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Archive pour 13.2.2009

Médecins chômeurs : existent ? existent pas ?

 


Près d’un millier de médecins, toutes spécialités confondues, sortent en moyenne, chaque année, des universités tunisiennes. De 755 au cours de la saison universitaire 2004-2005, leur nombre est passé en effet, nous précise-t-on  au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Technologie et de la Recherche Scientifique, à 1215 au cours de la saison 2007-2008. Ce qui donne, si l’on tient compte des chiffres des deux saisons intermédiaires, une moyenne de 990 nouveaux médecins par an.

Comment s’effectue leur intégration dans la vie active, peinent-ils à trouver un emploi ? Le nombre de ceux qui exercent actuellement, à travers tout le territoire national, est de 11.000, nous précise-t-on au ministère de la Santé publique. Ils se répartissent presque à égalité : 6000 (55 %) dans le public et 5000 (45%) dans le privé. Au nombre de 2000, la plupart des médecins dentistes (76%) exercent dans le privé, tout d’ailleurs comme les pharmaciens : sur les 2400 que compte la profession,  79 % d’entre eux, soit quatre pharmaciens sur cinq, exercent dans le privé. Le personnel paramédical est autrement plus important. Il compte plus de 41000 âmes, hommes et femmes, dont 12 % seulement sont dans le privé. L’on compte, enfin, à l’heure actuelle, toujours selon la même source, un médecin pour 928 habitants.

Cette catégorie de cols blancs est-elle affectée par le chômage ?  « Le nombre de ceux qui n’exercent pas effectivement  est assez limité, voire insignifiant, à en croire notre interlocuteur au ministère de la Santé. Il s’agit plutôt, explique-t-il, d’un chômage déguisé en ce sens  que ceux qui déposent une demande pour un poste dans le public, hôpitaux et autres, ne restent généralement pas les bras croisés. En attendant, ils tentent leurs chances dans le privé où, vu surtout le nombre de plus en plus croissant d’étrangers, Libyens et autres, qui choisissent de se faire soigner dans notre pays, les opportunités d’embauche sont bien réelles. Autre chose : la plupart des postulants à un emploi préfèrent  exercer dans les grandes villes et surtout à Tunis. Ils sont généralement réticents à l’idée qu’ils puissent être affectés ailleurs ».

Pour notre interlocuteur au ministère de l’Enseignement Supérieur, le nombre de ceux qui n’ont pas encore réussi à décrocher un emploi ne devrait pas, en tout état de cause, dépasser les 5 à 10 % de l’ensemble des effectifs.


 Moncef  BEN AMOR

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