card. » américaine, s’est heurté à un report de vote au niveau du Parlement européen, alors qu’il a été adopté par l’Exécutif de l’UE ! L’Ambassadeur a d’ailleurs passé sous silence une question sur les raisons de ce report.
Thameur MAATOUG
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26.12.2008 par Mahmoud ANNABI.
L’Institut 3C Etudes vient d’élaborer une classification de la population tunisienne par catégories socio-professionnelles (CSP) appelées également PCS (professions et catégories socioprofessionnelles) d’après des données recueillies auprès de l’Institut National de la Statistique émanant des résultats du dernier recensement général de la population. Ces données ont été compilées au niveau national et stratifiées par région ; ce qui a nécessité six mois de travail au sein de l’institut.
Cela comble un grand vide qui ne cessait d’être décrié par les marketeurs qui n’avaient pas les outils de travail respectant les conditions minimales requises par la profession.
Le travail de 3C Etudes va enfin permettre de constituer des échantillons représentatifs de la population tunisienne et partant, pouvoir faire des études marketing, média et opinions, fiables. En effet ne pas se référer aux CSP revient à considérer que l’avis ou l’attitude d’un ouvrier est systématiquement équivalent à celui d’un enseignant universitaire, pour ne prendre que cet exemple, et vice-versa.
3C Etudes fera usage de ces CSP pour toutes les études qu’il sera amené à effectuer à l’avenir et il les mettra à la disposition des annonceurs qui en feront la demande.
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24.12.2008 par Moncef Ben Amor.
L’une des réussites de la Tunisie en matière de politique sociale, la voiture populaire a permis à des dizaines de milliers de nos concitoyens de disposer d’un moyen de transport à la fois commode et économique. D’une puissance fiscale égale à quatre chevaux, ces voitures sont en effet exonérées de la taxe à la consommation qui représente 20% de la valeur du véhicule.
Pour y accéder, il suffit de s’inscrire auprès d’un concessionnaire automobile, moyennant le versement de 5 Dinars et la fourniture d’une copie de sa carte d’identité. Le nombre de postulants à ce genre de véhicules étant extrêmement important, l’attente se comptait, il n’y a pas si longtemps encore, en nombre d’années. Le nombre de véhicules que chaque concessionnaire est autorisé à écouler sur le marché local est fixé par le Ministère du Commerce et de l’Artisanat. Il oscille généralement entre 1000 et 2000. Une commission siège régulièrement à l’Office National du Commerce pour statuer sur les dossiers qui lui sont soumis par les différents concessionnaires. Il y a non seulement des priorités à respecter (certaines catégories sociales comme les journalistes et les médecins étant beaucoup plus dans le besoin de disposer d’un véhicule que d’autres) mais il faut savoir également que ceux dont la feuille d’impôt dépasse les 5000 Dinars par an n’ont pas droit à ce genre de véhicule
Une tournée dans les salons d’exposition de certains concessionnaires nous a permis de constater cependant que tout a changé et pour le mieux A preuve : Chez Ennakl, par exemple, le délai d’attente pour une Polo 4CV n’est plus que de 25 jours, voire un mois au maximum. Même chose pour ARTES qui a racheté le concessionnaire Renault : au lieu de trois ou quatre ans, comme c’était le cas auparavant, le délai d’attente n’est plus que d’une année ou un peu plus pour obtenir sa Clio 4 CV, même si le concessionnaire a encore, nous précise-t-on, près de 12.000 demandes à satisfaire. Du côté de Stafim Peugeot, le délai d’attente pour une 206, 4CV est devenu, là encore, très court : un mois à un mois et demi contre quatre ans auparavant.
Une petite précision, enfin, concernant le mode de paiement : l’écrasante majorité des postulants a recours à des crédits bancaires ou des caisses de sécurité sociale pour régler le montant du véhicule qui tourne autour des 17 mille 500 Dinars (9000 Euros), avec climatisation et direction assistée.
Moncef BEN AMOR
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23.12.2008 par Dr Chitour.
L’infertilité est définie aujourd’hui par la FIGO (fédération internationale de gynéco-obstétrique) comme l’incapacité à concevoir naturellement au bout d’un an de tentatives avec rapports sexuels non protégés.
