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Archive pour 22.12.2008

Le temps qu’il fait sur Ain Draham : ouest tunisien

Le temps qu’il fait sur Ain Draham : ouest tunisien

La planète Terre en danger, Les extraterrestres joueraient-ils un rôle ?

       Les alertes, les sonneries d’alarme, avaient retenti depuis fort longtemps, attirant l’attention des dirigeants du monde, les politiques en l’occurrence, pour prendre conscience des dangers qui guettent notre planète.

       Dans ce contexte le rapport Bariloche, résultat de recherches pionnières réalisées dans les années 70 par une équipe dirigée par le géologue autrichien Hermann Kahn, avait conclu que la Terre, notre biotope à tous, s’acheminerait vers une asphyxie planétaire à l’Horizon 2064.

       La démarche consistait à introduire des données statistiques, économiques, démographiques, industrielles, sanitaires, environnementales, portant sur l’état des lieux à l’époque et en conjuguant les tendances futures sur la base des rythmes et taux de croissances des principales  variables. Le tout à travers un modèle mathématique sur ordinateurs interposés. La revue « Sciences & Vie », au milieu des années 70, avait publié un dossier avec des extraits de ce rapport mentionnant les principales conclusions. Le rapport Bariloche avait montré aussi qu’en fixant d’avance l’année 2064, tout en modifiant les données sur la base d’une activité industrielle moins destructrice pour l’environnement, et des relations internationales plus solidaires, se résumant en une aide à hauteur de 1% du PIB des pays riches envers les pays pauvres, notre planète serait dans un état meilleur que celui dans lequel elle se trouvait au milieu des années 70.

       Malheureusement ce cri d’alarme émanant d’une équipe scientifique avérée et avertie, n’a trouvé aucun écho auprès des décideurs politiques de l’époque et leurs successeurs. C’est tout récemment que le réchauffement climatique a été reconnu par l’ensemble des pays du monde, y compris les USA, comme la résultante de l’œuvre humaine, et que l’Homme en assume la totale responsabilité. Cette volte-face s’est opérée après l’émergence d’un consensus au sein de la communauté scientifique qui a mis en évidence la responsabilité de l’Homme dans la dégradation de l’environnement.

       Ce changement au niveau de la conscience des décideurs politiques n’a pas encore permis une percée multilatérale tangible en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais des avancées notables ont été réalisées, surtout après le vote d’un accord au Parlement européen sur un plan d’action représentant un paquet de mesures sur l’énergie et le climat. L’objectif comme l’a souligné le ministre français de l’Environnement Jean Louis Borloo, dont le pays préside l’UE jusqu’à fin décembre 2008, est de mettre le cap sur Copenhague, lieu de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, dans le but d’arracher un accord mondial. Dans ce contexte l’UPM a retenu comme priorité la question de l’environnement pour asseoir un programme ambitieux de développement durable dans l’ensemble de la Méditerranée, qui compte 800 millions d’habitants, et qui concentre 30% du fret maritime mondial et 25% du trafic des hydrocarbures.

       Cette dynamique tardive n’est pas totalement rassurante, car entre-temps les dégâts dont pâtit l’écosystème sont énormes. La fonte des glaces de l’Arctique, qui a atteint des niveaux sans précédent, en est un indicateur de la dégradation de notre écosystème, notamment sous l’effet nuisible des gaz à effet de serre. L’indifférence des USA, pourtant premier pays pollueur, et qui sont restées en dehors de l’accord de Kyoto, constitue une autre preuve du niveau d’insouciance de l’espèce humaine, face aux risques et dangers qui hantent notre planète Terre. Ceci nous amène à estimer que des extra-terrestres, dont la manifestation dans nos cieux a été mise en évidence, si on croit les ufologues, à multiples reprises, pourraient entrer en ligne pour sauver notre globe d’une asphyxie planétaire probable, vu la frilosité de la réponse et réactions des habitants de la Terre. Sachant que les OVNI ne pourraient provenir que des civilisations extra-terrestres, techniquement supérieures à nous, il ne serait pas exclu qu’ils interviendraient d’une manière sensée, en nous aidant à résoudre des problèmes techniques en nous transférant certaines de leurs connaissances scientifiques, et peut être aussi en nous exhortant sous la contrainte à reconsidérer rapidement et efficacement notre approche du développement durable !

       Thameur MAATOUG

Sport : au-delà d’une annulation

       La rencontre CA-EST de Hand-ball, samedi en fin d’après-midi, dans le cadre du tournoi de la FTHB, n’a finalement pas eu lieu.
      
       Au lieu d’un moment de plaisir –le sport étant avant tout un spectacle-, on a eu droit, au contraire, à un véritable bras de fer entre dirigeants espérantistes et clubistes au sujet de la présence, dans la formation clubiste, d’un jeune croate qui a été déjà aligné, dans le cadre du même tournoi, face aux équipes de Mahdia et de l’Etoile Sportive du Sahel.

