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Archive pour 4.12.2008

Economie mondiale « Le temps des incertitudes »


Qualifié de l’un des plus importants depuis le New Deal de Franklin Roosevelt, le plan Obama pour le sauvetage de l’économie US devrait permettre la création, dans les deux années à venir, de près de 2,5 millions d’emplois. D’un montant de  700 milliards de dollars, il porte essentiellement sur de grands projets d’infrastructure.  Avant même son annonce, une certaine reprise semblait se dessiner sur les marchés financiers. De la City à Wall Street, en passant par Hong Kong  et Tokyo, les indices ont, dans l’ensemble, rebondi et l’industrie automobile US, qui était gravement menacée, a soudain retrouvé le sourire. Les dirigeants européens ont sorti, eux aussi, la grosse artillerie  pour tenter d’enrayer la crise même si  certaines frictions ont fait jour entre Bruxelles et Paris, qui préside actuellement l’Union Européenne, au sujet notamment du redressement du secteur bancaire français.

Est-ce à dire que les jours difficiles sont désormais derrière nous ? Difficile de se prononcer. Le problème, ce n’est pas que l économie mondiale, avec son corollaire de bonds et de rechutes, de moments d’euphorie et d’autres d’angoisse et de doute, est entrée, bel et bien, dans une zone de turbulences. Le problème, le vrai problème, c’est que ce que l’on est convenu d’appeler le « néo-libéralisme » a fini par montrer ses limites, voire ses contradictions, et que le nomment est donc venu de repenser sérieusement l’économie mondiale et de ne plus se contenter d’un colmatage des brèches, si l’on veut éviter des crises majeures. Les grands décideurs de ce monde ont-ils les moyens et surtout la volonté de le faire ? Ce n’est pas évident. Le nouvel ordre économique mondial hérité de l’effondrement de l’ex-empire soviétique a non seulement sonné le glas de l’Etat providence. Il a aussi, et surtout, limité considérablement la marge de manœuvre des pouvoirs publics et engendré une sorte de « coup d’Etat rampant » de grandes multinationales, essentiellement aux mains des lobbies militaro-industriel et pétrolier américains, sur l’économie mondiale. Résultat : une économie mondiale de plus en plus fragilisée même si, au fond, le tableau n’est pas aussi mauvais qu’on pourrait le penser. La mondialisation n’a pas eu que des effets négatifs. Loin de là. Elle a permis aussi une nette amélioration du niveau de vie dans nombre de pays émergents, notamment en Afrique et en Asie. Conséquence : si les cours pétroliers ont frôlé les 150 dollars le baril, c’est que la demande mondiale d’or noir a connu une hausse sans précédent. Pour ne citer que la Chine où la voiture relevait, il y a peu de temps encore, d’une sorte de privilège, le nombre de voitures produits actuellement atteint les 8 millions par an ; un chiffre certes important mais qui ne représente pas, en réalité, grande chose comparativement à un pays comme la France où le parc automobile dépasse les 37 millions de voitures et surtout si l’on tient compte du fait que la population chinoise est estimée, de nos jours, à près d’un milliard et demi d’âmes Le même constat est valable pour l’Inde où les constructeurs automobiles ont même l’œil, à en croire des informations,  sur certaines firmes occidentales qu’ils pourraient racheter si elles venaient à connaître de sérieuses difficultés. Le renoncement de millions de personnes, à travers le monde, à l’usage quotidien de leurs voitures, en raison de la flambée des prix pétroliers, et les plans d’économie d’énergie arrêtés ici et là ont-ils contribué à inverser la vapeur ? C’est en partie vrai dans la mesure où le baril de pétrole n’est désormais qu’à 50 dollars, soit le tiers de ce qu’il avait atteint auparavant. Ce qui est valable pour l’or noir l’est d’ailleurs aussi pour certains produits alimentaires comme les céréales et le riz qui ont connu aussi à peu près le même scénario : après une hausse spectaculaire, en raison d’une hausse forte et inattendue de la demande, leurs cours se sont soudainement repliés. Les récentes turbulences, pour ne pas dire bouleversements sur les marchés du pétrole et de certains produits alimentaires incitent, en tout état de cause, à une interrogation : celles-ci procèdent-elles d’une logique économique  - ou plus précisément de marché- ou répondent-elles à des intérêts occultes de certains lobbies financiers et autres qui se cachant derrière la logique de marché pour mieux se remplir les poches ? Cela est discutable. Ce qui est certain par contre, et il s’agit là d’un second phénomène qui mérite d’être relevé, c’est que le fossé technologique entre le Nord et certains pays du Sud est entrain, lui aussi, de se réduire sensiblement. Des pays comme