L’infertilité n’est pas synonyme de stérilité mais traduit une réduction des chances de concevoir un enfant spontanément.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, entre 60 et 80 millions de couples seraient infertiles et un couple sur six aurait besoin d’assistance pour concevoir.
Données épidémiologiques
Au Maghreb, on avance le chiffre de 15% de couples infertiles.
Les études et recherches maghrébines actuelles attestent que la source du probléme peut être chez l’homme (30%), chez la femme (30%) ou chez les deux à la fois (30%). Elle peut être aussi de cause inexpliquée (10%).
Causes de la stérilité
Dans ces pays, les maladies sexuellement transmissibles (MST) constitueraient l’une des causes les plus importantes de stérilité chez l’homme et chez la femme. Parmi les infections les plus redoutables, citons l’infection à Chlamydiae Trachomatis qui passe souvent inaperçue, facilitant ainsi la colonisation des trompes de la femme et pouvant provoquer une fois sur dix une salpingite (infection tubaire).
Chez l’homme, cette infection peut affecter la qualité du sperme et notamment la mobilité des spermatozoïdes. Selon les résultats d’un article paru en 2001 dans la revue European Journal of Contraception and Reproductive Health Care et intitulé « Chlamydiae Trachomatis and Male Fertility in Tunisia » 35% des couples infertiles seraient porteurs de ce germe.
L’autre grand ennemi de la fertilité chez l’homme est représenté par le tabac et si demain les politiques de prix ne changent pas, le pouvoir fécondant risque de « s’envoler en fumée ».
En effet, tabac et infections peuvent entraîner chez l’homme des obstructions du tractus génital (des canaux spermatiques) voire même une diminution de la production des spermatozoïdes par les testicules (oligospermie). Il existe d’autres causes à la stérilité masculine qui sont d’ordre mécanique et qui empêchent le dépôt du sperme dans le vagin. On peut citer les éjaculations rétrogrades qui peuvent être la conséquence d’interventions chirurgicales sur le col de la vessie ou la prostate.
Pour la femme, en dehors des infections, les causes d’infertilité sont représentées surtout par les troubles de l’ovulation, les anomalies anatomiques du tractus génital et l’endométriose.
Les troubles de l’ovulation se caractérisent par une absence totale d’ovulation (anovulation) ou par une ovulation de fréquence faible ou irrégulière et sont dus à des déséquilibres de la sécrétion des hormones de régulation du cycle menstruel.
Les anomalies du tractus génital sont représentées surtout par les obstructions partielles ou totales des trompes et empêchent donc les spermatozoïdes d’atteindre l’ovocyte.
L’endométriose est une maladie qui est caractérisée par le développement de la muqueuse utérine (endomètre) dans des régions où elle devait être absente (sur les ovaires, le rectum, la vessie…). Ces lésions endométriales gêneraient la fonction ovulatoire, et il a été démontré récemment (in vitro) qu’elles diminueraient la mobilité des cils épithéliaux des trompes qui amènent « délicatement l’ovule à la rencontre du spermatozoïde ».
Bilan du couple
Afin de préciser la réalité et les causes de l’infertilité, plusieurs examens sont nécessaires.
Le spermogramme qui consiste en le recueil du sperme, constitue le premier examen à entreprendre. C’est un examen simple et fondamental pour poser le diagnostic d’anomalies du sperme. D’autres examens sont pratiqués chez la femme comme la courbe de LH (Luteining Hormon) urinaire, le dosage de la FSH (Folliculating Stimilating Hormon) au 3ème jour du cycle menstruel. Ces 2 examens sont primordiaux pour l’exploration des troubles de l’ovulation et cela avant de se lancer dans des explorations plus invasives comme l’hystérosalpingographie et l’hystéroscopie.
Options de traitement
Selon le diagnostic établi, les options de traitement seront variables.
Il peut s’agir d’un traitement hormonal visant à stimuler les ovaires pour traiter les troubles ovulatoires. Les médicaments utilisés sont appelés inducteurs de l’ovulation. Ces médicaments présentent des coûts élevés et ne sont pour la plupart pas remboursés.
Dans les atteintes tubaires, le traitement peut s’effectuer au cours d’une hystérographie afin de désobstruer la trompe ou lors de la cœlioscopie.
On recourt à la procréation médicalement assistée (PMA) dans les cas où les traitements précédents n’ont pas abouti.
