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16.2.2009 par Thameur MAATOUG.
Le mercure s’annonce en transe en 2009, l’hémisphère Nord connaît des intempéries en série, notamment en Europe, alors que l’hémisphère Sud affronte la canicule, précisément en Australie. Rien d’étonnant diriez-vous ? car il s’agit de l’hiver au-delà de l’Equateur et de l’été juste en dessous. Eh bien c’est vrai si ce n’était, l’intensité des phénomènes et leur récurrence exceptionnelle, ayant fait des dizaines de morts en Espagne et en France, privé des millions de foyers d’électricité. Quant à l’Australie, des incendies sans précédent ont ravagé le Sud-est au cours du mois de février, provoquant la mort de 130 personnes.
Pour de nombreux scientifiques, le changement climatique a probablement contribué à l’ampleur des feux qui ont endeuillé ce week-end les Etats de Victoria et de
C’est que la nature gronde partout, elle interpelle l’homme, elle envoie des messages de plus en plus clairs. Il est grand temps de passer à l’action, et prendre en compte les avertissements de notre écosystème qui réclame des interventions énergiques dans l’urgence surtout en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il est vrai que les USA, qui étaient insensibles aux problèmes environnementaux, sous l’administration Bush, vient de se joindre au concert des Etats pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais il demeure encore un grand fossé entre les intentions et les plans de lutte en gestation, d’une part. Et l’action énergique, immédiate et efficiente, de l’autre. En clair il y a un énorme retard à juguler, et les actions de lutte contre les GES devraient se faire à un rythme plus accéléré.
Thameur MAATOUG
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16.2.2009 par Thameur MAATOUG.
Aussitôt entré en fonction, le premier président noir des Etats-Unis d’Amérique, n’a pas laissé perdre un seul instant pour faire changer l’Amérique de cap. Son premier coup de téléphone a été réservé à Mahmoud Abbas, président sortant de l’Autorité palestinienne et chef du Fatah. La symbolique de cet entretien, montre que le traitement du dossier proche-oriental par l’Administration Obama, ne sera pas relégué à la fin de son mandat. Derrière cet acte, il y a un message de détermination envers toutes les parties du conflit israélo-palestinien, et un appel à la souplesse pour se rapprocher d’un règlement définitif. L’autre action du nouveau président US, est l’annonce de la fermeture de Guantanamo d’ici un an, s’appuyant sur un décret mettant un terme aux méthodes d’écoutes sauvages et interrogatoires musclés du renseignement US. L’éthique et le Droit reprennent ainsi leurs places après les dérapages bushistes. L’Irak aussi a été au centre de ses déclarations dès la prise de ses fonctions en souhaitant accélérer le retrait des troupes américaines et l’achever en seize mois. Cette déclaration vise principalement de réjouir les soldats déployés en Irak, mais reste juste une option pour Robert Gates, le nouveau-ancien secrétaire à
Tous ces dossiers de politique étrangère, aussi importants soient-ils, ne présentent qu’une seconde priorité par rapport à l’urgence de la relance économique aux USA pour sortir de la crise financière et économique. Cette stratégie s’explique par l’impératif de garder le leadership économique dans le monde pour s’assurer en conséquence la primauté politique et militaire. Aucune puissance ne peut faire prévaloir son arsenal de guerre, si les moyens économiques et financiers lui feraient défaut et sa diplomatie ne serait dans ces conditions que boiteuse. Le chantier économique qui attend les décideurs aux Etats-Unis vise à mettre au point un plan de sauvetage d’environ 800 milliards de dollars à adopter vers la mi-février. Ni les contours de ce plan ni le matelas préconisé ne font l’unanimité au Congrès, notamment auprès des Républicains. Ces clivages et disparités pourraient compliquer le sauvetage même si toutes les parties en ont conscience de son caractère urgent, d’autant plus que certains économistes croient que l’enveloppe de 800 millions de dollars ne suffit pas pour juguler la récession. Il y a également problème de concurrence entre l’Europe et l’Amérique, entre euro et dollar, à vouloir chacun de son côté améliorer sa position sur l’échiquier international, sachant que même si ces deux pôles appartiennent à un même ensemble appelé Occident, il n’en reste pas moins que la nature des relations est conflictuelle surtout sur le plan économique. Tout esprit sensé souhaitera à l’Amérique de gagner sa bataille contre la crise, et de garder son statut de leader, du moins pour de nombreuses années encore, car le contraire se traduirait par un bouleversement déstabilisateur pour le monde entier. Tout esprit sensé doit espérer que les USA, qui passent par une période difficile, vivent une véritable révolution incarné en la personne du premier président noir et au-delà, dans les choix favorables à la réinstauration des règles de justice sociale, d’éradication des lobbies, de moralisation de l’économie et surtout des Finances, et de lutte contre le réchauffement climatique.
Thameur MAATOUG
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16.2.2009 par Thameur MAATOUG.
