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Archive pour 23.3.2009

TNS Sofres abdique

Après un long bras de fer, TNS a fini par abdiquer, WPP s’ était emparé de sa cible en Octobre 2008, objet d’une OPA à becs et à ongles depuis le mois de mai. Rien n’était joué d’avance dans cette bataille. Les écueuils ne manquaient pas mais l’insistance et l’argent frais ont fini par donner raison à WPP. Dans un contexte de crise financière et économique mondiale, ceux qui présentent des offres publiques d’acquisition en numéraire ne courent pas les rues, c’est pour cela que la contre-offre de GFK, pourtant soutenue par TNS n’a pas abouti. C’est que le concurrent allemand a proposé à TNS une fusion par échange d’actions et sans versement de prime aux actionnaires du Britannique.

Cette proposition n’a pu tenir le coup devant la stratégie guerrière de WPP, qui a réussi à s’acquérir in extrémis 81,78% du capital de sa cible, en déboursant 1,2 milliard de livres sterling, soit l’équivalent de 1,5 milliard d’euros, une ardoise assez conséquente en cette période d’assèchement de liquidités.

Historiquement Sofres, en tant que Institut de sondages français, il fut créé par Pierre Weill en 1963, dans le sillage d’une vague de créations de sociétés d’études dans les années soixante dans des pays développés comme les USA, le Royaume-Uni, la France, …

En effet Intersearch fut créée en 1960 aux Etats-Unis, AGB en G-B en 1962, Frank Small Associates en 1964 en Australie, alors que Taylor Nelson fut créé en 1965 au Royaume Uni, après des graines semées aux USA en 1946 ( appelée NFO).

Ensuite et face à l’internationalisation des marques, ces sociétés avaient développé leur action à l’international pour répondre aux nouveaux besoins du marché et de leurs clients de dimension mutinationale. C’est dans ce contexte que Sofres avait ouvert des bureaux dans six pays d’Europe, aux USA et dans 12 pays de la Zone Asie-Pacifique. De leur côté, Taylor Nelson ainsi que AGB , avaient développé chacun pour son compte, leur réseau en Europe et au Royaume Uni. Quant à NFO, elle était devenue la référence des Access Panels aux USA.

Tous ces développements , pour chacune de ces sociétés d’études, en cavalier seul, ont finalement culminé et abouti, après stabilisation et consolidation du marché des études, au cours des années 90, à un rapprochement entre elles. C’est ainsi que la Sofres acquiert Secodip en 1992, et que Taylor Nelson se rapproche d’AGB au cours de la même année. La Sofres acquiert, par ailleurs, les réseaux FSA en Asie en 1995, et Intersearch en 1997 (USA), année de fusion de Sofres AGB et Taylor Nelson. Ce “nouveau” Groupe TNS, consolide sa position avec l’acquisition de NFO, avant d’être à son tour acquis par le Groupe WPP/Kantar en 2008.

Sur la base des chiffres de 2007, TNS WPP, devient le leader mondial de la publicité, devançant d’un pas l’Américain Omnicom, avec un chiffre d’affaires s’élevant à 9,33 milliards d’euros. Bravo pour Martin Sorrell, qui a réussi d’une pierre deux coups : le leadership dans la Pub et numéro 2 dans les études, derrière l’Américain Nielsen. Nelson n’est pas loin de Nielsen et la course n’est pas finie !

Thameur MAATOUG

Les Américains comptables de petits sous !


Des milliers de milliards de dollars de perte sèche, d’argent détourné, des milliers de vies humaines perdues dans des guerres absurdes, des millions de foyers dans la tourmente avec la crise des subprimes, généralisée à tout le secteur financier et touchant ensuite l’ensemble de l’économie réelle. Autant de crimes mettant le monde au bord d’une faillite sans précédent, ayant eu lieu sous la gouvernance de George W. Bush et de son équipe. Malheureusement les Américains ne se sont ressaisis que tardivement pour tenter de redresser cette situation catastrophique, après avoir accordé deux mandats à un « illuminé », qui a imposé sa vision jusqu’à la dernière minute de son deuxième mandat.

Après l’écrasante victoire de Barack Hussein Obama, prônant le changement, les Américains deviennent subitement comptables de la moindre erreur de l’Administration Obama, qui d’ailleurs subit encore les coups fourrés de l’administration précédente. La polémique sur AIG illustre cette colère provoquée par l’affaire des primes de 165 millions de dollars distribuées aux dirigeants, alors que l’Assureur vient de recevoir une rallonge d’aide de 30 milliards de dollars portant la totalité des aides publiques octroyées à AIG à 180 milliards de dollars. 165 millions de dollars, un montant dérisoire même si le versement de ces primes est contraire à toute éthique, mais qui résulte en fin de compte de contrats signés en novembre par l’administration précédente et autorisant le versement de primes. Obama se retrouve confronté à une colère surdimensionnée qui l’oblige à assumer les erreurs de son équipe et celles transmises par l’administration Bush. Une situation peu confortable pour un Président submergé par les difficultés héritées de son prédécesseur. La controverse tourne en boucle dans les médias et détourne l’attention des initiatives prises par Obama pour relancer l’économie et de ses projets ambitieux pour l’assurance maladie ou la lutte contre le réchauffement climatique. Certains pensent d’ailleurs, qu’Il s’agit d’un complot qui se poursuit contre l’Amérique, que des stratèges ont voulu abattre pour ériger un nouveau centre de décision avec l’argent détourné et sur les cadavres de banques et d’entreprises US. Ce scénario n’a pas abouti totalement mais a entamé un peu le statut d’hyperpuissance qu’étaient les USA. Avec leur attitude de comptables de petits sous, les Américains n’aident pas la nouvelle équipe dirigeante à travailler dans la sérénité. Encore une fois ils se montrent très primaires dans leurs réactions ! même si l’Administration Obama et via le Congres, récupèrera les primes par le biais d’une loi que démocrates et même républicains promulgueront sans délai. Les Américains auraient dû manifester cette vigilance envers Bush !?

Thameur MAATOUG

La real politik du dollar

La Fed vient d’annoncer mercredi 18 mars 2009 son intention d’acheter pour 300 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain sur les six prochains mois. Il s’agit de son premier achat de papier souverain à grande échelle depuis le début des années 60. La banque centrale veut aussi augmenter ses achats de titres obligataires reposant sur la titrisation de crédits dans l’immobilier résidentiel.
Cette décision traduit la Real politik du dollar, qui dans un premier temps se manifestera par une chute, suivi d’un retour en force dans un deuxième temps. La dégringolade de la parité du dollar par rapport à un panier de devises ou encore et surtout par rapport à l’euro ne s’étendra pas au delà de six mois et n’atteindrait pas son plus haut niveau enregistré le 15 juillet 2008 avec 1,60 dollar pour un euro. Le statut du dollar en tant que valeur phare est loin d’être entamé, mais la Fed veut l’aider à refléter son vrai état de santé résultant de la crise, mais qui reste conjoncturel et ce avant de rebondir sur une nouvelle base. Cette opération historique de la Fed, redonnera davantage de confiance dans le dollar, dès la fin de 2009. C’est la position de certains analystes comme Michael Woolfolk, cambiste à la Bank of New York Mellon à New York et Ronald Simpson, chez Action Economics en Floride. D’autres  comme Alan Ruskin, chez RBS Greenwich Capital, contestent le statut du dollar et comparent sa chute à celle de ‘Rome’ sur le Potomac.

Thameur MAATOUG 

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