L’indication des techniques de PMA tient compte également de l’âge de la femme ainsi que de la durée et la cause de l’infertilité.
Ces techniques sont représentées par l’insémination intra-utérine, la fécondation in vitro (FIV) et l’ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde).
Le principe de l’insémination artificielle intra-utérine de sperme consiste à injecter des spermatozoïdes dans la cavité utérine le jour de l’ovulation. Cette technique est précédée d’une stimulation ovarienne et permet de court-circuiter la glaire cervicale et de rapprocher les spermazoides des ovocytes.
Il est à noter que le cadre légal au Maghreb interdit l’insémination avec sperme de donneur conformément aux spécificités religieuses et éthiques de la région.
La FIV a pris une ampleur considérable dans le traitement de la stérilité depuis 1978 année de naissance du premier bébé éprouvette.
Cette technique consiste à reproduire au laboratoire ce qui se passe naturellement dans les trompes : la fécondation et les premières étapes du développement embryonnaire. Cette technique permet notamment de court-circuiter les trompes dans les obstructions tubaires.
Enfin, l’ICSI a été découverte en 1992.Cette technique consiste à injecter directement à l’aide d’une micro-pipette un spermatozoïde dans l’ovule, ce qui augmente les chances d’obtenir des embryons.
L’ICSI est essentiellement indiquée dans les stérilités masculines.
Toutes ces techniques sont disponibles dans les centres de fertilité privés et leur coût est élevé sans garantie de résultat.
Si les années 80 se sont caractérisées par la libéralisation de l’avortement et l’utilisation de la contraception, accordant ainsi au couple le droit de choisir d’avoir ou de ne pas avoir un enfant ; en ce début du troisième millénaire, force est de constater que le dogme « avoir un enfant constitue une transcendance » ne sera jamais éculé.
Dr Chitour S.
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23.12.2008 par Thameur MAATOUG.
Si les effets escomptés du processus Euromed ne sont pas intégralement en phase avec les objectifs recherchés, et que certains observateurs le taxent d’échec, il ne demeure pas moins que les gouvernements des pays des deux rives de la Méditerranée et notamment l’Exécutif européen à Bruxelles, pour ne pas dire Barcelone, futur siège de l’UPM ( Union Pour la Méditerranée ), conscients du retard accusé, ont manifesté leur volonté de donner une nouvelle impulsion à ce processus crucial et ont créé un nouveau cadre pour atteindre l’objectif d’intégration économique entre le Sud de la Méditerranée et l’UE.
Pour sa part, la Tunisie, premier pays à avoir signé en 1995 l’Accord d’Association avec l’UE, avant Israël, le Maroc, l’Egypte, …, s’apprête à franchir une nouvelle étape, celle de la création de Zone de Libre Echange, prévue en 2010, après l’instauration, début janvier 2008, de la libre circulation des biens industriels avec l’UE.
C’est dans ce contexte, que s’inscrit le « Congrès » organisé le 16 décembre à Tunis par le Groupe SDI, sur le thème des « Ressources humaines, Ressources environnementales pour la Croissance et la Compétitivité dans la nouvelle ère de l’Economie ».
Ce groupe italien, qui dispose d’un siège à Tunis, outre ceux de Bruxelles et de Bucarest, a porté son choix sur notre pays pour ses atouts (position géostratégique, stabilité politique, potentiel en ressources humaines, proximité culturelle, …), dans le but de transmettre son modèle basé sur la valorisation des Ressources humaines et des Ressources territoriales en tant que leviers fondamentaux du Développement durable. SDI pense, en organisant ce colloque à Tunis, permettre une confrontation avec les opérateurs locaux pour lesquels elle tend la main dans le but de s’arrimer ensemble dans cette nouvelle ère de l’Economie.
Privilégiant les 3 E, à savoir Education, Environnement et Energie, SDI a réuni, dans un Congrès, une pléiade de Chefs d’entreprise, de Banquiers, de représentants d’organismes publiques et de la Société civile. Cette rencontre a été rehaussée par le concours de l’Ambassade d’Italie, la Délégation de la Commission européenne en Tunisie et de l’UTICA.
