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23.12.2008 par Dr Chitour.
L’infertilité est définie aujourd’hui par la FIGO (fédération internationale de gynéco-obstétrique) comme l’incapacité à concevoir naturellement au bout d’un an de tentatives avec rapports sexuels non protégés.
L’infertilité n’est pas synonyme de stérilité mais traduit une réduction des chances de concevoir un enfant spontanément.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, entre 60 et 80 millions de couples seraient infertiles et un couple sur six aurait besoin d’assistance pour concevoir.
Données épidémiologiques
Au Maghreb, on avance le chiffre de 15% de couples infertiles.
Les études et recherches maghrébines actuelles attestent que la source du probléme peut être chez l’homme (30%), chez la femme (30%) ou chez les deux à la fois (30%). Elle peut être aussi de cause inexpliquée (10%).
Causes de la stérilité
Dans ces pays, les maladies sexuellement transmissibles (MST) constitueraient l’une des causes les plus importantes de stérilité chez l’homme et chez la femme. Parmi les infections les plus redoutables, citons l’infection à Chlamydiae Trachomatis qui passe souvent inaperçue, facilitant ainsi la colonisation des trompes de la femme et pouvant provoquer une fois sur dix une salpingite (infection tubaire).
Chez l’homme, cette infection peut affecter la qualité du sperme et notamment la mobilité des spermatozoïdes. Selon les résultats d’un article paru en 2001 dans la revue European Journal of Contraception and Reproductive Health Care et intitulé « Chlamydiae Trachomatis and Male Fertility in Tunisia » 35% des couples infertiles seraient porteurs de ce germe.
L’autre grand ennemi de la fertilité chez l’homme est représenté par le tabac et si demain les politiques de prix ne changent pas, le pouvoir fécondant risque de « s’envoler en fumée ».
En effet, tabac et infections peuvent entraîner chez l’homme des obstructions du tractus génital (des canaux spermatiques) voire même une diminution de la production des spermatozoïdes par les testicules (oligospermie). Il existe d’autres causes à la stérilité masculine qui sont d’ordre mécanique et qui empêchent le dépôt du sperme dans le vagin. On peut citer les éjaculations rétrogrades qui peuvent être la conséquence d’interventions chirurgicales sur le col de la vessie ou la prostate.
Pour la femme, en dehors des infections, les causes d’infertilité sont représentées surtout par les troubles de l’ovulation, les anomalies anatomiques du tractus génital et l’endométriose.
Les troubles de l’ovulation se caractérisent par une absence totale d’ovulation (anovulation) ou par une ovulation de fréquence faible ou irrégulière et sont dus à des déséquilibres de la sécrétion des hormones de régulation du cycle menstruel.
Les anomalies du tractus génital sont représentées surtout par les obstructions partielles ou totales des trompes et empêchent donc les spermatozoïdes d’atteindre l’ovocyte.
L’endométriose est une maladie qui est caractérisée par le développement de la muqueuse utérine (endomètre) dans des régions où elle devait être absente (sur les ovaires, le rectum, la vessie…). Ces lésions endométriales gêneraient la fonction ovulatoire, et il a été démontré récemment (in vitro) qu’elles diminueraient la mobilité des cils épithéliaux des trompes qui amènent « délicatement l’ovule à la rencontre du spermatozoïde ».
Bilan du couple
Afin de préciser la réalité et les causes de l’infertilité, plusieurs examens sont nécessaires.
Le spermogramme qui consiste en le recueil du sperme, constitue le premier examen à entreprendre. C’est un examen simple et fondamental pour poser le diagnostic d’anomalies du sperme. D’autres examens sont pratiqués chez la femme comme la courbe de LH (Luteining Hormon) urinaire, le dosage de la FSH (Folliculating Stimilating Hormon) au 3ème jour du cycle menstruel. Ces 2 examens sont primordiaux pour l’exploration des troubles de l’ovulation et cela avant de se lancer dans des explorations plus invasives comme l’hystérosalpingographie et l’hystéroscopie.
Options de traitement
Selon le diagnostic établi, les options de traitement seront variables.
Il peut s’agir d’un traitement hormonal visant à stimuler les ovaires pour traiter les troubles ovulatoires. Les médicaments utilisés sont appelés inducteurs de l’ovulation. Ces médicaments présentent des coûts élevés et ne sont pour la plupart pas remboursés.
Dans les atteintes tubaires, le traitement peut s’effectuer au cours d’une hystérographie afin de désobstruer la trompe ou lors de la cœlioscopie.
On recourt à la procréation médicalement assistée (PMA) dans les cas où les traitements précédents n’ont pas abouti.
L’indication des techniques de PMA tient compte également de l’âge de la femme ainsi que de la durée et la cause de l’infertilité.
Ces techniques sont représentées par l’insémination intra-utérine, la fécondation in vitro (FIV) et l’ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde).
Le principe de l’insémination artificielle intra-utérine de sperme consiste à injecter des spermatozoïdes dans la cavité utérine le jour de l’ovulation. Cette technique est précédée d’une stimulation ovarienne et permet de court-circuiter la glaire cervicale et de rapprocher les spermazoides des ovocytes.
Il est à noter que le cadre légal au Maghreb interdit l’insémination avec sperme de donneur conformément aux spécificités religieuses et éthiques de la région.
La FIV a pris une ampleur considérable dans le traitement de la stérilité depuis 1978 année de naissance du premier bébé éprouvette.
Cette technique consiste à reproduire au laboratoire ce qui se passe naturellement dans les trompes : la fécondation et les premières étapes du développement embryonnaire. Cette technique permet notamment de court-circuiter les trompes dans les obstructions tubaires.
