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février 2009
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Archive pour février 2009

Star Wars !


Est-ce un avant-goût de ce que pourrait être « la guerre des étoiles », l’incident spatial inédit où un satellite américain de télécommunications, est entré en collision avec un satellite russe hors service ? Les deux engins ont été complètement détruits. Une première dans les annales de l’Espace, un événement hautement improbable du fait que même les débris de 10 cm de taille, sont en permanence sous surveillance. Le satellite Iridium 33, pesant près de 600 kilos a percuté, à 790 kilomètres au-dessus de la Sibérie, le satellite Cosmos 2251 pesant 900 kilos, à une vitesse de 25.000 Km/h !
La mise hors service du satellite russe n’explique pas à elle seule cette collision historique, qui a provoqué deux gros nuages de débris, s’ajoutant aux 18000 autres flottant déjà dans l’espace et qui représente une nouvelle source d’inquiétude pour les scientifiques. Au moment même où, les relations russo-américaines commencent à se détendre, deux engins spatiaux « dissidents » des deux pays se « déclarent la guerre ». Le septième épisode de « Star wars » ! De mauvaises langues disent que cette collision était en fait, une tentative malheureuse de mettre hors état de « nuire » le premier satellite iranien. Le « baiser d’adieu » préparé par l’équipe Bush sur le départ aux « parrains » du journaliste irakien qui a osé l’offense. C’est la réponse du berger à la bergère en quelque sorte. Le lancer de babouches ne pouvait rester sans réplique. Et en termes de babouches, c’était avec une pointure 350 que la réponse s’est faite, dans les airs comme pour l’original ! Mais c’était sans compter avec la malice des Iraniens. Ces derniers, qui ne sont plus à découvrir les sentiments que les Américains leurs vouent, avaient prévu le coup dès la conception du satellite qu’ils ont pris le soin de réaliser tous seuls. Ils avaient par ailleurs concocté avec les Russes, dont ils partagent l’ennemi et les frontières, une parade aussi inédite qu’inattendue. Le fameux satellite russe hors service, ne serait en fait, qu’un garde-frontière spatial que les Russes peuvent réactiver à tout moment, lors de son passage au dessus de leur sol national, pour des questions évidentes de portée de signal radioélectrique. Voilà un scénario auquel les américains les plus prévoyants n’avaient même pas pensé ! « Bush esquiva la babouche, l’Iran esquivera l’Iranium !», dit le Général iranien en charge de la mise en orbite le satellite iranien, qui se mêlait un peu les pinceaux mais rigolait bien bas.
Quelque soit la raison, il y a lieu de signaler, que la pollution a atteint même la stratosphère, et qu’une campagne de nettoyage spatial n’est plus un luxe pour épargner à Discovery, ISS et autres de subir probablement les effets de collision avec des débris « insurgés ». Le mal à éviter n’est pas moindre en le comparant à la collision d’avions avec des oiseaux.

Thameur MAATOUG et Hichem GUERFALI

Danone performante malgré la crise


Le Groupe Danone, vient d’annoncer le 11 février 2009, un objectif financier bénéficiaire pour 2009, malgré le contexte de la crise économique mondiale. Il prévoit toujours une croissance de son chiffre d’affaires comprise entre 8 et 10%. Quant au bénéfice net par action, il est prévu en hausse de 10% en 2009. Ces chiffres positifs marquent cependant une croissance légèrement réduite par rapport aux performances de l’année 2008. Le co-directeur général du Groupe Emmanuel Faber ne prévoit ni amélioration significative, ni forte dégradation, l’année 2009 sera une année de transition selon les dirigeants de Danone. Pour le PDG, il considère que ses équipes ont très bien réagi en assurant la satisfaction de la demande avec un taux de croissance à deux chiffres.  

