Vous parcourez actuellement les archives du blog Blog Institut 3C ETUDES de janvier 2009.
28.1.2009 par Moncef Ben Amor.
![]()
Parce qu’il a brisé le tabou d’une Maison Blanche à laquelle il était pratiquement impensable qu’un non-blanc puisse un jour accéder et parce qu’il est porteur plus d’une charte morale – dont le monde a grandement besoin- que d’un nouvel ordre au sens communément admis du terme, le nouveau président américain sera sans doute suivi, pour un certain temps du moins, dans ses moindres faits et gestes.
Ses premières décisions ont valeur de messages. Elles éclairent sur ses intentions immédiates et futures .Elles sont édifiantes sur la manière dont il entend agir pour : primo, ne pas décevoir tous ceux qui, Noirs et Blancs, Démocrates et Républicains, lui ont fait confiance, en le portant au sommet du pouvoir. Secundo, mettre l’Amérique en harmonie avec elle-même en gommant, peu à peu, cette image de superpuissance arrogante et dominatrice privilégiant l’argument de la force à la force de l’argument qui lui colle désormais à la peau. Concrètement parlant, il s’agit pour lui de remplacer, peu à peu là encore, cette image d’une force brutale par celle d’une force tranquille à même de montrer la voie aux autres, dans le respect de ses propres valeurs et principes.
Barack Obama hérite, il faut bien l’admettre, d’une situation extrêmement difficile, voire tout à fait inédite depuis la seconde guerre mondiale – à l’exception du conflit vietnamien - et il lui faudra beaucoup d’énergie et de tact pour tenir ses promesses. Sa tâche ne s’annonce pas de tout repos. Loin de là. Triomphalement élu, la tentation pourrait être grande chez lui que d’essayer de battre le fer tant qu’il est chaud et d’entrer immédiatement dans le vif du sujet ? On est d’autant plus enclin à le croire que ses atouts sont, à première vue, loin d’être négligeables.
En effet, Le nouveau locataire de la Maison Blanche est assuré, tout d’abord, de ne pas être contrarié par un Congrès qui lui est acquis d’avance, puisque à majorité démocrate. Cela pourrait éviter des batailles inutiles entre la Maison Blanche et le Capitole. Dans l’équipe qu’il a choisie pour gouverner et dont le trait dominant est qu’elle allie «rigueur et pragmatisme», Obama peut compter aussi sur deux figures bien connues de l’establishment politique américain et qui sont censées être bien au fait des arcanes du pouvoir à Washington. Il s’agit du secrétaire à la Défense, Robert Gates, qu’il a confirmé dans son poste – une première dans les annales US- et qui doit planifier le retour, dans les seize mois à venir, des 140.000 soldats américains encore déployés en Irak. Il se pourrait qu’il soit remplacé une fois l’opération achevée. Il y a lieu de citer également Hillary Clinton, son ancienne rivale pour l’investiture démocrate, dont la nomination - sous conditions - à la tête du Département d’Etat a suscité quelques remous. Pour éviter tout conflit d’intérêts, son époux Bill Clinton, ancien chef de l’Exécutif américain, a dû d’ailleurs rendre publique la liste des donateurs de sa fondation. Il s’est également plié à une autre exigence : soumettre à l’appréciation de
Le choix de l’ancienne First Lady, l’une des cent meilleurs avocats aux Etats-Unis, a soulevé, en effet, foule d’interrogations. Obama a-t-il voulu la récompenser pour son précieux soutien lors des primaires démocrates ou cherche-t-il, au contraire, à lui barrer la route de la Maison Blanche pour 2012 ? Hillary Clinton aura-t-elle la haute main sur la diplomatie US ou assistera-t-on à une distribution des rôles, M. Obama se consacrant plutôt aux grands dossiers de politique interne et à leur tête la crise économique qui risque de plonger les USA dans une véritable récession ? Entre la Maison Blanche et le département d’Etat, la frontière sera, on le voit, difficile à délimiter.
Crédité d’un excellent capital de confiance et fort de ces atouts, l’ancien Sénateur de l’Illinois aura, à coup sûr, les coudées franches pour avancer et, si nécessaire, de façon rapide. Le fera-t-il ? La règle ou la tradition veut, tout d’abord, que le président américain se montre généralement assez prudent lors de son premier mandat. Le temps, certes, d’asseoir son pouvoir et de voir plus clair mais aussi de se préparer à un second mandat. Libre de toute contrainte électorale c’est alors, pendant son second mandat, qu’il passe sérieusement aux actes, quitte à susciter polémiques et remous. Mais il est aussi une autre caractéristique du système américain : les lobbies et groupes de pression sont légion et relèvent même d’une véritable culture. Obama s’est engagé à les « museler ». Y parviendra-t-il ? A supposer qu’il réussisse, cela prendra du temps. Troisième écueil, enfin, que le nouveau président américain doit surmonter et qui a trait à ce que l’on pourrait appeler de la sociologie politique : on a toujours miroité aux Américains l’existence d’un ennemi potentiel que les USA se doivent de combattre s’ils veulent prospérer et préserver leur sécurité. C’était le cas pour le communisme avec l’ « empire du mal », une formule chère au Président Ronald Reagan pour désigner l’ex-Union Soviétique. Ce fut le cas ensuite pour le terrorisme, sous la présidence Bush, avec l’ «axe du mal» formé par la Corée du Nord, l’Irak et l’Iran. Comment donner, dès lors, à l’opinion US une image plus positive des ennemis d’hier et la convaincre de la nécessité de leur prêter une oreille plus attentive, plutôt que de leur claquer la porte au nez ?