Le programme de ce Séminaire, défalqué en deux sessions, a comporté plusieurs conférences, notamment celle qu’a donnée M. Farid Yaker, Administrateur de programme PNUE : UNEP (United Nations Environment Program), intitulée : « Le processus de Marrakech et la stratégie Méditerranéenne de Développement durable. ». une autre intervention portant sur « l’Intégration euro-méditerranéenne vue par l’Europe », a été présentée par son Excellence M. Adrianus Koetsenruijter, Ambassadeur Chef de la Délégation de la C E en Tunisie. Quant au thème abordé par M. Salem Fekih, représentant l’UTICA, il s’intitulait : « Joindre Compétitivité et Développement local durable.
Les participants étaient nombreux et le débat a porté sur des questions aussi cruciales que pertinentes concernant la fiscalité verte, la politique migratoire de l’UE, etc. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans d’autres articles avec plus de détails sur les principaux éléments et volets de cette manifestation économique à connotation écologique.
Thameur MAATOUG
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23.12.2008 par Moncef Ben Amor.
Avec le football, c’est aussi notre bagage linguistique qui s’enrichit avec des mots surtout italiens comme Mercato, Ma viola ou encore le Calcio. Des mots devenus assez coutumiers même pour nos petits qui passent parfois des heures et des heures à suivre des rencontres sur le petit écran.
Qu’est-ce que le Mercato ? C’est une nouvelle opportunité offerte à nos clubs de recruter, s’ils le veulent, de nouveaux talents pour renforcer leurs effectifs ; talents qui se négocient désormais à coup de centaines de millions de nos millimes. Et dire que nos clubs, ou du moins certains d’entre-deux, sont en difficultés !
Mais il est aussi un autre Mercato qui ne dit pas son nom. Il s’agit de ces présentateurs, animateurs, artistes et autres qui ont appris à sauter d’une chaîne à l’autre, tels des joueurs prêts à changer constamment de maillot.
Pour étoffer sa grille hivernale, l’une de nos chaînes publiques a commencé, depuis un certain temps, à nous bombarder de spots annonçant de nouvelles émissions pour bientôt genre « Si vous avec à cœur de.. » ou encore « Nous sommes là pour vous aider » ; émissions dont rivalisent des chaînes françaises et que rien n’indique qu’elles collent tout à fait à nos réalités. De plus, la plupart des vedettes de ces émissions sont des figures déjà bien connues du grand public, à travers une autre chaîne – privée celle-là -, également de chez nous.
Où s’arrête la mobilité ? Où commencent la créativité et le talent ? Attendons voir…
Moncef BEN AMOR
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22.12.2008 par Moncef Ben Amor.
Le temps qu’il fait sur Ain Draham : ouest tunisien
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22.12.2008 par Thameur MAATOUG.
Les alertes, les sonneries d’alarme, avaient retenti depuis fort longtemps, attirant l’attention des dirigeants du monde, les politiques en l’occurrence, pour prendre conscience des dangers qui guettent notre planète.
Dans ce contexte le rapport Bariloche, résultat de recherches pionnières réalisées dans les années 70 par une équipe dirigée par le géologue autrichien Hermann Kahn, avait conclu que la Terre, notre biotope à tous, s’acheminerait vers une asphyxie planétaire à l’Horizon 2064.
La démarche consistait à introduire des données statistiques, économiques, démographiques, industrielles, sanitaires, environnementales, portant sur l’état des lieux à l’époque et en conjuguant les tendances futures sur la base des rythmes et taux de croissances des principales variables. Le tout à travers un modèle mathématique sur ordinateurs interposés. La revue « Sciences & Vie », au milieu des années 70, avait publié un dossier avec des extraits de ce rapport mentionnant les principales conclusions. Le rapport Bariloche avait montré aussi qu’en fixant d’avance l’année 2064, tout en modifiant les données sur la base d’une activité industrielle moins destructrice pour l’environnement, et des relations internationales plus solidaires, se résumant en une aide à hauteur de 1% du PIB des pays riches envers les pays pauvres, notre planète serait dans un état meilleur que celui dans lequel elle se trouvait au milieu des années 70.
Malheureusement ce cri d’alarme émanant d’une équipe scientifique avérée et avertie, n’a trouvé aucun écho auprès des décideurs politiques de l’époque et leurs successeurs. C’est tout récemment que le réchauffement climatique a été reconnu par l’ensemble des pays du monde, y compris les USA, comme la résultante de l’œuvre humaine, et que l’Homme en assume la totale responsabilité. Cette volte-face s’est opérée après l’émergence d’un consensus au sein de la communauté scientifique qui a mis en évidence la responsabilité de l’Homme dans la dégradation de l’environnement.