       Argument avancé du côté espérantiste : la situation de la nouvelle recrue n’étant pas encore en règle, il n’est pas question qu’elle soit alignée contre les « sang et or ». La version clubiste est toute autre : son dossier étant déjà sur le bureau de la fédération pour que son transfert soit officialisé, son alignement, moyennant la présentation d’une pièce d’identité, en l’occurrence son passeport, est possible et n’enfreint pas aux règlements.

       Notre propos n’est pas de trancher. Face aux interminables discussions qui se sont engagées entre responsables de deux clubs, le reporter de Canal 21 sur place a eu d’ailleurs le réflexe d’inviter deux représentants des deux clubs et un membre de la Fédération à s’expliquer. Usant d’un langage plus ou moins diplomatique, ils n’ont pas réussi à convaincre et c’est sur une impression de « oui mais » qu’ils ont laissé les téléspectateurs.

       Joueurs clubistes et espérantistes ont dû finalement rejoindre les vestiaires, après une bonne séance d’échauffement

       Si les règlements, au niveau fédéral, étaient clairs et précis, ne souffrant pas la moindre équivoque, cet incident, apparemment inédit, n’aurait pas eu lieu. On les aurait appliqués et le coup d’envoi de la rencontre n’aurait pas tardé à être donné. Son annulation n’en incite pas moins à une autre réflexion : le professionnalisme n’est pas seulement l’accès à un nouveau statut, c’est aussi, et surtout, de nouvelles exigences. En clair : la logistique - administrative, cela s’entend- de grands clubs censés montrer la voie aux autres devrait absolument suivre.

       Le passage d’une étape à une autre est synonyme de nouvelles réalités. Et ce qui est valable pour les autres secteurs l’est assurément aussi pour le sport, en général.

                                                                              Moncef BEN AMOR

L’infertilité au Maghreb

        L’infertilité ou la stérilité humaine est l’incapacité de concevoir naturellement, de porter ou d’accoucher un enfant sain. Cependant l’infertilité n’a pas le caractère définitif de la stérilité. En effet l’infertilité correspond à la baisse ou l’absence de capacité à engendrer une descendance alors que la stérilité d’un couple se définit comme l’incapacité définitive à concevoir un enfant. Les causes directes de l’infertilité sont multiples et diverses. On estime qu’un tiers des infertilités sont dues à l’homme, un tiers à la femme, et un tiers à un manque de compatibilité entre les deux partenaires.

       Outre les pathologies organiques, il existe des origines plus rares de l’infertilité. Elles sont génétiques, congénitales, fonctionnelles (absence de spermatogenèse par port de pantalons jeans serrés, par exemple) ou bien accidentelles (détérioration de l’appareil génital suite à un grave traumatisme), voire psychosomatiques ou encore liées à des polluants environnementaux. Depuis peu, les scientifiques s’interrogent sur les dangers du téléphone portable et des ondes qu’il émet.

L’infertilité féminine

       Divers gènes contrôlant la fécondité des femmes sont répertoriés notamment par une étude récente1 qui a listé 348 gènes impliqués dans la fécondité chez la souris femelle, jugée par ses auteurs assez proche des autres mammifères pour être un modèle concernant les fonctions ovariennes. On commence à chercher à comprendre leur fonctionnement, et à les étudier de manière à pouvoir produire des tests de susceptibilité génétique à l’infertilité, et à produire de meilleurs traitements à l’avenir.

       Il faut différencier l’infécondité primaire qui concerne les femmes n’ayant jamais eu de gestation (le terme de gestation désigne le fait de porter un ou plusieurs enfants) de l’infécondité secondaire qui concerne les femmes ayant déjà eu une grossesse, indépendamment de la durée de celle-ci (qu’elle soit parvenue à terme ou pas).

       Aujourd’hui, dans le monde, le pourcentage de couples qui éprouvent des difficultés à avoir des enfants se situe entre 8 et 15 %. Ce taux n’a pas varié depuis plusieurs décennies dans les pays développés mais le nombre de couples faisant appel à une aide médicale pour ce problème a, lui, évolué. Il est vrai que l’infertilité est beaucoup moins taboue qu’elle ne l’a été et qu’il est donc plus facile pour les couples de consulter un spécialiste. D’autre part, le vieillissement des parents est certainement une autre raison qui pousse les couples à faire appel à une assistance médicale à la procréation, l’âge moyen de la mère étant actuellement de 29 ans lors de la première naissance. Or, la fécondité baisse dès l’âge de 24-25 ans et se réduit notablement à compter de 35 ans.

L’infertilité masculine

       Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la fertilité masculine n’a cessé de baisser de façon régulière, une baisse inquiétante dont on connaît pourtant les causes et auxquelles on a les moyens de remédier. La médecine officielle considère cette déficience comme un fait établi et propose de plus en plus de méthodes artificielles de procréation assistée pour les substituer aux fonctions défaillantes de l’homme.