Pour changer tout un système, en somme, la réussite de l’Administration Obama sera donc tributaire aussi, et peut-être pour l’essentiel, de sa force de pédagogie et d’imagination.
Moncef BEN AMOR
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
28.1.2009 par Moncef Ben Amor.
Dans moins d’un an, l’Afrique vivra au rythme d’un évènement tout à fait exceptionnel : il s’agit de
Les éliminatoires combinées, à l’échelle du Continent, pour ces deux rendez-vous doivent s’achever en novembre prochain. L’Afrique sera représentée au prochain Mondial par six équipes, à savoir celles qui arriveront en tête de leurs groupes (5) respectifs et, bien entendu, l’Afrique du Sud, en sa qualité de pays organisateur. Pour
Sentiment légitime ? Oui si l’on en juge par la prestation tout à fait moyenne, pour ne pas dire médiocre, des représentants africains lors du Mondial allemand de 2006. Ce qui est tout à fait paradoxal d’ailleurs, c’est qu’au lieu de progresser, vus les énormes moyens qui lui ont été consacrés surtout au cours de la dernière décennie, aussi bien au Maghreb qu’ailleurs, le football africain a tendance, au contraire, à régresser d’année en année. A part quelques noms qui font toujours les beaux jours du football européen comme Samuel Eto’o, Michael Essein, Salomon Kalou, Papa Diop ou encore Didier Zokora, de grandes équipes comme le Nigeria, le Cameroun ou
Une belle brochette de professionnels
Le constat est particulièrement vrai pour le Maghreb où les chances de qualification, surtout pour le prochain Mondial, sont jugées assez réduites.
Le Maroc, premier pays africain à disputer une coupe du monde en 1970 et également premier pays africain à franchir, seize ans après, le premier tour (1986), se trouve dans le groupe A. Il aura pour adversaires le Gabon, le Togo et surtout le Cameroun. Ses atouts : un nouveau sélectionneur national, en la personne de Roger Lemerre, un vrai professionnel doublé d’un grand connaisseur du football africain et surtout une belle brochette de professionnels évoluant dans les plus grands clubs européens. A l’image du milieu de terrain de l’Ajax d’Amsterdam, Ismail Aissati, qui a exprimé le désir de porter les couleurs de son pays d’origine et avec lequel Lemerre aurait déjà pris contact, ou encore Nabil Zhar, qui évolue à Liverpool. Ces jeunes professionnels feront-ils parler d’eux en Afrique du Sud comme l’ont fait certains de leurs aînés ? Le souvenir de Larbi Ben Barka, surnommé «larbi-le-surdoué» et qui a porté pendant quinze ans le maillot de
«Le football français décapité»
Reste l’Algérie qui, avec des joueurs talentueux comme Rabah Madjar, Lakhdar Belloumi et bien d’autres, a livré une brillante prestation lors du mondial espagnol (1982) et a failli même se qualifier pour le second tour n’eut été cette douteuse – c’est le moins que l’on puisse dire- rencontre Allemagne-Autriche. Elle se trouve désormais au 64 ème rang du classement de
Le mécontentement du public sportif est d’ailleurs d’autant plus grand dans ce pays que le nom de l’Algérie s’est aussi toujours confondu avec celui de grandes stars du ballon rond. Composée en majorité de joueurs évoluant dans le championnat français, l’équipe du FLN (Front de Libération Nationale) est d’ailleurs née, faut-il le rappeler là encore, en 1958 à Tunis, soit cinq ans avant l’indépendance du pays en 1963. « A dix mois du Mondial 1958, écrit le Monde Diplomatique (août 2008), la nouvelle prend l’allure d’un séisme. Zitouni, meilleur arrière central de la planète, pressenti pour le Real Madrid, et Mahkloufi, l’homme qui « a des yeux derrière la tête », ne feront plus partie de la sélection tricolore. Le football français est décapité. Les supporters français sont cois. Ces joueurs étaient adulés ».
L’Algérie se trouve dans le groupe C avec le Rwanda,
Quelle prestation attendre des uns et des autres ? Que le spectacle, le vrai spectacle, soit, en tout état de cause, au rendez-vous !
Moncef BEN AMOR
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
28.1.2009 par Thameur MAATOUG.
