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15.12.2008 par Moncef Ben Amor.
En visite impromptue à Bagdad – la quatrième depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003-, le Président Bush a été victime dimanche d’un mini attentat. Pour exprimer sa colère et celle et de ceux qui, en Irak et ailleurs, n’ont jamais pardonné à Washington son intervention armée dans ce pays, un journaliste irakien n’a pas trouvé mieux que de lancer ses paires de chaussures à la figure du Chef de l’Exécutif américain. En vain. Maître dans l’art d’esquiver, George W. Bush réussit à les éviter.
L’intention du journaliste irakien n’était pas, on le comprend, de lui faire mal ; la capacité de nuisance, dans le cas précis, étant d’ailleurs pratiquement nulle. Il voulait juste attirer l’attention de l’opinion mondiale et de l’Amérique en particulier – maintenant qu’un nouveau Président doit faire son entrée à la maison Blanche- sur la tragédie que continue de vivre l’Irak par la faute de M. Bush et l’équipe des « va-t-en-guerre » dont il s’est entourée.
Le message est-il passé ? Oui si l’on en juge par la rapidité avec laquelle l’information a fait le tour du monde et les commentaires qu’elle continuera à susciter ici et là. Non ou pas tout à fait si l’on s’en tient à l’usage qui a été fait, côté américain, de l’incident.
Les autorités irakiennes auraient voulu, paraît-il, que l’affaire soit occultée. Contrairement à l’entourage de M. Bush qui a insisté au contraire, semble-t-il là encore, pour qu’elle soit étalée au grand jour. Pourquoi ? Tout simplement pour montrer à l’opinion US et au reste du monde que les temps ont bien changé en Irak et que le droit de savoir ou d’être informé n’y est plus un tabou mais, bel et bien, une réalité papable.
Un véritable exercice, en somme, de récupération, pour ne pas dire de manipulation…
Moncef BEN AMOR
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