Une agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée à Bonn, le 26 janvier 2009 par une cinquantaine de pays. La conférence inaugurale réunira une centaine de pays, mais cette agence pour laquelle ont milité l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark, ne s’attend pas dans l’immédiat à l’entrée des USA, du Japon, de
Cette initiative tombe à point nommé et constitue l’évènement écologique phare dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique qui risque, si des mesures énergiques ne seront pas prises pour limiter les dégâts causés par les GES (gaz à effet de serre), de compromettre la viabilité sur notre planète Terre, dont la population atteindra neuf milliards d’habitants en 2050. Cette nouvelle structure, devrait apporter une plus-value par rapport à l’AIE, qui en fait n’est que le porte-drapeau des pays industrialisés. Mais aussi du fait que les énergies fossiles n’ont pas d’avenir sur le long terme, au rythme de leur exploitation, et vu leur nocivité. L’Irena est une nécessité pour lancer un mouvement ambitieux dont les objectifs coïncident avec les principes du Développement durable.
L’avenir énergétique plaide en faveur d’une structure ad hoc, a souligné M. Hermann Scheer, député allemand et président de l’Association Eurosolar, lors du deuxième sommet mondial sur «les énergies du futur» d’Abu Dhabi. La fusion nucléaire est hypothétique et “toute énergie nouvelle devra provenir des renouvelables”. Les promoteurs d’Irena veulent aussi jeter des ponts entre le Nord et le Sud en favorisant les transferts de technologie, l’assistance technique et le montage de financements, l’électrification étant une des clés du développement des pays pauvres.
Dans ce sillage le ministre allemand de l’Environnement, a affirmé, qu’au-delà des potentiels des énergies renouvelables en matière d’approvisionnement énergétique et dans la lutte contre le réchauffement climatique, elles offrent des grandes opportunités économiques. En Allemagne où 15% de la consommation d’électricité provient d’énergies renouvelables, quelque 250.000 emplois ont été créés et ce chiffre doublera d’ici 2020. Quant à
De son côté, l’Emirat pétrolier d’Abou Dhabi, maintient son projet de construction d’une ville sans émissions de carbone «Masdar-City», qui devrait voir le jour en 2015 et fonctionner entièrement aux énergies renouvelables, principalement le solaire.
Cette nouvelle dynamique internationale concernant les nouvelles énergies renouvelables, au plan international, devraient inciter
Thameur Maatoug