Archive pour février 2009

Marché de l’auto : le miracle chinois !

L’économie mondiale s’enfonce-t-elle dans ce que les économistes appellent la déflation, c’est - à -dire une période au cours de laquelle des secteurs entiers de l’économie commencent à s’effondrer les uns après les autres ?
On est d’autant plus enclins à le croire que la fameuse crise des subprimes aux USA n’aura été, en fin de compte, que le point de départ. En quoi elle consistait exactement ? Un nombre considérable d’Américains qui n’avaient pour seule garantie que leurs logements ont pu contracter des crédits bancaires. En tant que biens immobiliers, ces logements avaient de la valeur. Puis, ils ont commencé à perdre peu à peu de la valeur, mettant ainsi leurs propriétaires dans la difficulté, voire l’impossibilité d’honorer leurs dettes. Résultat : ce ne sont pas seulement des milliers de familles qui se retrouvées soudain dans la rue mais aussi, et surtout, des centaines de milliards de dollars que les banques n’étaient plus en mesure de récupérer. La crise de l’immobilier aux Etats-Unis s’est d’ailleurs vite étendue à l’Europe et notamment à l’Espagne où le gouvernement a dû racheter des centaines de milliers d’appartements pour éviter la faillite de sociétés immobilières.
La difficulté aussi bien pour les ménages que pour les constructeurs automobiles d’obtenir de nouveaux crédits bancaires, en raison de la crise financière s’est traduite, à son tour, par une crise du marché de l’auto. Pour janvier dernier et à l’exception de la Chine, les chiffres étaient en effet à la baisse, aussi bien pour la production que pour les ventes. Et c’est au Japon que cette baisse a été la plus sensible. Selon le quotidien Le Monde, la production y a chuté de 41 % et les exportations de 59,1 % Les ventes de voitures japonaises sur le marché américain ont chuté, elles aussi, de 76,5 %.
En Europe, les chiffres sont également à la baisse. Durant le même mois, les ventes de véhicules neufs en Allemagne, premier marché européen de l’automobile, ont chuté, selon le site « Le JDD. Fr. » de 14 %. Pour la France et l’Espagne, l’agence Reuters avance les chiffres respectivement de 7,9 et 41,6 %.
Paradoxalement, c’est la Chine qui s’impose désormais comme le numéro un mondial de la construction automobile. Selon des chiffres officiels cités par le quotidien français, la production s’est établie à 695000 unités –voitures et camions- en janvier. Les ventes ont atteint, quant à elles, un niveau un peu plus élevé, soit 735.000 unités
Comme quoi, la crise ne fait pas que des malheureux. !

Moncef BEN AMOR

La norme européenne est-elle suffisante ?

Pas tout à fait si l’on en croit le magazine automobile britannique Autocar.
Avec six pneus de même dimension mais de marques différentes (un Continental et cinq autres de fabrication chinoise et thaïlandaise), l’on a procédé, en effet, à des tests de freinage avec une voiture Golf. Résultat : les pneus d’origine asiatique et qui sont 20 à 30 % moins chers que leur concurrent européen se sont avérés dangereux sous la pluie
Ces pneus répondaient pourtant à la norme européenne en matière de sécurité routière.
Moncef BEN AMOR

Crise économique : des risques de guerre civile ?

Pour certains experts, la crise financière et économique qui secoue actuellement le monde ressemble fort bien à un tsunami. Ce qui s’est déjà produit, affirment-ils, n’est que l’onde de choc. Le plus grave reste à venir : c’est la vague. Elle aura lieu un jour ou l’autre et fort probablement au cours du dernier trimestre de l’année en cours.
Dans son édition du 26 février et sous le titre « Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à quitter votre région », la quotidien français Le Monde reprend, en effet, de larges extraits du dernier bulletin des experts du LEAP/ Europe 2020 où ces derniers mettent sérieusement en garde contre une phase de « dislocation géopolitique mondiale » vers la fin 2009.
« Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP cité par le quotidien parisien, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible ».
Se référant aux mêmes experts, le Monde ajoute que « les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible » et que « la crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique Latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques ».
Selon les experts du LEAP, des fuites de populations ont déjà lieu des Etats-Unis vers l’Europe où, selon eux, « la dangerosité physique directe restera marginale ».