Une agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée à Bonn, le 26 janvier 2009 par une cinquantaine de pays. La conférence inaugurale réunira une centaine de pays, mais cette agence pour laquelle ont milité l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark, ne s’attend pas dans l’immédiat à l’entrée des USA, du Japon, de
Cette initiative tombe à point nommé et constitue l’évènement écologique phare dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique qui risque, si des mesures énergiques ne seront pas prises pour limiter les dégâts causés par les GES (gaz à effet de serre), de compromettre la viabilité sur notre planète Terre, dont la population atteindra neuf milliards d’habitants en 2050. Cette nouvelle structure, devrait apporter une plus-value par rapport à l’AIE, qui en fait n’est que le porte-drapeau des pays industrialisés. Mais aussi du fait que les énergies fossiles n’ont pas d’avenir sur le long terme, au rythme de leur exploitation, et vu leur nocivité. L’Irena est une nécessité pour lancer un mouvement ambitieux dont les objectifs coïncident avec les principes du Développement durable.
L’avenir énergétique plaide en faveur d’une structure ad hoc, a souligné M. Hermann Scheer, député allemand et président de l’Association Eurosolar, lors du deuxième sommet mondial sur «les énergies du futur» d’Abu Dhabi. La fusion nucléaire est hypothétique et “toute énergie nouvelle devra provenir des renouvelables”. Les promoteurs d’Irena veulent aussi jeter des ponts entre le Nord et le Sud en favorisant les transferts de technologie, l’assistance technique et le montage de financements, l’électrification étant une des clés du développement des pays pauvres.
Dans ce sillage le ministre allemand de l’Environnement, a affirmé, qu’au-delà des potentiels des énergies renouvelables en matière d’approvisionnement énergétique et dans la lutte contre le réchauffement climatique, elles offrent des grandes opportunités économiques. En Allemagne où 15% de la consommation d’électricité provient d’énergies renouvelables, quelque 250.000 emplois ont été créés et ce chiffre doublera d’ici 2020. Quant à
De son côté, l’Emirat pétrolier d’Abou Dhabi, maintient son projet de construction d’une ville sans émissions de carbone «Masdar-City», qui devrait voir le jour en 2015 et fonctionner entièrement aux énergies renouvelables, principalement le solaire.
Cette nouvelle dynamique internationale concernant les nouvelles énergies renouvelables, au plan international, devraient inciter
Thameur Maatoug
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
20.1.2009 par Moncef Ben Amor.
La dernière décennie aura été marquée par une succession d’évènements aussi douloureux les uns que les autres et le secteur qui en a le plus souffert est incontestablement le tourisme. La guerre en ex-yougoslave, les attentats du 11 septembre, l’intervention US en Irak, la montée spectaculaire des prix pétroliers et la crise financière qui s’est mue en récession économique ont affecté, à des degrés divers, toutes les destinations touristiques, surtout dans le pourtour méditerranéen.
On a beau évoquer la difficulté du contexte mondial pour expliquer cet état de fait mais est-ce la seule ? N’y a-t-il pas d’autres raisons ? C’est la question à laquelle on a essayé de répondre samedi, 17 janviers, à l’occasion de la seconde rencontre tuniso-allemande sur le tourisme organisée par
Un “quartet” d’atouts
Pour le ministre tunisien du Tourisme, M. Khelil Lajimi, qui intervenait lors de cette rencontre, un plan de reconquête du marché allemand a été concocté par son Département , suit à une mission, début 2008, d’audit et de prospection en Allemagne. Les réservations pour l’été 2009 connaissent, a-t-il dit, un retard inhabituel et si la crise devait perdurer, ce sont les segments famille et tourisme d’affaires qui en pâtiraient le plus. Compte tenu de la nouvelle configuration démographique en Europe, avec une nette tendance au vieillissement de la population, ce sont aussi, selon lui, les seniors qui s’imposeront dans un avenir très proche parmi les principaux acteurs de la croissance touristique
Pour l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, son Excellence Dr.Horst-Wolfram keril, l’infrastructure touristique est là, elle n’est pas à créer. Ce qui manque, ce sont tout simplement des petites retouches. Il faut penser aussi à diversifier l’offre et à améliorer la qualité des services. Il y a un «quartet» d’atouts qu’il faut absolument valoriser, à savoir la mer, le Sahara, la culture et le sport. Il est nécessaire aussi, pense-t-il, de prendre soin de l’environnement, l’écologie étant devenue l’une des composantes du tourisme moderne.