la Chine, l’Inde  ou le Brésil ont acquis, en effet,  un savoir-faire scientifique et technologique, notamment dans des secteurs comme la construction automobile, qui leur permet non seulement de se mesurer mais aussi de se poser en sérieux concurrents à des pays européens et autres,  pourtant bien lotis technologiquement. Que faut-il en conclure ? Si  l’on ajoute à ces deux facteurs (jeu imprévisible de l’offre et de la demande et réduction de la fracture scientifique et technologique), la frénésie des délocalisations, à la recherche surtout d’une main d’œuvre bon marché, et l’extraordinaire mouvement de capitaux vers certains pays émergents, l’on est sans doute en droit de se demander si  l’humanité n’est pas à la veille d’un nouvel ordre économique qui ne dit pas encore son nom et qui pourrait bousculer pas mal d’idées reçues. 

                         Moncef BEN AMOR

Mouton de l’Aid : « Cher, trop cher »


L’Aid approche à grands pas. A quelques jours de la date fatidique, soit le lundi 8 décembre, le constat est presque le même : « Cher, trop cher », dit-on,  ici et là.

   Ingénieur de son état, Hammadi B., qui approche de la retraite,  est catégorique : « Cela fait quelques jours que je me balade d’un endroit à un autre. J’ai fait pratiquement le tour de Tunis. Des moutons à 55O, 600 Dinars et même plus. L’on croit rêver,  c’est hors de portée du Tunisien moyen. Difficile de tomber sur quelque d’acceptable  à moins de 300 ou 350 Dinars ».

   Jeune dame qui a pris l’habitude de choisir elle-même le mouton de l’Aid, son époux étant « trop occupé et peu connaisseur », Naziha D., interrogée au hasard d’une rencontre, est plus nuancée, voire quelque peu optimiste : «  Le mouton est disponible et même en grand nombre. Je crois que les prix finiront par baisser. D’ici dimanche, on verra bien »   Le problème,  explique un fellah, est qu’ « il y a d’un côté le manque de pluie cette année. La plupart des régions n’ont pas été suffisamment arrosées. Les fellahs ont dû mettre la main à la poche pour entretenir leur cheptel. Il ne faut pas oublier également les Guechara (spéculateurs) contre lesquels on ne peut pas grande chose et qui contribuent à faire monter les prix » 

   Dans les endroits où la vente est aux kilos (5,7 Dinars  le kilo pour les moutons pesant moins de 40 kilos et 5,4 Dinars le kilo pour ceux dont le poids est supérieur), et qui sont apparemment peu nombreux, les bons moutons, ceux qui « plaisent à l’œil » comme on dit, avoue une autre dame, sont rares. « Ils disparaissent comme par enchantement pour être revendus au prix fort dans d’autres endroits », lâche-t-elle,  d’un sourire amusé.