Moncef BEN AMOR



En quelques lignes

Centenaire de Chebbi

Poète de la liberté, de l’amour et de la résistance, Aboulkacem Chebbi est né le 24 février 1909 dans la petite localité de Chebba, dans la région de Tozeur. Il est mort 25 ans après, soit le 9 octobre 1934 à Tunis, des suites d’une grave maladie.
Son itinéraire s’est confondu avec une étape assez particulière de l’histoire de la Tunisie : celle qui a vu germer le mouvement pour la libération nationale. L’œuvre de celui à qui l’on doit l’hymne national tunisien est bien connue dans le Monde arabe et même au-delà. Certains de ses poèmes ont été traduits dans une quinzaine de langues dont le français, l’anglais et l’espagnol. Ils ont été également interprétés par de grands noms de la chanson arabe, aussi bien au Maghreb qu’au Machreq.
Poète doublé d’un grand penseur et écrivain, malgré son jeune âge, il avait suscité des polémiques suite à une conférence donnée le 1er février 1929 à la Khouldounia sur « L’imagination poétique chez les Arabes ».
Les festivités du centenaire de sa mort viennent de démarrer à Tozeur. Elles se poursuivront jusqu’en octobre prochain.

Salon médical tuniso-libyen

Un salon –le premier du genre- offrant un vaste panorama sur les produits pharmaceutiques et les prestations médicales offertes en Tunisie vient de se tenir à Tripoli. On sait qu’un grand nombre de ressortissants libyens, souvent accompagnés de leurs familles, viennent se soigner tous les jours en Tunisie
Au-delà des centres de soins publics, hôpitaux et autres, la Tunisie compte près de 75 cliniques privées réparties sur l’ensemble du territoire.

Microsoft choisit Gafsa

Pour le lancement d’un nouveau programme baptisé « BizSpark », le géant américain de l’informatique a choisi la Tunisie et plus précisément la ville de Gafsa. Traduisons : il s’agit de la création de logiciels et la conception du web. Le choix de la Tunisie s’explique, a fait valoir une représentante de Microsoft, par l’existence de centres d’affaires, de pépinières d’entreprises et de pôles technologiques. Le programme s’adresse en particulier aux entreprises nouvellement créées et aux jeunes promoteurs dans le domaine de l’informatique.
Sur les 350.000 étudiants que comptent, à l’heure actuelle, les universités tunisiennes, 50.000 d’entre-eux sont inscrits dans des filières liées directement à l’informatique et l’Université de Gafsa a promis, d’ores et déjà, dans le cadre de ce programme, de leur prêter, si nécessaire, main forte.

Moncef BEN AMOR

L’effet psychologique de la crise s’estompe ?

La consommation des ménages rebondit en janvier, elle vient d’enregistrer une hausse de 1.8%, dopée par les soldes d’hiver et de l’augmentation des achats d’automobiles, et d’une manière plus générale, la consommation en produits manufacturés. Cette hausse annoncée par l’Insee pour le mois de janvier, après une baisse de 0.9% en décembre 2008, montre que l’effet psychologique de la crise mondiale s’est estompé d’une part, et que les consommateurs français réagissent désormais rationnellement en fonction de leurs besoins et en fonction des ristournes relatives aux soldes d’hiver. Cette tendance haussière touche aussi le commerce de détail, où les dépenses ont enregistré une augmentation de 2% (après -1.8% en décembre).

Plus encore, C’est la consommation en biens durables qui a connu une nette appréciation de +2,7% (après -0,8% en décembre) et ce, sous l’effet de la hausse des dépenses en biens d’équipement du logement (+3,0% en janvier après -3,1%) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), toujours d’après l’Insee.

Quant aux dépenses de consommation des ménages en textiles, elles ont connu un fort rebond (+4,7% après -1,1%). Cependant, la hausse constatée au mois de janvier par rapport au mois de décembre, ne permet pas de conclure sur ce que serait la tendance, pour les mois à venir. Mais ce constat a le mérite comme même, de montrer qu’on ne s’enfonce pas dans la crise, côté consommateur, au contraire on fait sortir sa tête de l’eau.