       Une étude2 publiée en 1992 par un groupe de chercheurs danois a montré qu’aujourd’hui les hommes ne produisent, en moyenne, que 40 % du nombre normal de spermatozoïdes de leurs ancêtres. Cette étude a révélé que la moyenne d’une éjaculation est passée de 3,4 ml en 1940 à 2,75 ml en 1990 et qu’au cours de la même période, la concentration spermatique moyenne est passée de 113 millions à 66 millions de spermatozoïdes par millilitre, soit une baisse d’environ 1% par an pendant 50 ans. Sachons que la normalité de la fécondité d’un homme peut être aisément contrôlée de nos jours en fonction d’un certain nombre de critères. Or, bien que ces normes soient assez larges pour englober le maximum de mâles, 1 couple sur 6 d’après les statistiques ne peut concevoir.

       En Tunisie les statistiques officielles révèlent que l’incapacité à concevoir touche actuellement 15% des couples en âge de procréer. Par ailleurs, une récente étude sur les retombées psychologiques de l’infertilité féminine en Tunisie a montré que 89 % des femmes stériles souffrent de troubles anxio-dépressifs. L’enquête réalisée par une équipe de psychiatres a porté sur 105 femmes répondant aux critères d’inclusion qui ont été interrogées par le biais d’un questionnaire comportant outre les caractéristiques générales et psychologiques un bilan psychologique incluant six instruments de mesure de la santé mentale. La mesure de la santé mentale de ces femmes souffrant d’infertilité a permis d’identifier une symptomatologie dépressive dans 46,6% des cas et une symptomatologie anxieuse dans 42,9% des cas. 43,8% des femmes interrogées ont également avoué qu’elles souffrent d’une insatisfaction conjugale. L’enquête a révélé, par ailleurs, que 53,3% des femmes stériles ont une mauvaise capacité d’adaptation psychologique à l’infertilité.  

      S’agissant de l’ampleur du phénomène de la stérilité et sa répartition par sexe, les statistiques montrent une répartition à parts égales entre les femmes et les hommes. D’après les chiffres de la Société Tunisienne de la Fertilité et de la Stérilité, 30% de cas de stérilité enregistrés en Tunisie concernent les hommes contre 30% également pour les femmes. 30% des cas de stérilité ont, par ailleurs, des causes repérées chez les deux partenaires dans le couple et enfin 10% ont des causes indéfinies on parle alors de stérilité inexpliquée. Les causes de la stérilité sont, par ailleurs, très diversifiées. D’après les spécialistes, le tabac demeure le premier facteur de stérilité chez les hommes. Viennent ensuite des maladies infectieuses (les maladies sexuellement transmissibles), le diabète ainsi que les effets liés à la nature des métiers considérés à risque qui nécessitent une longue exposition aux sources de chaleur ou de substances et produits ayant un certain taux de toxicité.

       Par comparaison, l’infertilité touche 15% des couples au Maroc et 13% aux USA. En Algérie quelque 300 mille couples sont stériles soit 7% des couples en âge de procréer, a estimé le président de l’Association nationale des centres de procréation médicalement assistée (PMA). Les hommes y représentent plus des deux tiers, alors qu’auparavant on attribuait les problèmes de stérilité essentiellement à la femme.

      Par ailleurs le manque de procréation est encore mal accepté au Maghreb engendrant des drames sociaux. Ainsi, la stérilité ou l’handicap de l’un des conjoints sont à l’origine de 22,7% des divorces en Tunisie d’après le sociologue tunisien Belaid Oulad Abdallah qui classe la Tunisie au 4è rang mondial des taux de divorce (1 mariage sur 6 se termine par un divorce).

       Heureusement les solutions de substitution existent. La procréation médicalement assistée se pratique très bien chez nous avec des résultats très satisfaisants. Les personnes stériles y ont de plus en plus recours. Entre 1500 et 2000 opérations de fécondation in vitro (FIV) sont effectuées chaque année dans les hôpitaux publics et les laboratoires privés de Tunisie.

       Les centres spécialisés commencent à fleurir un peu partout dans les trois pays de l’Afrique du Nord mais le remboursement des frais y afférents connaît des sorts différents. 

       Les centres PMA (procréation médicalement assistée):

Algérie : 7 centres. Remboursement : Les frais liés aux médicaments sont remboursés mais pas ceux liés au traitement.

Maroc : 16 centres.  Remboursement : Pour l’heure, la PMA au Maroc n’est pas emboursée.

Tunisie : La Tunisie est le pays maghrébin qui a le mieux fait concernant la prise en charge de la PMA. Deux tentatives sont entièrement remboursées.

 

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1-Etude pilotée par Diego Castrillon et Teresa Gallardo du centre médical de l’Université du Texas (sud-ouest des Etats-Unis), publiée en 2007 

2-L’étude menée par Elisabeth Carlsen analysait 61 articles publiés entre 1938 et 1990, concernant un total de 14 947 hommes de tous les continents, quoique majoritairement de pays développés.

                                                                   Mahmoud ANNABI

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