 

Thameur Maatoug

 

PSA dans le rouge


Ce passage au rouge n’est que provisoire, le retour aux profits est prévu pour 2010. Sous l’effet de la crise mondiale, d’une part, mais aussi et surtout sous l’impact d’importantes charges de restructuration, que PSA Peugeot Citroën, a vu ses comptes basculer dans le rouge en 2008, enregistrant une perte opérationnelle de 367 millions d’euros.

Le deuxième constructeur automobile européen, après l’Allemand Volkswagen, prévoit un recul de ses ventes de 20% et s’apprête à diminuer sa production dans la même proportion.

La situation financière du Groupe n’est pas alarmante, ses besoins financiers évalués à quatre milliards d’euros pour cette année, seront largement satisfaits sur des lignes de crédit non tirées, une nouvelle émission obligataire et les trois milliards d’aide, déjà débloqués, accordés par l’Etat français à la filière automobile.

 

Thameur Maatoug

 

Baisse inédite de la demande de pétrole


La demande pétrolière devrait enregistrer cette année une baisse inédite depuis 1982. Elle traduirait l’extrême faiblesse de l’économie mondiale, estime l’AIE. Elle prévoit une chute de la demande de 980.000 barils par jour (bpj) en 2009, estimée à 84,7 millions bpj. Cette baisse qui était évaluée, avant sa révision, à seulement 500.000 bpj, ne serait pas la dernière. Elle s’explique par les retombées de la crise économique et financière. L’AIE a dû intégrer dans sa nouvelle estimation les prévisions publiés par le FMI concernant notamment une croissance du PIB mondial de l’ordre de 0,5%. L’Agence Internationale de l’Energie, qui regroupe et défend les intérêts des pays consommateurs, remarque aussi que la croissance de l’offre est remise en cause par la chute des cours.

Thameur Maatoug

Le déficit commercial US se rétrécit


Pour le troisième mois consécutif, le déficit commercial des Etats-Unis enregistre un recul,

alors que la baisse des échanges commerciaux avec le reste du monde se poursuit, selon les données publiées le 10 février par le département américain du Commerce.

Sur l’ensemble de l’année 2008, le déficit commercial a baissé de 3,3% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 677,1 milliards de dollars.

Cette amélioration s’explique par une chute plus rapide des importations par rapport aux exportations.

En effet les importations ont chuté de 6% contre un recul de 5,5% seulement pour les exportations.

Si la baisse du volume des échanges s’explique par la contraction des activités économiques dans le monde, le recul du déficit commercial depuis novembre, coïncide avec la victoire de Barack Hussein Obama. Un effet de «Baraka».

Thameur Maatoug

Vétérinaires algériens : une profession en souffrance


Le constat est inquiétant pour ne pas dire alarmant : sur cinq médecins vétérinaires, un seul exerce en Algérie. Les quatre autres sont en chômage, à en croire le quotidien La tribune qui avance le chiffre de 12.000 chômeurs pour l’ensemble du pays. Pour ceux qui exercent effectivement, que ce soit dans le public ou le privé, les estimations varient d’une source à l’autre Pour le même quotidien, 1700 vétérinaires exercent dans le public, contre 600 dans le privé le taux de chômage dans la profession s’établirait ainsi à 83,9%

Dans des déclarations à l’Expression, Dr. C. Ait El hadj, chargé de la communication au sein de la commission provisoire de l’Ordre des médecins vétérinaires du Centre, va plus loin. «La profession des vétérinaires, explique-t-il, est en souffrance en matière d’emploi et des milliers de professionnels sont dans un chômage endémique». Selon lui, ce sont, au total, près de 6.000 vétérinaires qui exercent dans les deux secteurs, public et privé.