Crise ou pas, les Français restent de bons vivants, ils ne sont pas prêts à se priver de beaux vêtements, de changer de bagnole, et d’investir dans un logement décent. Néanmoins, ils ne sont pas prêts à accepter n’importe quels prix. Les Français étaient au rendez-vous avec le recul de l’inflation de 0,4% résultant d’une nouvelle baisse de l’indice des prix à la consommation. Ils se montrent par ailleurs, critiques face aux augmentations de certains prix à la consommation malgré la stabilité voire la baisse des prix des matières de base, notamment agricoles. Cet écart inintelligible, qui s’accentue entre les prix agricoles et les prix au détail, ne peut être expliqué d’après Olivier Andrault, chargé de mission Agriculture à l’UFC, que par un effet cliquet, qui fait que La grande distribution intègre totalement les hausses de prix, mais très faiblement les baisses.   D’ailleurs et pour remédier à cette situation , les producteurs et les fournisseurs vont pouvoir discuter face à face. Répondant à l’appel de l’UFC-Que Choisir et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), pour faire «toute la lumière sur le processus de formation des prix alimentaires», Luc Chatel a annoncé, jeudi 19 février 2009, qu’il réunira au cours de cette semaine, les distributeurs et les fournisseurs. C’était lors d’une visite dans un Intermarché dans l’Essonne, que le secrétaire d’Etat à la consommation, a ainsi déploré qu’il y ait encore «un certain nombre d’excès. Il y a aujourd’hui quelques fournisseurs qui proposent des augmentations de prix aux distributeurs alors que les matières premières ont baissé.» La rationalité du consommateur français, sa vigilance et ses bons réflexes, ne peuvent qu’aider à réduire ces écarts. La balle se trouve dans le camp de la Grande Distribution.

Thameur MAATOUG

Gaz naturel : la Tunisie dans le club des exportateurs !

Vers la création à Tunis d’une Ecole Supérieure de formation d’ingénieurs spécialisés

Pour son Forum International annuel, l’hebdomadaire Réalités a choisi, cette fois, un thème qui est au cœur même de l’actualité, vu le passage d’une extrêmité à l’autre qu’ont connu, en 2008, les prix pétroliers. De plus de 140 dollars le baril, ils sont tombés, en effet, à 40 dollars et même un peu moins, alors que la demande mondiale n’a subi, sous l’effet de la crise, qu’une baisse somme toute relative. Thème choisi : « quelle stratégie tunisienne pour le secteur pétrolier et gazier : de la prospection à la commercialisation ? »

Ayant eu pour cadre un hôtel de la banlieue Nord de Tunis, le forum a été organisé en collaboration avec le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME et la compagnie OilLibya.

Introduisant les débats, M. Taieb Zahar, Directeur de Réalités, s’est livré à une double interrogation . Primo : vu la nouvelle donne sur le marché mondial, est-ce que les compagnies pétrolières vont continuer à prospecter et si oui, comment faire pour les retenir ? Secundo : le projet de réalisation d’une nouvelle raffinerie à la Skhira sera-t-il maintenu ou non ?

Ce fut ensuite au tour de M. Abdelaziz Rassâa, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, de présenter les grandes lignes de la stratégie tunisienne en matière d’énergie. Des amendements, a-t-il indiqué, ont été introduits dans le Code des Hydrocarbures afin de mettre en place un cadre plus incitatif, garantissant une meilleure dynamique au niveau du secteur de l’énergie et notamment de la prospection des hydrocarbures dans les horizons profonds. Le gaz naturel assure aujourd’hui plus de 40 % des ressources nationales et répond à 45 % de la demande. La période 2005-2008 a été marquée par une vingtaine de nouvelles découvertes et les projets gaziers en cours ou à court terme comme le champ Hasdrubal ou le projet « Gaz du Sud » devraient permettre, a-t-il ajouté, de dégager un excédent et donc, d’ouvrir la voie à l’exportation . Une centaine de communes supplémentaires seront raccordées d’ici à 2011 au réseau national du gaz naturel ; ce qui portera le nombre total d’abonnés à 700.000. M. Rassâa a également annoncé la promulgation de l’amendement de la loi de maîtrise de l’énergie de 2004, en vue d’encourager la réalisation de projets privés appuyant les efforts nationaux en matière d’énergie.

Fuite de cerveaux

Pour M. Khaled Ben Cheikh, Président-directeur général de l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières), la nouvelle donne sur le marché mondial a engendré un départ massif de compétences tunisiennes. D’où la double nécessité d’une part de réfléchir à un nouveau système de rémunérations plus attractif et de l’autre, d’assurer la formation de nouveaux cadres. Sachant, a-t-il expliqué, que les ingénieurs formés dans les Ecoles de Tunis et de Sfax le sont dans la géologie générale et non la géologie pétrolière. Pour être opérationnels, il leur faut une formation complémentaire d’environ dix-huit mois. A cet effet, des contacts, a-t-il révélé, sont en cours avec des partenaires français pour la création à Tunis d’une Ecole Supérieure pour la formation d’ingénieurs spécialisés.

