L’économie mondiale s’enfonce-t-elle dans ce que les économistes appellent la déflation, c’est - à -dire une période au cours de laquelle des secteurs entiers de l’économie commencent à s’effondrer les uns après les autres ?
On est d’autant plus enclins à le croire que la fameuse crise des subprimes aux USA n’aura été, en fin de compte, que le point de départ. En quoi elle consistait exactement ? Un nombre considérable d’Américains qui n’avaient pour seule garantie que leurs logements ont pu contracter des crédits bancaires. En tant que biens immobiliers, ces logements avaient de la valeur. Puis, ils ont commencé à perdre peu à peu de la valeur, mettant ainsi leurs propriétaires dans la difficulté, voire l’impossibilité d’honorer leurs dettes. Résultat : ce ne sont pas seulement des milliers de familles qui se retrouvées soudain dans la rue mais aussi, et surtout, des centaines de milliards de dollars que les banques n’étaient plus en mesure de récupérer. La crise de l’immobilier aux Etats-Unis s’est d’ailleurs vite étendue à l’Europe et notamment à l’Espagne où le gouvernement a dû racheter des centaines de milliers d’appartements pour éviter la faillite de sociétés immobilières.
La difficulté aussi bien pour les ménages que pour les constructeurs automobiles d’obtenir de nouveaux crédits bancaires, en raison de la crise financière s’est traduite, à son tour, par une crise du marché de l’auto. Pour janvier dernier et à l’exception de
En Europe, les chiffres sont également à la baisse. Durant le même mois, les ventes de véhicules neufs en Allemagne, premier marché européen de l’automobile, ont chuté, selon le site « Le JDD. Fr. » de 14 %. Pour la France et l’Espagne, l’agence Reuters avance les chiffres respectivement de 7,9 et 41,6 %.
Paradoxalement, c’est
Comme quoi, la crise ne fait pas que des malheureux. !