Avec l’entrée en fonction de l’Administration Obama, Le vide qui prévalait au soir du deuxième mandat de Bush dans le monde, tant sur le plan politique qu’économique s’est estompé. Bush qui était déconnecté, poursuivant des desseins évangélistes, avait excellé par son immobilisme politique laissant, à Sarkozy d’en profiter sur le plan international, et à l’économie US, malgré les urgences comme le secteur automobile, de s’engouffrer davantage dans le rouge. Mais c’est en moins d’une semaine de pouvoir qu’Obama eut envoyé des signaux positifs, restaurant ainsi la confiance non seulement auprès des ses compatriotes mais auprès du reste du monde. La portée de son action, au bout d’une semaine seulement, dépasse de loin les actes effectifs qu’il a déjà accomplis, notamment la signature de certains décrets. Il n’est pas étonnant dans ce sillage, que Wall Street eut terminé en légère hausse pendant la première séance de la semaine du lundi 26 janvier. D’ailleurs les marchés se sont repris en fin de journée après un bref passage dans le rouge, repassant en territoire positif à la faveur de statistiques économiques meilleures que prévu. Les indicateurs avancés de «Conference Board» et les ventes de logements existants ont en effet rassuré les investisseurs. A la clôture, le Dow Jones avançait de 0,48% à 8116,03 points tandis que le Nasdaq s’accordait 0,82% à 1489,46 points. Sur le plan macroéconomique, l’indice des indicateurs avancés calculé par le «Conference Board» a progressé de 0,3% au mois de décembre, à comparer avec la prévision moyenne des économistes de -0,3. Au mois de novembre, l’indice avait reculé de 0,4%.
Les ventes de logements anciens ont progressé de 6,5% au mois de décembre aux Etats-Unis à 4,74 millions d’unités en rythme annuel, selon les données de l’Association nationale des promoteurs immobiliers. Les économistes, interrogés par Reuters, tablaient en moyenne sur 4,4 millions. Ces résultats positifs concernant le mois de décembre révèlent un regain de confiance chez les différents acteurs économiques américains, qui remonte à l’élection d’Obama le 4 novembre 2008, donc bien avant l’entrée en scène effective de l’Administration Obama.
Cet élan de dynamisme et d’optimisme s’est manifesté ailleurs dans le monde, et précisément à Bonn. En effet, l’Irena, cet Institut pour le développement des énergies renouvelables, a vu le jour en présence de représentants d’une centaine de pays, au début du premier mandat du 44ème président américain. Il s’agit là d’un autre signe du retour à la vigueur stratégique et une concrétisation de la conscience universelle dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Cette structure ad hoc, qui se présente comme une nécessité, jouera un rôle, certes, prépondérant dans l’architecture, non seulement de l’avenir des énergies renouvelables, en tant que sources non polluantes et de substitution mais en tant que secteur économiquement porteur, autour duquel se dessine l’avenir l’économie mondiale post-pétrole. A l’occasion, la nouvelle direction américaine, a réagi positivement à travers son président et sa secrétaire d’Etat. Il a affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à mener le combat international contre le réchauffement. Principal objectif: l’indépendance énergétique. A son septième jour à
Près de 600.000 nouveaux chômeurs se sont inscrits sur les registres dans la semaine achevée le 17 janvier. Le taux de chômage est désormais à un niveau record en 16 ans, à 7,2%. Quant à l’Europe, la situation n’est guère meilleure. A mon avis, il s’agit d’un point d’inflexion entre deux modes économiques, l’un qui s’éteint, l’autre qui se fraie un chemin. Cette mutation n’est pas comme celles qui l’ont précédées. Elle est plus profonde et annonciatrice d’une nouvelle ère, voire d’une civilisation plus humaniste et moins «capitaliste». Elle mettra en course les différentes puissances, conscientes de ses retombées, à vouloir garder leurs positions sur l’échiquier international, si ce n’est pas l’ambition d’améliorer leur positionnement. Cette mutation, conflictuelle par essence, sera rapide et effritera les monopoles, les unilatéralistes, les misanthropes, les despotes, les vaniteux, les hégémoniques, les prétentieux et les déconnectés. Un bouleversement total attend l’humanité entière, positif certes, mais après un passage chaotique que nous sommes entrain de subir. Ce sera la fin de l’arrogance à tous les niveaux.
Thameur MAATOUG
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16.2.2009 par Thameur MAATOUG.
S’adressant à sa femme, ce quinquagénaire lui dit : notre bagnole récemment achetée est considérée comme «malussée», sa valeur vénale est en dégringolade et je me sens un «criminel» écologique ! Sa femme lui répond alors : je comprends ton désarroi, mais j’ai une nouvelle pour toi. Tu peux la convertir écolo et accéder même à un bonus.
La scène se passe en 2013, où de plus en plus d’ateliers et de garages offrent des services de conversion de voitures, à carburant fossiles, en voitures électriques, hybrides, …Ce scénario futuriste, traduit un peu les nouvelles tendances dans le secteur automobile.
En effet, l’écologie, est devenue le troisième critère d’achat pour une voiture neuve, d’après une enquête récente réalisée par le site « Choisir-sa-voiture-ecologique.com ». 65% des futurs acheteurs placent l’écologie largement devant le design et la valeur de revente future de leur prochaine voiture (38%), et juste après le prix (75%) et la sécurité (72%). Pour eux une voiture est « écologique » si celle-ci utilise l’énergie la moins polluante possible. Il s’agit là d’une véritable prise de conscience chez les consommateurs qui dépasse l’effet bonus/malus.