Le secrétaire d’Etat et MM. Mohamed Akrout et Khaled Ben Cheikh, respectivement Directeur Général de l’Energie et PDG de l’ETAP, sont intervenus à plusieurs reprises pour répondre aux interrogations des présents, représentants de compagnies pétrolières, consultants et autres.

Un pipeline Skhira -Gabès

Pour l’année en cours, les prix pétroliers devraient, ont soutenu nombre d’intervenants, se stabiliser autour des 40-45 dollars le baril. Ce n’est qu’à partir de 2010 qu’ils pourraient repartir à la hausse. Au niveau local, les prix des carburants seront désormais sujet à des variations – à la hausse ou à la baisse- une fois tous les trois mois. La production nationale de pétrole atteint, à l’heure actuelle, les 90.000 barils par jour, soit à peu près le même niveau que celui de la Libye et de l’Algérie, si l’on tient compte de l’étendue des territoires de nos deux voisins. Une différence tout de même : en Tunisie, il faut descendre jusqu’à 4500 mètres de profondeur pour trouver du pétrole ou du gaz, alors que la norme est de 4000 et même un peu moins chez nos voisins. Autre détail : les quantités de pétrole raffinées en Tunisie sont conformes à 100 % aux normes européennes. 35 % d’entrer-elles sont d’origine locale et il s’agit principalement de pétrole léger, alors que le reste, soit 65 %, et qui est constitué essentiellement de pétrole lourd, est importé de Libye

En matière de gaz naturel et avec la mise en exploitation, à compter de juillet prochain, du champ d’Hasdrubal, la Tunisie deviendra, peu à peu, excédentaire. Comment et vers qui exporter notre excèdent de gaz naturel ? Un pipeline doit relier la Skhira au port de Gabès et nous sommes en pourparlers avec des partenaires italiens et autres, a dit le premier responsable de l’ETAP, pour voir comment nous positionner sur le marché européen

Dernier point, enfin, soulevé, quoique de façon sommaire, lors de ce forum : si l’importation et la commercialisation du kérosène sont déjà libres, il n’en sera pas de même, à brève échéance du moins, pour les autres produits énergétiques.

Moncef BEN AMOR

La cigarette tue 1 Tunisien par heure et ne dort que 3 heures par nuit !

Tout le monde connaît les méfaits du tabac. Une fois que l’on s’habitue à la cigarette, il devient cependant extrêmement difficile, voire impossible de s’en débarrasser. A moins de faire partie de cette catégorie privilégiée de gens que la providence a dotés d’une volonté d’acier.

Derniers chiffres en date : selon le Dr. Mourad Zarrouk, responsable du service d’aide au sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahmane Mémi de l’Ariana, la cigarette tue en moyenne 7500 personnes par an en Tunisie, soit une vingtaine de victimes par jour. Un homme sur deux fume et la proportion chez les femmes est de une pour dix. Chez les jeunes de 12 à 20 ans, le pourcentage atteint les 55 %. Président du comité de lutte contre le tabac, le Dr. Lotfi Khayat avance à peu près les mêmes chiffres. 61 % des Tunisiens âgés de plus de 25 ans sont, selon lui, des fumeurs dont 5 % de femmes. Quels effets sur la santé ? 90 % des cancers bronchiques sont dus, révèle une étude, à la fumée du tabac. Attaques cérébrales et hémorragies sont également, toujours selon la même étude, dix fois plus fréquentes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Une enquête réalisée par la médecine scolaire et universitaire montre, quant à elle, que 80 % des élèves des classes terminales fument et que 20 % des collégiens (entre 12 et 15 ans) sont également des fumeurs. Côté matériel, enfin : le Tunisien consacre en moyenne 5 % de son revenu au tabac.

Au niveau mondial, le nombre de fumeurs est estimé, selon le même responsable, à 1,3 milliard d’âmes. Cinq millions d’entre-eux meurent chaque année. Au cours du XX ème siècle, le tabac a fait 100 millions de victimes dans le monde, soit un chiffre nettement plus élevé que celui des deux guerres mondiales réunies. Pour le nouveau siècle et si rien n’est fait pour combattre sérieusement le fléau, le nombre de victimes de la cigarette pourrait atteindre le chiffre fatidique d’un milliard d’êtres humains. Une vraie catastrophe, en somme !