Au-delà du chômage qui constitue, selon un sondage, un facteur décourageant pour ceux qui seraient tentés de poursuivre des études supérieures de médecine vétérinaire, la profession souffre, en réalité, de deux sortes de problèmes. Côté matériel, les revendications – ponctuées de mouvements de grèves et de protestations – des médecins vétérinaires ont été plus ou moins entendues. Une nouvelle augmentation de salaire de plus de 5.000 DA vient, en effet, de leur être consentie par les pouvoirs publics En juin 2008, faut-il le rappeler, plus de 100 conteneurs de lait et de viandes avaient été contraints à un court séjour dans le port de Béjala, en raison d’une grève des vétérinaires. Choisissant de protester à la japonaise, des médecins vétérinaires ont porté aussi le brassard rouge en décembre dernier, à l’occasion de l’Aïd El Idha, en signe de protestation contre leurs conditions de professionnels.

Les vrais problèmes dont souffre la profession seraient cependant d’ordre structurel. Le projet de création d’un Ordre National des Médecins Vétérinaires qui  aura, pour reprendre une expression de La Tribune, à mettre «un peu d’ordre dans la maison» est en gestation depuis de nombreuses années. IL est toujours en butte à des difficultés. A qui la faute ? Commission nationale provisoire des médecins vétérinaires et autorité de tutelle se renvoient la balle. A en croire le Directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Dr. Rachid Bougueddour, «l’Administration n’est pas contre le Code de déontologie de la profession». «Toutefois, ajoute-t-il, depuis 2006, nous n’avons reçu aucun document dans ce sens. Il est vrai qu’auparavant, nous avions reçu une proposition  de texte. Seulement, celle-ci doit être améliorée. La balle est dans le camp des vétérinaires».

Est-ce à dire que rien n’empêche désormais que ce projet puisse enfin voir le jour, à condition que les vétérinaires mettent de l’ordre dans leurs propres rangs ? Le proche avenir le dira.

 

Moncef BEN AMOR

 

Tunisie : Médecins chômeurs : existent ? existent pas ?


Près d’un millier de médecins, toutes spécialités confondues, sortent en moyenne, chaque année, des universités tunisiennes. De 755 au cours de la saison universitaire 2004-2005, leur nombre est passé en effet, nous précise-t-on au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Technologie et de la Recherche Scientifique, à 1215 au cours de la saison 2007-2008. Ce qui donne, si l’on tient compte des chiffres des deux saisons intermédiaires, une moyenne de 990 nouveaux médecins par an.

Comment s’effectue leur intégration dans la vie active, peinent-ils à trouver un emploi ? Le nombre de ceux qui exercent actuellement, à travers tout le territoire national, est de 11.000, nous précise-t-on au ministère de la Santé publique. Ils se répartissent presque à égalité : 6000 (55 %) dans le public et 5000 (45%) dans le privé. Au nombre de 2000, la plupart des médecins dentistes (76%) exercent dans le privé, tout d’ailleurs comme les pharmaciens : sur les 2400 que compte la profession, 79 % d’entre eux, soit quatre pharmaciens sur cinq, exercent dans le privé. Le personnel paramédical est autrement plus important. Il compte plus de 41000 âmes, hommes et femmes, dont 12 % seulement sont dans le privé. L’on compte, enfin, à l’heure actuelle, toujours selon la même source, un médecin pour 928 habitants.

Cette catégorie de cols blancs est-elle affectée par le chômage ? «Le nombre de ceux qui n’exercent pas effectivement est assez limité, voire insignifiant, à en croire notre interlocuteur au ministère de la Santé. Il s’agit plutôt, explique-t-il, d’un chômage déguisé en ce sens que ceux qui déposent une demande pour un poste dans le public, hôpitaux et autres, ne restent généralement pas les bras croisés. En attendant, ils tentent leurs chances dans le privé où, vu surtout le nombre de plus en plus croissant d’étrangers, Libyens et autres, qui choisissent de se faire soigner dans notre pays, les opportunités d’embauche sont bien réelles. Autre chose : la plupart des postulants à un emploi préfèrent exercer dans les grandes villes et surtout à Tunis. Ils sont généralement réticents à l’idée qu’ils puissent être affectés ailleurs».