Une discussion s’est ensuite engagée entre opérateurs tunisiens et allemands. A les entendre, beaucoup reste à faire si
La reconquête des ce marché passe, aux dires des représentants allemands, par une action dans trois directions, à commencer par l’image de
Cibler d’autres catégories
L’effort à faire sur ce plan-là renvoie d’ailleurs à une autre action non moins importante, à avoir la publicité ou plus exactement ce qu’il y a lieu de faire, en termes de marketing, pour promouvoir la destination Tunisie «Ce que l’on voit de temps à autre dans les magazines allemands, a souligné un intervenant, n’est pas tout à fait productif. C’est d’ailleurs presque pareil pour toutes les destinations. Ce qu’il faudrait, à mon sens, c’est d’opter pour quelque chose de plus vivant comme des reportages TV sur
Troisième action, enfin : cibler d’autres catégories de la clientèle allemande et ne pas se contenter de celle des revenus moyens, mieux adapter l’offre à la demande et s’inspirer, si nécessaire, des expériences d’autres destinations comme l’Egypte ou
Leurs interlocuteurs tunisiens ont répondu par une sorte de «oui, mais» Ce qu’il faut, a résumé l’un d’eux, c’est «un véritable partenariat qui tient compte des exigences et des contraintes des uns et des autres» et non une «continuelle pression» sur les hôteliers tunisiens pour les amener à réduire davantage leurs tarifs, sachant qu’avec 53 euros la nuitée, vol compris, la destination Tunisie est déjà la moins chère de la zone Méditerranée
Moncef BEN AMOR.
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
20.1.2009 par Thameur MAATOUG.
Avant même le déclenchement de la crise financière, le secteur de l’aéronautique pâtit sous l’effet de la flambée du prix du pétrole qui s’était rapproché du seuil des 150 dollars. Si des compagnies aériennes avaient tout simplement déposé bilan et que d’autres avaient réduit leurs activités en annulant des vols, il se trouve que des fabricants d’avions avaient pris au sérieux l’appréciation du prix du pétrole, et ont envisagé déjà des remèdes pour leur survie. Airbus qui avait annoncé la délocalisation de certaines de ses activités et avait choisi
La filiale tunisienne emploiera 700 salariés à l’horizon
Par ailleurs, Aerolia qui dépend actuellement à 98% de l’avionneur Airbus, tentera de diversifier son portefeuille clients en direction de Boeing, Bombardier et Dassault. Cette stratégie décennale visant 40 à 50% de nouveaux clients, autres qu’Airbus, devrait porter le chiffre d’affaires d’Aerolia à un niveau plus haut, sachant qu’elle projette de réaliser 800 millions d’euros en 2009.
A notre avis, cette stratégie ambitieuse d’Aerolia est intimement liée à l’entrée du site Tunis dans leur système. Ce sont les avantages comparatifs en termes de coûts de revient des sous-ensembles qui seront fabriqués en Tunisie qui permettront aux autres sites historiques en France, non seulement de mieux résister, mais aussi de se développer et augmenter leur production et donc leur chiffre d’affaires, du fait de la diversification des commandes en provenance des autres avionneurs attirés par la compétitivité des prix d’Aerolia.
De plus en plus de grands industriels européens choisissent d’investir en zone dollar qu’en zone euro pour contrer la faiblesse du dollar face à l’euro, ce qu’affirme Ernest-Antoine Seillière, le patron des patrons européens. Rester compétitif devient très compliqué. «La situation est difficile pour les PME, car le moment viendra où elles ne pourront plus réduire les marges» pour rester compétitives, confirme Balbino Prieto, patron du Club des entreprises espagnoles exportatrices.
Pour ces industriels européens, l’envol de l’euro renchérit le coût de leurs produits sur les marchés étrangers, freinant du même coup leurs exportations, avec à terme le risque de perdre des parts de marché. Certains groupes n’hésitent plus à miser sur leurs sites installés en zone dollar, aux États-Unis ou dans des pays à bas coûts. «Le mouvement de délocalisation d’investissements d’entreprises en direction de la zone dollar est en train de s’accélérer», a constaté Yvon Jacob, président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) françaises qui représente 150 000 entreprises et six millions d’emplois directs et indirects.
Les annonces de ce type se sont multipliées dans l’aéronautique. Le français Dassault Aviation veut accroître l’externalisation de la fabrication de ses avions d’affaires Falcon dans des pays à bas coût ou en zone dollar. Et Latecoère va investir 100 millions d’euros pour créer un parc aéronautique en Afrique du Nord, où un millier de salariés du groupe construiront des pièces simples. En décembre, le président de Dassault Aviation et du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), Charles Edelstenne, avait emboîté le pas du président exécutif d’EADS Louis Gallois, qui affirmait que le niveau du dollar était son «principal problème» et que s’installer en zone dollar devenait «le seul moyen».
Nous espérons et nous nous attendons à ce que d’autres entreprises de l’UE, grandes, moyennes ou petites, feront de même car ce genre d’initiatives est bénéfique pour les deux parties, donc rentable sur le plan économique, mais aussi, action nécessaire pour la promotion de la stabilité, de la paix et de la prospérité en Méditerranée.
Thameur MAATOUG
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
16.1.2009 par Thameur MAATOUG.
Les marchés boursiers mondiaux ont connu une année catastrophique avec des pertes dépassant pour la plupart 40%. Aucun continent n’étant épargné par cet effondrement, sur la base de chiffres publiés par l’AFP en date du 31 décembre 2008*. Si la palme de la plus forte baisse revient à Reykjavik, dont l’indice OMX des quinze principales valeurs a perdu 94,4%, sur l’ensemble de l’année, en raison de la tourmente financière qui a secoué l’Islande. Il se trouve que Tunis (dont l’indice TUNINDEX), est l’unique place boursière ayant enregistré un résultat positif soit une hausse de +10,7%.