D’où la décision du Président de la République de placer 2009 ous le signe d’année de la lutte contre le tabagisme. Une commission nationale a été constituée à cet effet. Elle a déjà arrêté une stratégie d’action à quatre étages : préventif, éducatif, sanitaire et répressif. La loi interdisant de fumer dans les lieux publics sera également appliquée avec plus de fermeté, sachant que 1400 contrevenants ont été verbalisés en 2008.

Moncef BEN AMOR

De grâce, ne fermez pas Guantanamo !

Guantanamo doit rester ouvert, il serait vraiment dommage de fermer une si jolie bâtisse. L’hôtel, n’est plus vraiment à la mode, mais avouez qu’il demeure drôlement exotique !

Si les locataires de ce « cinq étoiles » de l’île « paradisiaque » cubaine, sont essentiellement des Saoudiens,  des membres présumés d’Al Qaïda, et d’autres, tardivement reconnus comme innocents, force est de reconnaître que la fréquentation est assez internationale. Il est impensable de ne pas offrir à d’autres méritants un séjour aussi agréable, all inclusive et tout à fait gratuit de surcroît. Même le voyage est pris en charge, avec des vols tout à fait discrets, car les locataires sont de vrais VIP.

Ils ont droit à un traitement privilégié en adéquation avec leurs qualités. Si pour des questions de compatibilité avec l’environnement paradisiaque, le Palace n’a pas été climatisé ; les ingénieurs en charge ayant considéré que cela était superflu, les locataires ont le loisir de se faire assister totalement pour prendre des douches glacées souvent accompagnées par une immersion de la tête dans l’eau. Les concepteurs du système se sont inspirés d’un jeu très en vogue dans les lycées européens et américains; ne pas respirer pendant un temps suffisamment prolongé pour être proche de l’asphyxie totale. C’est un nouveau genre, entre la balnéothérapie et la thalassothérapie avec en prime un régime amaigrissant que de grands spécialistes de la diète ont spécialement élaboré pour les heureux privilégiés. Il serait donc regrettable de fermer ce temple avant que ses fondateurs n’y séjournent en récompense de la « joie et le bonheur » qu’il ont offerts aux Américains pendant huit années « laborieuses ». C’est très simple, ne peuvent y séjourner que les personnes à l’origine de la mort de 3000 Américains innocents. Mais aujourd’hui, il y en a d’autres qui sont à l’origine de bien plus. La guerre contre l’Irak, a provoqué la mort de plus de 4.200 GI’s  (Américains) dans la fleur de l’âge, tués pour une cause fallacieuse, une guerre déclenchée sur la base d’un mensonge ; celui de la détention par l’Irak de Saddam d’armes fictifs de destruction massives. Cette supercherie, que l’Onu n’a pu mettre en évidence, malgré ses enquêtes laborieuses  via la COCOVINU et l’AIEA, n’a pas empêché les va-t-en-guerre de passer outre. Leur responsabilité est évidente et ils ont fini par reconnaître leurs machinations. Ils sont donc dignes de rendre des comptes à la justice américaine et/ou internationale. Mais la solution d’un procès est longue, les procédures extrajuduciaires qu’ils avaient instituées pourraient coller parfaitement à leurs cas. C’est pour cela qu’il ne faut pas priver Bush, Cheney, Rumsfeld et compères des délices de ce séjour. Car à supposer que les Irakiens morts suite à cette guerre, probablement au nombre d’un petit million, « comptent pour du beurre », il n’en demeure pas moins que les artisans de cette guerre, se sont rendus coupables de la mort de ces 4.200 Américains innocents. Ils ne sont pas moins responsables du sang des Américains que ceux d’Al Qaïda, même en se référant cardinalement au nombre de victimes. En effet, si les attaques du « Twin towers », œuvre de la nébuleuse terroriste ont fait environ 3000 morts innocents, plus de 4200 Américains non moins innocents furent tués dans la guerre d’Irak, cela sans compter le fait que les responsables de cette guerre se sont rendus également coupables de l’introduction d’Al Qaïda sur la terre de l’Irak que la Nébuleuse n’avait eu la joie de fouler avant cette Guerre. Une joie qui ne devait avoir d’égal que celle de Neil Armstrong foulant le sol de la Lune !