Pour notre interlocuteur au ministère de l’Enseignement Supérieur, le nombre de ceux qui n’ont pas encore réussi à décrocher un emploi ne devrait pas, en tout état de cause, dépasser les 5 à 10 % de l’ensemble des effectifs.

 

Moncef BEN AMOR

 

ZAPPING : Question de…fenêtres


Les médiateurs se succèdent et ne se ressemblent pas. Au Médiateur Administratif dont la mission consiste à aider à trouver des solutions à l’amiable entre administrateurs et administrés, leur évitant ainsi perte de temps et frais de justice, il s’ajoute désormais un autre: il s’agit ni plus ni moins de l’émission «Al Hak  Maâk» (Le droit est de votre côté) que diffuse Canal 7 tous les jeudis, après le journal de 20 heures.

 L’initiative est bonne, elle est même à saluer. Ce qui l’est moins par contre, c’est tout d’abord cette incroyable pression que Moez Ben Gharbia et les trois avocats – deux hommes et une femme- présents à ses côtés mettent sur leurs vis-à-vis pour leur arracher un compromis. A les entendre, à voir l’empressement avec lequel ils tentent parfois d’obtenir un rendez-vous ou un engagement, l’on imagine aisément l’agacement, voire le désarroi de ceux qui les ont au bout du fil. Il y a ensuite cette exigence de neutralité à la quelle ce genre d’émissions se doit absolument de répondre. Or, là encore, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. La partie présente sur le plateau est généralement celle qui est dans son bon droit alors que l’autre, c’est-à-dire celle avec qui on traite à distance (par téléphone ou par l’intermédiaire d’un envoyé sur place), l’est moins ou pas du tout.

Cela a été particulièrement le cas le jeudi, 5 février, avec ce face-à-face entre le maire de Sidi Bou Said et un citoyen de sa commune. De quoi s’agit-il, au juste ? Suite à une plainte pour tapage du citoyen en question et qui était présent à l’émission, la mairie a interdit au propriétaire d’un café de disposer librement d’une terrasse. La commune a procédé dans le même temps à la fermeture de deux fenêtres de la demeure où réside ce citoyen, au motif qu’elles ont été ouvertes sans autorisation et donc, en infraction aux règlements en vigueur. C’est injuste, s’est écrié ce citoyen, dans la mesure où il n’a été aucunement touché à cette demeure qu’il a héritée de ses parents et qui date de plus d’un siècle. Pour remédier à cet état de fait, il faudrait, a fait valoir le maire de Sidi Bou Said, qu’il soit prouvé que les dites fenêtres n’ont pas été ouvertes de fraîche date, ce qui nécessite une expertise en bonne et due forme. Ce n’est pas tout : il faudrait aussi que son voisin immédiat et qui n’est autre que le propriétaire du café soit consentant.

La discussion a glissé parfois sur le terrain juridique et ce qui mérite, à notre sens, d’être retenu, ce n’est pas que l’on soit parvenu finalement à une solution, mais plutôt cette force de caractère et cet attachement au respect de la loi dont a fait preuve le maire

Quand on sait l’étendue et la complexité des problèmes auxquels sont confrontées nos communes, le gâchis aurait été sans doute énorme si, cédant à la pression ou jouant les fair-play, le maire de Sidi Bou Said avait agi autrement.

 

Une forme de liberté

 

Copie conforme d’une émission fort suivie dans l’Hexagone et qui a pour intitulé «Ce qui compte, c’est la vérité», «J’ai quelque chose à te dire» (Andi Ma N9ollek) se laisse absolument voir tous les mardis sur Canal 7, après les infos de 20 heures.