En effet, le tableau publié par l’AFP recense 57 places boursières réparties sur le continent européen(21), l’Amérique du Nord (05), l’Amérique du Sud (06), des régions du Moyen-Orient et de l’Afrique (11) et enfin l’Asie (14).
En Europe, la plus forte baisse a été enregistrée à Bucarest (indice BET) avec une perte de -70,5%, suivi respectivement de Moscou (indice Micex) avec une perte de -67,2% et de Dublin (IOI) avec une perte de -66,2%. La moyenne des pertes se situant à environ 50% pour les places boursières de Francfort, Londres, Paris, Zurich, Milan, Madrid, Amsterdam, Stockholm, Lisbonne, Bruxelles, Copenhague, Helsinki, Olso, Vienne, Athènes, Budapest et Istanbul (Histogramme I).

Histogramme I : Taux de pertes des principales bourses en Europe
En Amérique du Nord, Le Nasdaq à New York a enregistré la plus forte baisse annuelle, soit -41,5% (Histogramme II).

Histogramme II : Taux de pertes des principales bourses en Amérique du Nord
Quand à l’Amérique du Sud, la place de Lima au Pérou a dévancé - avec une perte de -59,9% - respectivement Buenos Aires, Sao Paulo, Bogota, Santiago et Caracas (Histogramme III).

Histogramme III : Taux de pertes des principales bourses en Amérique du Sud
Pour l’Asie, la palme des pertes revient au Vietnam, avec untaux de 65,9%, suivi de Shanghai, qui a enregistré un taux négatif de 65,4% (Histogramme IV).

Histogramme IV : Taux de pertes des principales bourses en Asie
Alors que dans les régions d’Afrique et du Moyen-Orient, c’est l’Etat de Dubaï qui a été le plus touché avec une perte d’un taux de -72,4%. Cependant, sur l’ensemble des places boursières ici rapportées, seule la Bourse de Tunis dont l’indice est le TUNINDEX, a enregistré un gain de +10,7% (Histogramme V).

Histogramme V : Taux de pertes des principales bourses en Moyen-Orient/Afrique
Cette exception au niveau de la performance boursière, ne relève pas d’une situation économique autarcique, mais au contraire de politique d’ouverture sur le monde et notamment sur l’Europe, principal fournisseur et client de la Tunisie. D’ailleurs, elle a été le premier pays à avoir signé un Accord d’association avec l’UE en 1995, outre son statut de membre dans l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) à partir du 29 mars 1995. Plus encore, la Tunisie a été, au cours de son histoire trois fois millénaire, un pays de brassage ethnique et culturel. Son apport civilisationnel à l’époque de Carthage, à l’époque de l’Africa sous l’empire romain, et avec la pénétration de l’Islam depuis Kairouan, a marqué l’histoire politique, économique, scientifique et culturelle de la Méditerranée.
Cette performance exceptionnelle réalisée par la Tunisie, dans un contexte de crise financière et économique internationale, dénote d’une certaine sagesse qui a pu prémunir notre pays des produits financiers toxiques, d’une part, et prouve que notre tissu entrepreneurial, a maintenu ses réflexes orthodoxes, en restant loin de toute tentation spéculative.
Cette incroyable exception tunisienne, est porteuse d’avenir aussi bien pou la Tunisie que pour l’Europe, et mérite une meilleure mobilisation de moyens notamment financiers tant au niveau miltilatéral, en l’occurence dans le cadre euroméditerranéen, qu’au niveau bilatéral en référence à l’Accord d’association UE-Tunisie.
D’ailleurs, l’annonce récente concernant la signature d’accord entre le Chef de la délégation de l’UE à Tunis, son Excellence M. Adrianus Koetsenruijter et le ministre tunisien du Développement et de la Coopération Internationale, portant sur les subventions d’un montant global de 106 millions d’euros, à titre d’appui pour les secteurs économiques dits stratégiques, est une initiative louable, mais qui ganerait à être renforcée davantage. Le potentiel de la Tunisie et ses performances devraient, de ce fait, être reconsidérées à leur juste titre, car toute étroitesse de vue dans la mobilisation de ressources budgétaires européennes au bénéfice de la Tunisie, représente et représentera un manque à l’économie tunisienne et des services permettant à de nombreux acteurs européens de demeurer compétitifs, de mieux résister à la concurrence internationale et d’accroitre leurs parts de marché. Et on ne peut en dire autant de tout le monde. Pour s’en apercevoir, il suffit de comparer les performances tunisiennes par rapport aux résultats médiocres de la Bulgarie, un nouveau membre de l’UE, qualifié d’ailleurs, de cas désespéré malgré les sommes colossales mobilisées à son égard. A bon entendant!
