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Archive pour 11.3.2009

L’obésité en Tunisie : Comment inverser les tendances


Au cours de la « 2ème journée Zouhair Kallel » de l’Institut National de Nutrition, tenue vendredi 6 mars à l’Hôtel Mercure El-Mechtel à Tunis, sous le patronage de M. Mondher Znaïdi, ministre de

la Santé publique, une pléiade de spécialistes ont débattu du fléau de l’obésité , sévissant en Tunisie comme dans beaucoup d’autres pays et qualifiée par l’OMS, comme étant une épidémie. Ce grave problème de santé publique, constitue une urgence et une priorité à côté du tabagisme pour les autorités sanitaires tunisiennes. Au cours de son allocution, M. Znaïdi a réitéré l’engagement de son ministère à renforcer les moyens de lutte préventive contre l’obésité, tout en appelant les spécialistes et les participants à ce séminaire, d’approfondir davantage la question, tout en s’attelant à l’identification des moyens de prévention, notamment par le biais d’études et d’enquêtes appropriées, et ce pour mesurer l’impact réel de cette maladie chez l’enfant et l’adolescent.Cette stratégie sanitaire préventive à promouvoir, devrait impliquer non seulement les Autorités, le corps médical, juxtamédical, et paramédical, mais aussi la société civile, les industriels notamment du secteur agroalimentaire, les médias, et les éducateurs. C’est l’avis exprimé par les différents intervenants au cours de ce colloque, qui considèrent qu’il s’agit d’une responsabilité collective. Il est d’autant plus alarmant que l’obésité constitue un terrain propice à l’apparition de maladies associées, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.Plusieurs communications, orales et affichées, ont étoffé cette journée consacrée à l’obésité ainsi qu’une table ronde autour de la corrélation entre publicité et obésité, d’une part et la difficile cohabitation entre éducation nutritionnelle et publicité. Nous aurons l’occasion de revenir sur ces sujets en mettant en exergue les conclusions et les recommandations découlant de ce débat. ( A suivre)Thameur MAATOUG

Crise économique et tourisme d’affaires

Nous l’avions annoncé depuis des mois, la crise financière et économique mondiale est une aubaine pour la Tunisie et ce, dans plusieurs domaines dont le tourisme de masse. Cela se confirme aujourd’hui dans le tourisme d’affaires. En effet, selon une étude réalisée récemment en France, sur plus de 1000 entreprises, 67 % prévoient de réduire leurs dépenses de voyages professionnels. Et dès lors où les secteurs les plus générateurs de séminaires et de conventions sont touchés (banques, assurances, laboratoires, automobile, etc.) des économies seront faites forcément sur ces postes de dépenses. Cela va se traduire en 2009 par le choix de prestataires moins chers, une diminution des distances (et donc des coûts de transport) et une réduction de la demande vers les sites prestigieux. Finis donc les déplacements lointains pour remotiver les forces de vente, et les séminaires produit à l’autre bout du monde. Quoi qu’il en soit, les entreprises, même en période de crise, ont besoin de réunir leurs troupes, leurs revendeurs, leurs clients.

Des destinations à deux ou trois heures d’avion de toutes les capitales européennes offrant des séjours dans des hôtels 4 voire 5 étoiles à des prix défiant toute concurrence, ça existe, avec le beau temps en sus. Suivez mon regard.

Mahmoud ANNABI

Des risques potentiels de la téléphonie mobile.

L’autre jour dans la rue, en voulant téléphoner alors qu’un orage éclatait, j’en fus empêché par un passant sous prétexte que les ondes attirent la foudre. Quoique sceptique, je me suis ravisé d’utiliser mon téléphone portable.

Coïncidence, le soir même le journal télévisé d’une chaîne française parlait du même sujet à savoir l’éventuelle dangerosité des radiations émises par la téléphonie mobile et les antennes–relais. Il était question d’une table ronde prévue pour le 26 mars et qui réunira des scientifiques, des associations et des représentants de la société civile autour de quelques membres du gouvernement français. Cette réunion aura pour vocation de traiter des risques potentiels des antennes et des téléphones portables sur la santé publique. Un « grenelle des antennes» en quelque sorte qui intervient alors que des opérateurs ont été condamnés à démonter leurs pylônes en raison de leur nuisance esthétique et de l’incertitude de leur impact sanitaire. Ces opérateurs ont réagi arguant que d’après l’Académie de médecine, les antennes ne présentent aucun risque démontré : “Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes”. Ce à quoi répond un responsable du Criirem (centre de recherche sur les rayonnements électromagnétiques) : « si vous avez un portable, vous êtes dans le registre du risque accepté. Vous êtes alors exposés à une radiation de 10 à 30 volts par mètre (selon la qualité du téléphone) à chaque fois que vous téléphonez, et seulement quand vous téléphonez. Par contre, une antenne à proximité, c’est un risque imposé. Si l’antenne fonctionne en permanence et que vous êtes en face, c’est entre 4 et 10 volts par mètre de manière constante. Ce n’est pas le même type de problème ». La polémique enfle, et la table ronde citée plus haut était en fait un revirement des autorités politiques et juridiques qui laissaient faire jusqu’à présent. Il a fallu que la fronde se généralise pour précipiter les choses.

Mahmoud ANNABI

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