            M.B.A

Trop de foot tue le foot


Facteur de promotion sociale, phénomène des sociétés modernes, le football est devenu, de nos jours, une véritable industrie. Le fait que des richissimes russes et arabes choisissent de ne pas investir dans des activités économiques à proprement parler et de racheter de grands clubs comme Chelsea ou Liverpool en est une preuve tangible. En termes de finances, le football est devenu, à en croire les spécialistes, la troisième industrie au monde.
Notre pays a été touché par le cyclone et le passage, depuis quelques années, au professionnalisme (Ligues 1 et 2), s’est accompagné d’une véritable mue. De jeunes étrangers, notamment africains, recrutés pour des centaines de millions de nos millimes, de jeunes talents mieux payés que certains ministres, des entraîneurs faiseurs de miracles donnant de la joie ou des sueurs froides à des foules de supporters, de jeunes prodiges qu’on « exporte » à coup de millions d’Euros… C’est la course aux titres, surtout parmi les grands, et ce qui compte, c’est désormais le résultat et non le spectacle.
C’est normal, diriez-vous. Soit. Ce qui ne l’est pas, c’est plutôt cette tendance chez certains –heureusement pas tous- dirigeants de clubs à vouloir s’accaparer le paysage médiatique. En clair : à user, à tort et à travers, des médias, notamment audiovisuels, pour promouvoir plus leur propre image que celle des clubs qu’ils sont censés représenter. Ils sont omniprésents dans les journaux et sur les chaînes radio et TV. Ils sont capables de vous commenter la première mi-temps d’une rencontre, ils vous feront des suggestions pour la seconde, ils vous diront si le penalty sifflé est mérité ou non, ils sont toujours là, prêts à discourir sur n’importe quel sujet et à vous parler de tout et de rien.
Certes, le tout n’est pas pour le mieux dans la plupart de nos clubs et le large public a droit, de temps à autre, à des explications ou des éclaircissements. Le rôle des dirigeants est de l’éclairer toutes les fois que cela est utile ou nécessaire. Comment ? Savoir parler, c’est bien. Savoir communiquer, c’est encore mieux.
Les dirigeants de nos clubs en sont-ils conscients ? N’est-ce peut-être pas nécessaire de leur rappeler que la discrétion et l’humilité sont aussi des qualités et que les excès sont toujours nuisibles…

M.B.A

La Une - Dépêches

Prévisions météo pour Paris. Pour Tunis, rajouter 10° :)

Bienvenue à l’intérieur de 3C Etudes !

Bienvenue dans le blog de 3C Etudes. Nous espérons que celui-ci contribuera à mieux vous faire connaître notre institut, les membres de notre équipe, notre vision du marketing, des études en sciences sociales, media, opinion et marketing, le marketing stratégique et opérationnel. Nous vous exposerons les points de vues de différents membres de notre équipe sur des sujets d’actualité, d’autres de culture générale, de littérature, de médecine, de différents aspects sociaux, mais aussi des sujets liés à la connaîssance de l’Homme en général. Notre approche se voulant résolument internationale, nous couvrirons différents contrées et pays, dont notamment la Tunisie et la France, le Maghreb, l’Afrique, mais pas seulement ; notre institut n’a pas de frontières.

Alors, commençons par vous présenter 3C Etudes de manière brève :

Créé en 2002, 3C Etudes est un institut d’études marketing et de conseil en marketing tunisien ayant opéré les cinq premières années exclusivement sur le marché français.

En 2006, 3C Etudes s’est ouvert sur l’Afrique du nord, l’Afrique et sur les pays du Moyen-Orient, et a élargi son rayon d’action en Europe aux marchés allemand, italien, espagnol, suisse et belge.

3C Etudes est membre ESOMAR (organisme mondial regroupant les instituts de recherche en marketing) et respecte dans tout son travail le code déontologique ICC/Esomar.

Les études médicales constituent une orientation majeure de 3C Etudes, puisqu’il y consacre un département à part entière, en plus des secteurs agroalimentaire, NTIC, banque-assurance et de la distribution.

Disposant d’un personnel motivé et hautement qualifié, 3C Etudes offre des prestations de qualité à ses clients, instituts et annonceurs de renom, fidélisés à 100%.

3C Etudes a annoncé début 2008 qu’il se fixait comme objectif de se donner dix ans pour figurer dans le Top 5 des instituts d’études marketing en France.

Actualités récentes :

- 3C Etudes est le 1er institut étranger à avoir reçu l’aval de la commission française pour enquêter sur les élections présidentielles françaises 2007.
- 3C Etudes est l’un des premiers instituts d’études au monde à s’engager dans un processus de certification ISO 20252, norme spécifique aux études sociales de marché et d’opinion d’un abord plutôt ardu. 2 ans après la parution de la norme, un seul institut d’études français a réussi à obtenir sa certification.
- 3C Etudes grâce à ses innovations et la qualité de son travail, voit son dossier retenu comme candidat aux Trophées de l’Innovation Marketing 2008 organisé à Paris par le magazine de référence du marketing en France, Marketing Magazine.

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