Thameur MAATOUG
* Tableau des taux de pertes des principales bourses mondiales (Source : AFP)





Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
8.1.2009 par Moncef Ben Amor.
Il fut un temps où le football tunisien avait perdu de son attrait. Certaines rencontres, pour ne pas dire toutes, se déroulaient même devant des gradins pratiquement vides.
Ces dernières années, la tendance s’est fort heureusement inversée et, à l’exception des stades d’El Menzah et de Radès, il est désormais rare que le déplacement de l’un des grands clubs ne s’accompagne d’un problème de vente de billets ou de supporters désabusés, faute de places dans les stades. Le ballon rond a vite retrouvé ses titres de noblesse et ce n’est pas un hasard, dès lors, que le championnat tunisien figure en tête d’un classement pour le Monde arabe et l’Afrique. Classement qu’explique, à priori, la domination de plus en plus nette qu’exercent les clubs tunisiens dans les compétitions africaines (coupes de la Ligue des Champions et de la CAF et super coupe).
La qualité du jeu et la course aux titres - une course dont il n’a failli rester que le nom - font que des foules entières se pressent désormais le dimanche et d’autres jours de la semaine aux portes des stades. Mais il est aussi, à notre avis, deux autres phénomènes qui ont changé carrément la donne. Il s’agit, en premier lieu, de la retransmission en directe par les chaînes satellitaires (Canal 7 et Tunisie 21 pour les matchs de championnat et Hannibal TV pour ceux de la coupe) des rencontres têtes d’affiche de la semaine. En plus de nos compatriotes établis à l‘étranger, ce sont, au fait, des millions de personnes en Europe et ailleurs, parmi lesquelles des gens liés au sport et plus précisément au football, qui ont ainsi la possibilité de voir évoluer de jeunes professionnels, aussi bien tunisiens qu’étrangers et notamment africains.
Second phénomène et non des moindres : la présence de plus en plus affirmée sur les gradins, parmi le public sportif, de recruteurs étrangers venus spécialement pour superviser tel ou tel autre joueur.
Conscients de cet état de fait, les joueurs n’ont plus droit à l’erreur et encore moins au laisser – aller. Ils font désormais tout pour s’attirer les regards, dans l’espoir de décrocher un contrat dans un grand club étranger. Même chose pour nombre de jeunes talents africains, qu’ils soient au Mali, au Togo ou ailleurs. Ils savent que la Tunisie est désormais un passage obligé s’ils veulent s’assurer une belle carrière en Europe ou dans un pays du Golfe. Ils sont d’autant plus tentés par l’ « Eldorado » tunisien que certains de leurs compatriotes y sont déjà et que les conditions dans lesquelles ils évoluent sont loin d’être mauvaises. Dans la première ligue du championnat, les jeunes africains recrutés par les quatre grands clubs – CA, EST, ESS et CSS- touchent en effet, en moyenne, croyons-nous savoir, de quatre à six mille dollars US par mois, sans compter les primes de matchs et de rendement. Dans les clubs de moindre dimension, le salaire mensuel varie de mille à deux mille dollars. Le nigérian Michael Eneramo, qui évolue à l’Espérance Sportive de Tunis et qui est apparemment le mieux payé d’entre eux, toucherait dans les huit mille dollars par mois.
Si l’on sait qu’une ancienne star du Club Sportif Sfaxien d’origine africaine vient d’être cédée à un club qatari pour près de quatre millions et demi de Dinars tunisiens, on imagine aisément que le « marché africain » pourrait constituer, à terme, une aubaine pour les clubs tunisiens.
Moncef BEN AMOR
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
8.1.2009 par Thameur MAATOUG.
Trois décennies nous séparent de l’avènement, à l’horizon 2040, d’une économie post-pétrole. Notre planète et notamment notre région méditerranéenne sont confrontées, sur fond de changement climatique, à des défis d’ordre démographique, écologique, social, … C’est le thème principal de l’intervention de M. Farid Yaker, Administrateur au Programme des Nations Unies pour l’Environnement ( PNUE ), lors du colloque organisé par le Groupe SDI, le 16 décembre à Tunis.
Au cours de sa conférence, intitulée « Consommation et Production Durables dans l’aire méditerranéenne : Défis et Réponses institutionnelles », le représentant de cette agence spécialisée de l’ONU, a décrit l’état des lieux -statistiques à l’appui- de notre planète, mais surtout de la région méditerranéenne, ainsi que des prospectives, tout en attirant l’attention des participants sur la gravité des problèmes et l’acuité des défis. D’abords il a insisté sur le boom démographique qui est entrain de s’opérer, indiquant que la population mondiale passera de 6,5 milliards d’habitants (chiffre de 2005) à 9 milliards en 2050. Une augmentation de près de 50% soit 3 milliards d’individus en cinquante ans. Cela augmentera la pression sur les ressources naturelles du fait de l’accélération du développement.