Sûr de lui, décontracté et souriant, Alâa Chebbi sait mettre ses invités à l’aise et, mis à part ces courts intervalles de spots-annonces à répétition pour d’autres émissions, on ne s’ennuie vraiment pas. Bien au contraire…

Les choix gagneraient cependant à être un peu plus rigoureux pour ce qui est des situations traitées lors de cette émission. En effet, autant on a été ému – certaines dames et jeunes filles présentes au studio avaient même les larmes aux yeux – de voir ce père retrouver sa fille dont il a perdu trace depuis 24 ans ou encore ce jeune homme embrasser sur le front celle qui l’a allaité il y a 32 ans de cela, après la mort de sa mère, autant l’on reste perplexe, voir incrédule face à ce jeune couple, en instance de divorce, venu étaler son linge sale en public ou encore cette dame venue témoigner sa reconnaissance à une femme médecin qui a rendu le sourire à sa mère gravement malade. .Il y avait bien d’autres moyens de le faire. Pas nécessairement sur un plateau de télévision.

Visiblement embarrassée, la jeune mariée avait d’ailleurs du mal à «s’expliquer» sur des faits qui ne concernent, au fond, qu’elle et elle seule.

Ne nous laissons pas aller à du n’importe quoi. N’oublions surtout pas que l’intimité des gens est aussi une forme de liberté.

 

Moncef BEN AMOR.

 

Tunisie - Canada : Eloignés géographiquement, ils le sont aussi économiquement


  • Vers l’ouverture de deux liaisons directes, l’une aérienne et l’autre maritime

 

Opportunités d’exportation et d’investissement au Canada : tel est le thème d’une journée d’information qui a eu lieu le lundi, 9 février,  à la Maison de l’Exportateur, à l’initiative du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations), le Trade Facilitation Office Canada, l’ambassade du Canada à Tunis et la Chambre de Commerce Tuniso-canadienne Objectif : répondre essentiellement à deux interrogations : comment développer un véritable partenariat entre la Tunisie et le Canada. et les deux pays peuvent-ils servir de portes d’accès, l’un à l’Afrique et l’autre au Marché Nord-américain qui, comme a tenu à le préciser d’emblée son  Excellence Bruno Picard, ambassadeur du Canada à Tunis, est une zone de libre-échange, où les règles d’accès diffèrent d’un pays à l’autre, et non un marché commun, régi par des règles communes

Le Canada est-il un marché porteur pour les opérateurs tunisiens ? Oui si l’on en croit le premier responsable du CEPEX, M. Youssef Néji, pour qui ce pays présente trois avantages, au moins : son taux de croissance devrait, selon le Forum de Davos, se maintenir cette année encore à un niveau relativement élevé, les ménages y sont moins endettés qu’ils ne le sont dans d’autres pays de même niveau et le taux d’inflation y est également relativement faible (de 1 à 3%). Le volume des échanges entre la Tunisie et le Canada a atteint les 90 millions de dollars en 2008 et en termes de débouchés, le marché canadien pourrait constituer, selon lui, une bonne bouffée d’oxygène surtout pour les industries mécaniques et électriques tunisiennes.

Avec une enveloppe de 350 millions de dollars, le Canada est le second investisseur étranger en Tunisie dans le domaine de l’énergie (gaz et pétrole) a pour sa part précisé l’ambassadeur canadien, rappelant qu’un accord sur la non double imposition a été signé en 1982. Des discussions sont en cours, a-t-il ajouté, pour développer davantage les flux d’investissement et l’ouverture de deux liaisons directes, l’une aérienne et l’autre maritime.

