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Archive pour 4.3.2009

La crise creuse une Europe à deux vitesses ?

Face à la crise, les pays de l’Europe de l’Est redoutent « un rideau de fer économique », ils réclament une solidarité, qui malheureusement pour eux trébuche faisant chuter la parité de l’euro face au dollar. Est-ce une simple question de solidarité liée à la conjoncture ou s’agit-il d’un schisme plus profond ? En fait, il n’y aura pas de plan d’aide généralisé, comme souhaité par l’Hongrie, pour les pays de l’Est, mais une aide au cas par cas, comme l’ont annoncée la présidence tchèque de l’UE et la Commission européenne. En réalité, comme l’a indiqué dimanche 1er mars Mirek Topolanek, Premier ministre tchèque et président en exercice de l’UE, à l’issue d’un sommet des dirigeants européens sur la crise économique :«Il est tout à fait clair que l’Union européenne ne laissera personne sur le bord de la route». Au cours de ce sommet d’ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernements ont souligné «que tous les pays membres de l’UE recevraient l’assistance nécessaire dans les cas appropriés».

A notre sens, il ne s’agit point d’une remise en question de l’élargissement de l’Europe, mais d’une démarche prudente face à des réalités économiques différentes dans un espace encore hétérogène, qui nécessite encore beaucoup plus de temps pour s’harmoniser. Cette prudence est dictée par la crise qui secoue le monde entier, l’Occident en l’occurrence. Si l’Europe de l’Est avait bénéficié de largesses pendant les années de vaches grasses, elle ne devrait pas s’attendre au même traitement au cours des années de vaches maigres. D’ailleurs les aides, les injections de milliards d’euros dans le bloc de l’Est n’ont pas été assez  rentables, surtout en Bulgarie. En cette période de crise mondiale, l’UE avait peut-être raison de refuser le plan d’aide européen doté de 160 à 190 milliards d’euros proposée officiellement par Ferenc Gyurcsany, Premier ministre hongrois.

Thameur MAATOUG

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