D’ailleurs, la situation actuelle est déjà catastrophique avec 1,2 milliard d’êtres humains qui vivent avec moins d’un dollar par jour, un milliard de personnes sans eau potable, deux milliards non raccordés à un réseau d’assainissement et 2,5 milliards sans électricité. Les déséquilibres paraissent encore plus évidents quand on sait que 20% de la population mondiale vivant dans les pays riches s’accaparent 87% des richesses du globe.
Quant au pourtour méditerranéen, le taux d’urbanisation moyen, qui est de 64.3%, passera à 72.4% en 2025. Cette accélération de l’urbanisation dans les agglomérations de la rive Sud de la Méditerranée, dopera davantage la demande en logements et les besoins en infrastructures urbaines, amplifiera l’étalement périphérique en dépit des terres agricoles, qui disparaissent et sont touchées par la salinisation. 80% de la rive Sud constitue des zones arides touchées par la désertification dont les conséquences sont de plus en plus accentuées sous l’effet et impact du changement climatique.
La raréfaction des ressources en eau et leur dégradation, la prolifération de la pollution, avec notamment l’augmentation rapide des déchets, influencent négativement la santé et le cadre de vie. Le littoral et la mer subissent eux aussi ces bouleversements au niveau de l’érosion, de l’artificialisation des côtes, et de la diminution des ressources halieutiques.
La vulnérabilité de cette région se mesure également en fonction de la multiplication des catastrophes naturelles (séismes – incendies – coulées de boue – sécheresses -…), ainsi qu’avec le recul de la biodiversité où des milliers d’espèces sont menacées.
En termes chiffrés, la pression environnementale au cours des vingt prochaines années sur les régions côtières en Méditerranée s’accentuera, du fait du tourisme avec 137 millions de visiteurs supplémentaires, du fait du dédoublement du volume des transports, et du fait des 33 millions de demandeurs de logements supplémentaires.
Pour éviter les risques que court la région, représentant un coût de 3 à 5% du PIB, la Méditerranée devrait renoncer aux modes de production et de consommation peu soucieux de la préservation de l’environnement, dans le but de garder ses atouts basés principalement sur l’agriculture et le tourisme. Même si actuellement la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce, représentent 90% de la production des déchets et 70% des émissions de gaz à effet de serre (GES), il n’en demeure pas moins que le Sud de la Méditerranée, connaîtra un doublement de la consommation électrique et un triplement de la production des déchets à l’horizon 2005.
Ce constat a amené les décideurs au niveau multilatéral, régional et national à mettre au point des plans pour accélérer le passage à des modes de production et de consommation durables afin d’éviter l’aggravation de la pauvreté et les déséquilibres sociaux. C’est dans ce contexte qu’est né le « Processus de Marrakesh ». Ce cadre vise le découplage de la croissance économique et la dégradation de l’environnement en favorisant de nouveaux modes de consommation et de production respectueux du biotope et de la biocénose. Parmi les secteurs prépondérants dans cette approche, celui de l’énergie avec notamment l’encouragement de la production de l’électricité à partir des sources renouvelables. Nous en reviendrons dans un prochain article hors le cadre de cette conférence sur l’avenir des centrales photovoltaïques.
Thameur MAATOUG
Posté dans Actualité | 1 commentaire »
7.1.2009 par Moncef Ben Amor.
• Le dumping et le commerce parallèle en point de mire
Une année s’achève, une autre commence. La fièvre est certes retombée mais la crise est toujours là qui menace des pans entiers de l’économie mondiale.
Pour en atténuer l’impact, le gouvernement tunisien a arrêté le 23 décembre dernier un ensemble de mesures de soutien aux entreprises partiellement ou totalement exportatrices, dont notamment celles opérant dans les secteurs de la production mécanique et électrique et du Textile habillement, qui ont commencé à pâtir d’une baisse de la demande sur les marchés extérieurs. Depuis, trois ministres, en l’occurrence ceux du Développement et de la Coopération Internationale, des Finances et du Commerce et de l’Artisanat, se sont relayés sur la chaîne publique « Canal 7 », à une heure de grande audience, pour expliciter ces mesures et inciter les opérateurs économiques à faire preuve d’imagination et de sens de l’initiative pour surmonter leurs difficultés.
Dernier à intervenir dans ce sens, le ministre du Commerce et de l’Artisanat, M. Ridha Touiti, a souligné lundi soir, 5 janvier, que l’impact de la crise reste relativement faible en ce sens que malgré une baisse de la demande sur les marchés extérieurs dans des secteurs comme celui de l’automobile, les exportations de produits mécaniques et électriques ont enregistré en 2008 une augmentation de l’ordre de 20%. En matière de textile habillement, le niveau des exportations s’est maintenu, quant à lui, à celui de 2007.
La bonne tenue du commerce extérieur, en dépit du haut degré d’ouverture de l’économie tunisienne sur l’extérieur, s’explique, selon lui, tout autant par la large gamme de produits exportables –notamment agricoles et industriels- que par la diversité des marchés sur lesquels sont écoulés ces produits. Le pays compte près de 6500 entreprises partiellement ou totalement exportatrices qui garantissent, au-delà de leur aspect purement économique, 250.000 emplois, a-t-il aussi indiqué, comme pour mieux souligner la portée, sociale celle-là, de ces mesures.
