La consommation des ménages rebondit en janvier, elle vient d’enregistrer une hausse de 1.8%, dopée par les soldes d’hiver et de l’augmentation des achats d’automobiles, et d’une manière plus générale, la consommation en produits manufacturés. Cette hausse annoncée par l’Insee pour le mois de janvier, après une baisse de 0.9% en décembre 2008, montre que l’effet psychologique de la crise mondiale s’est estompé d’une part, et que les consommateurs français réagissent désormais rationnellement en fonction de leurs besoins et en fonction des ristournes relatives aux soldes d’hiver. Cette tendance haussière touche aussi le commerce de détail, où les dépenses ont enregistré une augmentation de 2% (après -1.8% en décembre).
Plus encore, C’est la consommation en biens durables qui a connu une nette appréciation de +2,7% (après -0,8% en décembre) et ce, sous l’effet de la hausse des dépenses en biens d’équipement du logement (+3,0% en janvier après -3,1%) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), toujours d’après l’Insee.
Quant aux dépenses de consommation des ménages en textiles, elles ont connu un fort rebond (+4,7% après -1,1%). Cependant, la hausse constatée au mois de janvier par rapport au mois de décembre, ne permet pas de conclure sur ce que serait la tendance, pour les mois à venir. Mais ce constat a le mérite comme même, de montrer qu’on ne s’enfonce pas dans la crise, côté consommateur, au contraire on fait sortir sa tête de l’eau.
Crise ou pas, les Français restent de bons vivants, ils ne sont pas prêts à se priver de beaux vêtements, de changer de bagnole, et d’investir dans un logement décent. Néanmoins, ils ne sont pas prêts à accepter n’importe quels prix. Les Français étaient au rendez-vous avec le recul de l’inflation de 0,4% résultant d’une nouvelle baisse de l’indice des prix à la consommation. Ils se montrent par ailleurs, critiques face aux augmentations de certains prix à la consommation malgré la stabilité voire la baisse des prix des matières de base, notamment agricoles. Cet écart inintelligible, qui s’accentue entre les prix agricoles et les prix au détail, ne peut être expliqué d’après Olivier Andrault, chargé de mission Agriculture à l’UFC, que par un effet cliquet, qui fait que La grande distribution intègre totalement les hausses de prix, mais très faiblement les baisses. D’ailleurs et pour remédier à cette situation , les producteurs et les fournisseurs vont pouvoir discuter face à face. Répondant à l’appel de l’UFC-Que Choisir et de
Thameur MAATOUG