Mais la liste des méritants est encore longue. Les séjours paradisiaques devraient s’adresser à d’autres VIP qui ont le droit à pareille distinction sur une l’île de « rêves ». Il s’agit notamment de Madoff et tous les autres “Milliardaires” qui se sont amusés à pratiquer vols et rapine en costume cravate, bon chic bon genre, en escroquant via des techniques financières et monétaires peu avouables -sous les applaudissements quotidiens ridicules à l’ouverture des bourses, des millions d’entreprises, de petits épargnants et de simples citoyens qui ne demandaient rien à personne, protégés dans leur besogne par les “gendarmes” du système financier mondial, qui ont perdu la face en jouant le rôle de complice dupe ou incompétent, entrainant des souffrances intenses chez des milliards de personnes ruinées ; souffrances qui vont probablement se prolonger pendant de longues années. Ces gendarmes et tous leurs complices, notamment les agences de notation à la noix, grassement payées pour leurs mauvais conseils, ont eux aussi pleinement leur place dans l’hôtel pour VIP. Personnellement, je me suis toujours demandé qu’est-ce qu’on était en train d’applaudir rituellement à chaque ouverture de séance en bourse. Maintenant, je sais !

De grâce, ne fermez pas Guantanamo avant que ces hôtes « hors classe »  n’y séjournent, pour rehausser davantage l’étiquette de ce lieu « paradisiaque ».

Thameur MAATOUG   

Février, mois des collisions inédites

Après la collision inédite de deux satellites, l’un américain et l’autre russe, c’était deux sous-marins nucléaires, britannique et français, d’entrer à leur tour en collision. Cette information, révélée par la presse, vient d’être confirmée par les marines des deux pays. L’incident inédit, qui remonte au 4 février concerne deux submersibles, longs de 140 (le français) et 150 mètres, armés chacun de 16 missiles nucléaires balistiques à têtes multiples. Certains experts ont souligné la gravité de l’incident survenu pour la première fois entre sous-marins de deux pays amis. Le porte-parole de la marine française l’impute à la faible sonorité de l’engin qui émet un bruit plus faible que celui du fond de la mer. Cette thèse est peu crédible, du fait que le quatrième bâtiment de ce genre en cours de construction, et qui entrera en service en 2010, est 1000 fois plus silencieux que ses « aînés ». La détection d’un bâtiment ami, submersible ou non, ne doit pas se baser sur le bruit émis, mais sur un système d’échanges d’informations codées, et c’est là une procédure d’usage entre armées alliées.

A mon sens, Il s’agit plutôt de l’influence de St Valentin, commémoré toujours le 14 février, qui a fait que deux sous-marins s’étaient attirés l’un vers l’autre, poussés peut-être, dans cet élan, par l’équipage composé de 250 marins, plutôt que par la coque elle-même. St Valentin « agit » aussi bien dans les abysses que dans la stratosphère, et la science aidant commence, sans peut-être le savoir, à doter les engins d’une  sorte d’« âme », sensible aux influences de St Valentin.

Thameur MAATOUG     

Course contre la montre

Le monde s’enfonce de plus en plus dans la crise. Les secteurs de la Sidérurgie, de l’Automobile et du Pétrole, sont les plus affectés. Malgré l’adoption par le Congrès américain du plan de relance économique d’Obama (787 milliards de dollars), les investisseurs sont restés sceptiques.

Le géant de l’acier ArcelorMittal, vient d’accuser une baisse de 9%  de son bénéfice net en 2008. Il prévoit plus de 9000 suppressions d’emplois prévues pour l’année en cours. Quant au constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, qui enregistre une perte nette de 343 millions d’euros, il prévoit 11000 départs volontaires dans ses usines en Europe en 2009. Du côté de la Chine, Pékin a décidé un plan de soutien à son secteur de la construction navale qui a enregistré un déclin des commandes de 44% sur les11 premiers mois. Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres qui sont annoncés chaque jour dans le monde. La tendance vers la crise se précise et l’année 2009 s’annonce très difficile. Les dirigeants politiques, les décideurs économiques et les responsables financiers sont pris dans une véritable course contre la montre. De multiples mesures sont prises chaque jour, allant de la mise en place de plans de relance économique, à des décisions spécifiques propres à un secteur. Ces mesures sont sujet à controverse, comme c’est le cas du plan français d’aide au secteur Automobile, dénoncé par la présidence tchèque comme protectionniste. Le G7 Finances, vient de souligner la gravité de la situation, et de considérer la stabilisation de l’économie, comme étant sa première priorité.

Thameur MAATOUG