Le ministre a d’autre part annoncé un renforcement des moyens financiers et humains du Foprodex et du Famex, deux mécanismes de conseil et de soutien aux entreprises exportatrices, et la création dans le port de Radès – le plus important du pays- d’une zone logistique d’une cinquantaine d’hectares. Les délais d’expédition et de levée des marchandises dans les ports seront davantage réduits, ainsi d’ailleurs que les formalités administratives. Selon des données fournies par le ministre, les délais d’attente pour la levée des marchandises et d’accomplissement des formalités douanières sont actuellement respectivement de six et un jour.
M. Touiti a par ailleurs indiqué que l’adhésion de la Tunisie à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ou encore à des zones de libre échange avec l’Union Européenne et de pays maghrébins voisins comme l’Algérie et la Libye, n’interdit pas de sévir contre toutes les forces de dumping et que la poursuite, voire l’accélération du programme de mise à niveau du commerce intérieur est le meilleur moyen de lutter contre le commerce parallèle qui est aussi, a-t-il souligné au passage, l’affaire du consommateur lui-même.
Moncef BEN AMOR
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »
6.1.2009 par Thameur MAATOUG.
Jamel Ghanouchi se recueille, depuis 1991, dans le temple des Lettres et des Nombres. Notre écrivain talentueux, avec ses vingt deux titres, dont « La solitude du mathématicien », s’est créé peu à peu un monde à lui, où l’auteur privilégie la communication, avec les autres, à travers ses écrits. D’abords, il a montré à plusieurs reprises les liens qui existent entre les lettres et les nombres, donc entre les mots et les nombres, où ces derniers sont capables d’exprimer tout. Ensuite il a voulu défendre l’idée et transmettre à tous, que tout est nombre. D’une manière pratique, et à l’ère du numérique, où le qualitatif aussi bien que le quantitatif sont exprimés quasi-intégralement dans le système de congruence binaire, rejoint et corrobore cette approche. En réalité, Jamel Ghanouchi érige un nouveau soufisme mathématique voire numérique, qui au delà de l’expression, il définit les relations. Il s’agit d’une quête mystique de l’originel et une forme de contestation du réel. Il voit le monde comme une équation générale pleine de secrets, et qui pose plusieurs problèmes, dont l’élucidation permettra de comprendre le fonctionnement de toute chose. Cette conviction a poussé notre auteur à y verser pour contribuer à l’effort de recherche en sciences mathématiques, mais pour percer l’énigme, sa démarche a pris comme point de départ l’équation générale diophantienne :
X1n1 + X2n2 + ……+ Xini = Yn
Un exemple de cette équation pour l’ordre 2, donne l’équation suivante :
X12 + +X22 = Y2
Cette équation particulière admet une solution avec
X1 = 3 ; X2 = 4 et Y = 5
Mais c’est autour du mathématicien Fermat que des équations plus complexes que la précédente ont été explorées, notamment l’équation suivante :
X1n + X2n = Yn où n > 2
Fermat a énoncé un théorème, affirmant que cette équation n’admet généralement pas de solutions, poussant ainsi d’autres à essayer de démontrer ce théorème. L’une des dernières démonstrations était l’œuvre de Jamel Ghanouchi, parue dans « Asian Journal of Algebra ».C’est à travers un recours aux nombres complexes, d’une part, et à la récurrence, de l’autre, que l’auteur a pu mettre en évidence et vérifier le théorème de Fermat.
En s’inscrivant dans la quête de David Hilbert, de Poincaré, de Matiasevic, et en poussant davantage ses recherches, Jamel Ghanouchi vient de démontrer également, qu’il est impossible de construire un algorithme pour prévenir des solutions pour des cas particuliers de l’équation générale diophantienne.
Mais au delà de l’intérêt scientifique de ces démonstrations, le cas de Jamel Ghanouchi nous interpelle et nous annonce une forme de « socialisation » entre le nombre et l’Homme en nous donnant un avant-goût d’un scénario futur des relations « humaines » à l’ère du numérique. L’essentiel de la communication, dans ce nouveau monde, et le type de relations entre les êtres humains, prennent la forme numérique. Le nombre devient ainsi le centre de la civilisation. Il est donc judicieux d’accorder à la science des nombres la place qui devrait lui revenir en approfondissant perpétuellement la recherche sur les nombres. En fait le virtuel ne cesse de se développer d’une manière vertigineuse. Il permet à l’aide de logiciels et de capteurs de transmettre les odeurs, la chaleur, …, de simuler un exercice de natation, de conduite d’une voiture, ou même de naviguer virtuellement à bord d’un avion. Mais il est légitime de se demander s’il s’agit d’un progrès ou d’une dénaturation?
Thameur MAATOUG
Posté dans Actualité | Aucun commentaire »