Pour le président de la Chambre de Commerce Tuniso-canadienne, M. Faouzi Elloumi, il existe des similitudes entre la Tunisie le Canada en ce sens que les deux pays bilingues et qu’ils se situent géographiquement au Nord de leurs continents respectifs. De ce fait, La Tunisie peut constituer une tête de pont pour l’accès du Canada au marché africain. Pour sa part, le Canada pourrait servir de porte d’accès pour la Tunisie au marché Nord-américain (447 millions de consommateurs). Il existe aussi, selon lui, un important flux d’échanges indirects dans la mesure où de nombreux produits tunisiens exportés vers l’Europe finissent sur le marché canadien et vice-versa Les deux pays, a-t-il observé, sont très proches culturellement mais restent assez éloignés économiquement. Le Canadien est quelqu’un de très ouvert et accueillant Dès qu’il s’agit d’affaires, il devient cependant particulièrement exigeant. Autre handicap relevé par l’orateur : l’éloignement géographique. Un produit tunisien met 24 jours pour arriver au Canada alors que pour les produits en provenance d’Asie, la moyenne est de 5 à 6 jours. La Chine et l’Inde sont d’ailleurs fortement présentes sur le marché canadien et le chinois est la troisième langue parlée au Canada, après l’anglais et le français.

Traitant des caractéristiques du marché canadien, M. Marc Germain, consultant auprès du Trade facilitation Office Canada, a fait observer que le consommateur canadien  est assez regardant sur les prix, qu’il est de plus en plus ouvert sur les produits dits exotiques, qu’il y a une forte demande au Canada pour les articles de décoration - vu le caractère multiculturel du pays – et que s’il y a un pays au monde où les quatre saisons sont bien distinctes, c’est bien le Canada.

Les participants à cette journée ont eu droit aussi à deux exposés, l’un sur le profil - type de l’homme – ou de la femme - d’affaires canadien généralement moins disposé à prendre des risques que son homologue américain et l’autre sur le climat d’affaires dans ce pays où, à titre indicatif, le délai de création d’une entreprise est de 5 jours seulement (contre une moyenne de 15 jours pour les autres pays de l’OCDE) et où le secteur bancaire est fortement réglementée.

 

Moncef BEN AMOR

 

Du moralement correct !

Nicolas Sarkozy et barack Obama sont tous deux issus de l’émigration. Ils ont accompli des parcours exceptionnels qui les ont conduits le premier à l’Elysée et le second à la Maison Blanche. Pour Obama en particulier, ce sera d’ailleurs un des évènements marquants de ce début de siècle.

Les deux dirigeants partagent cette capacité à sentir les gens et donc cette prédisposition, en termes pratiques, à travailler, si nécessaire, avec des collaborateurs qui ne font pas partie de leur camp ou qui ne partagent pas entièrement leurs convictions. Dans un esprit d’ouverture certes mais qui n’est pas dénué d’arrière-pensées politiques.

 En s’assurant les services de nombreux ténors de la gauche française, Nicolas Sarkozy, par exemple, n’en aura pas moins réussi aussi à décapiter le PS, s’inspirant en cela de François Mitterrand qui aurait confié un jour à Maurice Schumann : «Deux hommes en France ont fait reculer le communisme, le Général De Gaulle en le combattant et moi, en m’alliant avec lui».

Obama qui n’a eu de cesse de répéter, tout au long de sa campagne, qu’il était prêt à travailler avec chacun de ses compatriotes désireux de servir son pays fait même des émules : tirant la leçon de sa déroute électorale du 4 novembre dernier, le parti républicain vient, en effet, de changer de peau, en portant à sa tête un Afro-Américain, en la personne de Michael Street, une vedette de la télévision par câble et ancien gouverneur adjoint du Maryland.

Disposant tous deux d’une solide formation juridique, Obama et Sarkozy ont aussi la réputation d’être d’excellents communicateurs. Ce que l’on ne saurait ranger dans la catégorie des dénominateurs communs, c’est cependant leurs expériences et surtout la conception que chacun d’eux a du pouvoir. En clair : le moralement correct que s’est imposé le nouveau président américain l’a déjà conduit à faire son mea-culpa : «J’ai foiré», vient-il d’admettre, en allusion à deux importantes nominations auxquelles il a dû renoncer à contrecœur après qu’il s’est avéré que les personnalités proposées n’étaient pas en règle avec le fisc. Son homologue français en fera-t-il de même si le même cas ou un autre venait à se poser ? On est bien en droit de se le demander.

 

Moncef BEN AMOR