Thameur MAATOUG
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16.2.2009 par Thameur MAATOUG.
Pour lutter contre le changement climatique, pour préserver l’environnement et pour se préparer à l’ère post-pétrole, il est impératif de développer des sources énergétiques de substitution conformes aux objectifs du Développement durable, en respect de l’environnement.
Il existe une multitude d’énergies renouvelables qui constituent autant de solutions à degrés d’efficacité variables et dont l’abondance dépend de la situation géographique et des caractéristiques physiques inhérents à chaque région.
En ce qui concerne la géothermie, il faut bien qu’il existe des sources thermales chaudes dans la région pour prétendre à leur exploitation dans le but de chauffer, rafraîchir ou générer de l’électricité. De même pour l’hydraulique, qui suppose l’existence de cours d’eau permanents pour pouvoir y installer des barrages dotés de turbines pour la production de l’électricité. Quant au développement de l’énergie éolienne, cela dépend du vent qui ne souffle pas à la même vitesse et avec la même intensité selon qu’on se retrouve dans telle ou telle région, ou à telle ou telle saison. Exceptionnellement le soleil, cette source d’énergie inépuisable (ou qu’après des milliards d’années), constitue la source majeure, pour l’avenir proche, comme pour l’avenir lointain de l’Humanité. On pourrait supposer même la production d’électricité à partir du soleil hors Terre, non pas, comme c’est le cas déjà, pour des besoins spatiaux comme à l’ISS, mais pour transporter cette électricité produite dans l’espace vers la terre. Ces spéculations technoscientifiques ne constituent pas le sujet de notre article.
Nous nous intéressons plutôt ici à la production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque, d’une part, et héliothermodynamique de l’autre, sans oublier l’énergie thermique pour le chauffage.
En 2006, les nouvelles installations solaires photovoltaïques ont représenté, dans le monde, une puissance de 1500 MW, portant la totalité des installations mondiales à 6700 MW.
Le Japon (1750 MW), l’Allemagne (3063 MW) et les États-Unis (610 MW), représentent ensemble 81 % du marché mondial. Les installations connectées aux réseaux (sans stockage de l’électricité) représentent la majorité des nouvelles installations.
Faut-il rappeler que l’énergie solaire thermique, signifie la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique. La production de cette énergie peut être soit utilisée directement (pour chauffer un bâtiment par exemple) ou indirectement (comme la production de vapeur d’eau pour entraîner des alternateurs et ainsi obtenir une énergie électrique). Le principe général est de concentrer les rayons solaires en un seul endroit, et elle est très rentable pour le chauffage dans les régions ensoleillées. Dans sa version héliothermodynamique appelée encore thermosolaire, il s’agit de la production de vapeur (ou chauffage d’un gaz) à partir de la chaleur du soleil par concentration, puis conversion de la vapeur en électricité.
Quant à L’énergie solaire photovoltaïque, c’est l’électricité produite par transformation d’une partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque. Plusieurs cellules sont reliées entre elles sur un module solaire photovoltaïque. Plusieurs modules sont regroupés pour former une installation solaire chez un particulier ou dans une centrale solaire photovoltaïque. L’installation solaire peut alimenter un besoin sur place (en association avec un moyen de stockage) ou être injectée, après transformation en courant alternatif, dans un réseau de distribution électrique (le stockage n’étant alors pas nécessaire).
En effet le stockage, utilisé comme solution pour les sites isolés, est indispensable pour pallier aux aléas de l’ensoleillement. Il ne constitue pas un vrai obstacle au développement de cette énergie renouvelable, même s’il occasionne des surcoûts en investissements supplémentaires, et ce en comparaison avec le prix d’installation d’une ligne électrique pour relier un site isolé. Or le développement actuel du solaire photovoltaïque, n’est plus motivé par les besoins de sites isolés sauf dans quelques pays comme l’Inde.
Néanmoins et pour
En termes chiffrés, et d’après les données de l’ANME (Agence Nationale de Maîtrise de l’Energie), il y a eu installation de
Les réalisations à fin juillet 2008 ont concerné environ 11 500 foyers ruraux isolés ; plus de 200 écoles rurales ; l’éclairage public d’un certain nombre de plages et de parcs urbains, l’installation de plus que 7O stations solaires de pompage de l’eau et l’installation d’une station de déssalement par l’énergie solaire photovoltaïque à Ksar Ghilène.
Cet effort dirigé vers l’exploitation de l’énergie solaire depuis 1992 pour répondre aux besoins d’électrification de sites isolés, d’une part, et le développement du solaire thermique pour le chauffage de l’eau sanitaire, restent insuffisants, dans la mesure où
Nous plancherons dans un article prochain sur l’avenir de cette énergie renouvelable propre dans le monde, mais aussi sur le retard cumulé dans ce domaine en Tunisie, un pays parfaitement ensoleillé, et ce en sensibilisant les acteurs principaux comme
Thameur MAATOUG
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