Ce changement au niveau de la conscience des décideurs politiques n’a pas encore permis une percée multilatérale tangible en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais des avancées notables ont été réalisées, surtout après le vote d’un accord au Parlement européen sur un plan d’action représentant un paquet de mesures sur l’énergie et le climat. L’objectif comme l’a souligné le ministre français de l’Environnement Jean Louis Borloo, dont le pays préside l’UE jusqu’à fin décembre 2008, est de mettre le cap sur Copenhague, lieu de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, dans le but d’arracher un accord mondial. Dans ce contexte l’UPM a retenu comme priorité la question de l’environnement pour asseoir un programme ambitieux de développement durable dans l’ensemble de la Méditerranée, qui compte 800 millions d’habitants, et qui concentre 30% du fret maritime mondial et 25% du trafic des hydrocarbures.
Cette dynamique tardive n’est pas totalement rassurante, car entre-temps les dégâts dont pâtit l’écosystème sont énormes. La fonte des glaces de l’Arctique, qui a atteint des niveaux sans précédent, en est un indicateur de la dégradation de notre écosystème, notamment sous l’effet nuisible des gaz à effet de serre. L’indifférence des USA, pourtant premier pays pollueur, et qui sont restées en dehors de l’accord de Kyoto, constitue une autre preuve du niveau d’insouciance de l’espèce humaine, face aux risques et dangers qui hantent notre planète Terre. Ceci nous amène à estimer que des extra-terrestres, dont la manifestation dans nos cieux a été mise en évidence, si on croit les ufologues, à multiples reprises, pourraient entrer en ligne pour sauver notre globe d’une asphyxie planétaire probable, vu la frilosité de la réponse et réactions des habitants de la Terre. Sachant que les OVNI ne pourraient provenir que des civilisations extra-terrestres, techniquement supérieures à nous, il ne serait pas exclu qu’ils interviendraient d’une manière sensée, en nous aidant à résoudre des problèmes techniques en nous transférant certaines de leurs connaissances scientifiques, et peut être aussi en nous exhortant sous la contrainte à reconsidérer rapidement et efficacement notre approche du développement durable !
Thameur MAATOUG
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22.12.2008 par Moncef Ben Amor.
La rencontre CA-EST de Hand-ball, samedi en fin d’après-midi, dans le cadre du tournoi de la FTHB, n’a finalement pas eu lieu.
Au lieu d’un moment de plaisir –le sport étant avant tout un spectacle-, on a eu droit, au contraire, à un véritable bras de fer entre dirigeants espérantistes et clubistes au sujet de la présence, dans la formation clubiste, d’un jeune croate qui a été déjà aligné, dans le cadre du même tournoi, face aux équipes de Mahdia et de l’Etoile Sportive du Sahel.
Argument avancé du côté espérantiste : la situation de la nouvelle recrue n’étant pas encore en règle, il n’est pas question qu’elle soit alignée contre les « sang et or ». La version clubiste est toute autre : son dossier étant déjà sur le bureau de la fédération pour que son transfert soit officialisé, son alignement, moyennant la présentation d’une pièce d’identité, en l’occurrence son passeport, est possible et n’enfreint pas aux règlements.
Notre propos n’est pas de trancher. Face aux interminables discussions qui se sont engagées entre responsables de deux clubs, le reporter de Canal 21 sur place a eu d’ailleurs le réflexe d’inviter deux représentants des deux clubs et un membre de la Fédération à s’expliquer. Usant d’un langage plus ou moins diplomatique, ils n’ont pas réussi à convaincre et c’est sur une impression de « oui mais » qu’ils ont laissé les téléspectateurs.
Joueurs clubistes et espérantistes ont dû finalement rejoindre les vestiaires, après une bonne séance d’échauffement
Si les règlements, au niveau fédéral, étaient clairs et précis, ne souffrant pas la moindre équivoque, cet incident, apparemment inédit, n’aurait pas eu lieu. On les aurait appliqués et le coup d’envoi de la rencontre n’aurait pas tardé à être donné. Son annulation n’en incite pas moins à une autre réflexion : le professionnalisme n’est pas seulement l’accès à un nouveau statut, c’est aussi, et surtout, de nouvelles exigences. En clair : la logistique - administrative, cela s’entend- de grands clubs censés montrer la voie aux autres devrait absolument suivre.