Enfin, l’ICSI a été découverte en 1992.Cette technique consiste à injecter directement à l’aide d’une micro-pipette un spermatozoïde dans l’ovule, ce qui augmente les chances d’obtenir des embryons.
L’ICSI est essentiellement indiquée dans les stérilités masculines.
Toutes ces techniques sont disponibles dans les centres de fertilité privés et leur coût est élevé sans garantie de résultat.
Si les années 80 se sont caractérisées par la libéralisation de l’avortement et l’utilisation de la contraception, accordant ainsi au couple le droit de choisir d’avoir ou de ne pas avoir un enfant ; en ce début du troisième millénaire, force est de constater que le dogme « avoir un enfant constitue une transcendance » ne sera jamais éculé.
Dr Chitour S.
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23.12.2008 par Thameur MAATOUG.
Si les effets escomptés du processus Euromed ne sont pas intégralement en phase avec les objectifs recherchés, et que certains observateurs le taxent d’échec, il ne demeure pas moins que les gouvernements des pays des deux rives de la Méditerranée et notamment l’Exécutif européen à Bruxelles, pour ne pas dire Barcelone, futur siège de l’UPM ( Union Pour la Méditerranée ), conscients du retard accusé, ont manifesté leur volonté de donner une nouvelle impulsion à ce processus crucial et ont créé un nouveau cadre pour atteindre l’objectif d’intégration économique entre le Sud de la Méditerranée et l’UE.
Pour sa part, la Tunisie, premier pays à avoir signé en 1995 l’Accord d’Association avec l’UE, avant Israël, le Maroc, l’Egypte, …, s’apprête à franchir une nouvelle étape, celle de la création de Zone de Libre Echange, prévue en 2010, après l’instauration, début janvier 2008, de la libre circulation des biens industriels avec l’UE.
C’est dans ce contexte, que s’inscrit le « Congrès » organisé le 16 décembre à Tunis par le Groupe SDI, sur le thème des « Ressources humaines, Ressources environnementales pour la Croissance et la Compétitivité dans la nouvelle ère de l’Economie ».
Ce groupe italien, qui dispose d’un siège à Tunis, outre ceux de Bruxelles et de Bucarest, a porté son choix sur notre pays pour ses atouts (position géostratégique, stabilité politique, potentiel en ressources humaines, proximité culturelle, …), dans le but de transmettre son modèle basé sur la valorisation des Ressources humaines et des Ressources territoriales en tant que leviers fondamentaux du Développement durable. SDI pense, en organisant ce colloque à Tunis, permettre une confrontation avec les opérateurs locaux pour lesquels elle tend la main dans le but de s’arrimer ensemble dans cette nouvelle ère de l’Economie.
Privilégiant les 3 E, à savoir Education, Environnement et Energie, SDI a réuni, dans un Congrès, une pléiade de Chefs d’entreprise, de Banquiers, de représentants d’organismes publiques et de la Société civile. Cette rencontre a été rehaussée par le concours de l’Ambassade d’Italie, la Délégation de la Commission européenne en Tunisie et de l’UTICA.
Le programme de ce Séminaire, défalqué en deux sessions, a comporté plusieurs conférences, notamment celle qu’a donnée M. Farid Yaker, Administrateur de programme PNUE : UNEP (United Nations Environment Program), intitulée : « Le processus de Marrakech et la stratégie Méditerranéenne de Développement durable. ». une autre intervention portant sur « l’Intégration euro-méditerranéenne vue par l’Europe », a été présentée par son Excellence M. Adrianus Koetsenruijter, Ambassadeur Chef de la Délégation de la C E en Tunisie. Quant au thème abordé par M. Salem Fekih, représentant l’UTICA, il s’intitulait : « Joindre Compétitivité et Développement local durable.
Les participants étaient nombreux et le débat a porté sur des questions aussi cruciales que pertinentes concernant la fiscalité verte, la politique migratoire de l’UE, etc. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans d’autres articles avec plus de détails sur les principaux éléments et volets de cette manifestation économique à connotation écologique.
Thameur MAATOUG
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23.12.2008 par Moncef Ben Amor.
Avec le football, c’est aussi notre bagage linguistique qui s’enrichit avec des mots surtout italiens comme Mercato, Ma viola ou encore le Calcio. Des mots devenus assez coutumiers même pour nos petits qui passent parfois des heures et des heures à suivre des rencontres sur le petit écran.
Qu’est-ce que le Mercato ? C’est une nouvelle opportunité offerte à nos clubs de recruter, s’ils le veulent, de nouveaux talents pour renforcer leurs effectifs ; talents qui se négocient désormais à coup de centaines de millions de nos millimes. Et dire que nos clubs, ou du moins certains d’entre-deux, sont en difficultés !
Mais il est aussi un autre Mercato qui ne dit pas son nom. Il s’agit de ces présentateurs, animateurs, artistes et autres qui ont appris à sauter d’une chaîne à l’autre, tels des joueurs prêts à changer constamment de maillot.
Pour étoffer sa grille hivernale, l’une de nos chaînes publiques a commencé, depuis un certain temps, à nous bombarder de spots annonçant de nouvelles émissions pour bientôt genre « Si vous avec à cœur de.. » ou encore « Nous sommes là pour vous aider » ; émissions dont rivalisent des chaînes françaises et que rien n’indique qu’elles collent tout à fait à nos réalités. De plus, la plupart des vedettes de ces émissions sont des figures déjà bien connues du grand public, à travers une autre chaîne – privée celle-là -, également de chez nous.
Où s’arrête la mobilité ? Où commencent la créativité et le talent ? Attendons voir…
Moncef BEN AMOR
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