Le passage d’une étape à une autre est synonyme de nouvelles réalités. Et ce qui est valable pour les autres secteurs l’est assurément aussi pour le sport, en général.
Moncef BEN AMOR
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22.12.2008 par Mahmoud ANNABI.
L’infertilité ou la stérilité humaine est l’incapacité de concevoir naturellement, de porter ou d’accoucher un enfant sain. Cependant l’infertilité n’a pas le caractère définitif de la stérilité. En effet l’infertilité correspond à la baisse ou l’absence de capacité à engendrer une descendance alors que la stérilité d’un couple se définit comme l’incapacité définitive à concevoir un enfant. Les causes directes de l’infertilité sont multiples et diverses. On estime qu’un tiers des infertilités sont dues à l’homme, un tiers à la femme, et un tiers à un manque de compatibilité entre les deux partenaires.
Outre les pathologies organiques, il existe des origines plus rares de l’infertilité. Elles sont génétiques, congénitales, fonctionnelles (absence de spermatogenèse par port de pantalons jeans serrés, par exemple) ou bien accidentelles (détérioration de l’appareil génital suite à un grave traumatisme), voire psychosomatiques ou encore liées à des polluants environnementaux. Depuis peu, les scientifiques s’interrogent sur les dangers du téléphone portable et des ondes qu’il émet.
L’infertilité féminine
Divers gènes contrôlant la fécondité des femmes sont répertoriés notamment par une étude récente1 qui a listé 348 gènes impliqués dans la fécondité chez la souris femelle, jugée par ses auteurs assez proche des autres mammifères pour être un modèle concernant les fonctions ovariennes. On commence à chercher à comprendre leur fonctionnement, et à les étudier de manière à pouvoir produire des tests de susceptibilité génétique à l’infertilité, et à produire de meilleurs traitements à l’avenir.
Il faut différencier l’infécondité primaire qui concerne les femmes n’ayant jamais eu de gestation (le terme de gestation désigne le fait de porter un ou plusieurs enfants) de l’infécondité secondaire qui concerne les femmes ayant déjà eu une grossesse, indépendamment de la durée de celle-ci (qu’elle soit parvenue à terme ou pas).
Aujourd’hui, dans le monde, le pourcentage de couples qui éprouvent des difficultés à avoir des enfants se situe entre 8 et 15 %. Ce taux n’a pas varié depuis plusieurs décennies dans les pays développés mais le nombre de couples faisant appel à une aide médicale pour ce problème a, lui, évolué. Il est vrai que l’infertilité est beaucoup moins taboue qu’elle ne l’a été et qu’il est donc plus facile pour les couples de consulter un spécialiste. D’autre part, le vieillissement des parents est certainement une autre raison qui pousse les couples à faire appel à une assistance médicale à la procréation, l’âge moyen de la mère étant actuellement de 29 ans lors de la première naissance. Or, la fécondité baisse dès l’âge de 24-25 ans et se réduit notablement à compter de 35 ans.
L’infertilité masculine
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la fertilité masculine n’a cessé de baisser de façon régulière, une baisse inquiétante dont on connaît pourtant les causes et auxquelles on a les moyens de remédier. La médecine officielle considère cette déficience comme un fait établi et propose de plus en plus de méthodes artificielles de procréation assistée pour les substituer aux fonctions défaillantes de l’homme.
Une étude2 publiée en 1992 par un groupe de chercheurs danois a montré qu’aujourd’hui les hommes ne produisent, en moyenne, que 40 % du nombre normal de spermatozoïdes de leurs ancêtres. Cette étude a révélé que la moyenne d’une éjaculation est passée de 3,4 ml en 1940 à 2,75 ml en 1990 et qu’au cours de la même période, la concentration spermatique moyenne est passée de 113 millions à 66 millions de spermatozoïdes par millilitre, soit une baisse d’environ 1% par an pendant 50 ans. Sachons que la normalité de la fécondité d’un homme peut être aisément contrôlée de nos jours en fonction d’un certain nombre de critères. Or, bien que ces normes soient assez larges pour englober le maximum de mâles, 1 couple sur 6 d’après les statistiques ne peut concevoir.
En Tunisie les statistiques officielles révèlent que l’incapacité à concevoir touche actuellement 15% des couples en âge de procréer. Par ailleurs, une récente étude sur les retombées psychologiques de l’infertilité féminine en Tunisie a montré que 89 % des femmes stériles souffrent de troubles anxio-dépressifs. L’enquête réalisée par une équipe de psychiatres a porté sur 105 femmes répondant aux critères d’inclusion qui ont été interrogées par le biais d’un questionnaire comportant outre les caractéristiques générales et psychologiques un bilan psychologique incluant six instruments de mesure de la santé mentale. La mesure de la santé mentale de ces femmes souffrant d’infertilité a permis d’identifier une symptomatologie dépressive dans 46,6% des cas et une symptomatologie anxieuse dans 42,9% des cas. 43,8% des femmes interrogées ont également avoué qu’elles souffrent d’une insatisfaction conjugale. L’enquête a révélé, par ailleurs, que 53,3% des femmes stériles ont une mauvaise capacité d’adaptation psychologique à l’infertilité.
S’agissant de l’ampleur du phénomène de la stérilité et sa répartition par sexe, les statistiques montrent une répartition à parts égales entre les femmes et les hommes. D’après les chiffres de la Société Tunisienne de la Fertilité et de la Stérilité, 30% de cas de stérilité enregistrés en Tunisie concernent les hommes contre 30% également pour les femmes. 30% des cas de stérilité ont, par ailleurs, des causes repérées chez les deux partenaires dans le couple et enfin 10% ont des causes indéfinies on parle alors de stérilité inexpliquée. Les causes de la stérilité sont, par ailleurs, très diversifiées. D’après les spécialistes, le tabac demeure le premier facteur de stérilité chez les hommes. Viennent ensuite des maladies infectieuses (les maladies sexuellement transmissibles), le diabète ainsi que les effets liés à la nature des métiers considérés à risque qui nécessitent une longue exposition aux sources de chaleur ou de substances et produits ayant un certain taux de toxicité.
Par comparaison, l’infertilité touche 15% des couples au Maroc et 13% aux USA. En Algérie quelque 300 mille couples sont stériles soit 7% des couples en âge de procréer, a estimé le président de l’Association nationale des centres de procréation médicalement assistée (PMA). Les hommes y représentent plus des deux tiers, alors qu’auparavant on attribuait les problèmes de stérilité essentiellement à la femme.
Par ailleurs le manque de procréation est encore mal accepté au Maghreb engendrant des drames sociaux. Ainsi, la stérilité ou l’handicap de l’un des conjoints sont à l’origine de 22,7% des divorces en Tunisie d’après le sociologue tunisien Belaid Oulad Abdallah qui classe la Tunisie au 4è rang mondial des taux de divorce (1 mariage sur 6 se termine par un divorce).
Heureusement les solutions de substitution existent. La procréation médicalement assistée se pratique très bien chez nous avec des résultats très satisfaisants. Les personnes stériles y ont de plus en plus recours. Entre 1500 et 2000 opérations de fécondation in vitro (FIV) sont effectuées chaque année dans les hôpitaux publics et les laboratoires privés de Tunisie.
Les centres spécialisés commencent à fleurir un peu partout dans les trois pays de l’Afrique du Nord mais le remboursement des frais y afférents connaît des sorts différents.
Les centres PMA (procréation médicalement assistée):
Algérie : 7 centres. Remboursement : Les frais liés aux médicaments sont remboursés mais pas ceux liés au traitement.
Maroc : 16 centres. Remboursement : Pour l’heure, la PMA au Maroc n’est pas emboursée.
Tunisie : La Tunisie est le pays maghrébin qui a le mieux fait concernant la prise en charge de la PMA. Deux tentatives sont entièrement remboursées.
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1-Etude pilotée par Diego Castrillon et Teresa Gallardo du centre médical de l’Université du Texas (sud-ouest des Etats-Unis), publiée en 2007
2-L’étude menée par Elisabeth Carlsen analysait 61 articles publiés entre 1938 et 1990, concernant un total de 14 947 hommes de tous les continents, quoique majoritairement de pays développés.
Mahmoud ANNABI
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