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avril 2009
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Archive pour avril 2009

Un petit pas pour les batteries, un grand pas pour l’Homme

Excellente nouvelle pour les constructeurs automobile dans leur course à la mise au point d’une voiture hybride performante. Nous savons que le casse-tête auquel ils sont confrontés consiste en une batterie légère, puissante et durable. Or voici que les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) viennent de déclarer avoir conçu une pile miniaturisée et très performante idéale pour l’automobile électrique et les téléphones portables. Ces batteries bien que plus petites que les Lithium-Ion actuelles, dégagent une puissance trois fois supérieure. Ceci est rendu possible grâce à un nouveau procédé aussi ingénieux que surprenant : des virus génétiquement modifiés sont attirés par un nanotube en carbone qui remplace l’anode en phosphate de fer habituelle. Ces virus, en s’assemblant, créent une sorte de filament qui augmente la densité d’énergie. Par ailleurs deux chercheurs du même MIT avaient déclaré, au mois de mars, avoir mis au point une technologie permettant de recharger la batterie d’un téléphone portable en moins de 10 seconde ou celle d’une voiture électrique en moins de temps que pour faire le plein d’essence et ce grâce à une accélération du transit des électrons entre les deux bornes de la batterie. Autre avantage : ces batteries peuvent être rechargées cent fois sans perdre de leur potentiel. Cependant il faudra attendre encore quelques années pour pouvoir fabriquer ces batteries en série bien que deux entreprises, dont le nom n’a pas été divulgué, en aient déjà acquis la licence. 

Lancement de la Bibliothèque numérique mondiale

C’est au siège de l’Unesco, le 21 avril prochain que la Bibliothèque numérique mondiale (BNM) sera lancée. Ce site Internet proposera gratuitement un ensemble unique d’ouvrages et documents sonores provenant de diverses bibliothèques et archives situées aux quatre coins du monde. On peut naviguer sur le site de la BNM via l’une des sept langues suivantes : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe. Quant aux contenus, ils sont proposés dans un nombre de langues beaucoup plus important. Si l’un des principaux contributeurs de cette opération est la Bibliothèque du Congrès américain, et que le projet a été réalisé par une équipe de cette institution pionnière qui compte des millions d’ouvrages, il ne demeure pas moins que 32 autres partenaires ont pris part à l’initiative de l’ONU part dans les préparatifs.

Outre la réduction de la fracture numérique, le projet auquel des bibliothèques nationales et institutions culturelles de pays comme le Brésil, l’Arabie saoudite, la Chine, Les USA, la France, l’Egypte, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie ont en effet contribué, vise à mettre à la disposition des internautes un continu culturel riche et diversifié pour promouvoir la compréhension entre les peuples et les nations, et fournir des matériaux aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants et aux élèves ainsi qu’au grand publique. Une opération de promotion du dialogue entre les cultures sur fond de multilinguisme. Une nouvelle pierre qui s’ajoute à l’édification d’un village planétaire gardant sa diversité et rapprochant davantage l’avènement d’un monde essentiellement numérique.

Thameur MAATOUG

La pépinière Google

Google Ventures, qui vient d’être lancé par la firme Mountains View, n’est  pas un simple fonds de capital-risque, pour aider les jeunes pousses innovantes dans le domaine des nouvelles technologies, mais une véritable pépinière de Start-up. Les directeurs associés de cette nouvelle entité, Rich Miner et Bill Maris, ont été explicites en déclarant :
“En empruntant les bonnes pratiques déjà utilisées par d’autres fonds d’investissements, et en les combinant à notre expertise technique et à la popularité de notre marque, nous pensons que nous pouvons trouver des start-up dotées d’un bon potentiel de développement et les encourager à bien s’implanter dans leur secteur d’activité”.
Des domaines d’activité sont privilégiés et ont la priorité, comme, par exemple, les services Internet, les technologies propres, les biotechnologies et les soins médicaux. Cette démarche, s’inscrit, à mon avis dans le droit fil des objectifs de développement durable et de respect de l’environnement, prôné par les Organisations multilatérales, et notamment onusiennes. L’institut 3C Etudes, tout en saluant l’initiative citoyenne de Google, est à même d’identifier des projets porteurs et d’inviter quelques promoteurs à s’adresser à ce fonds. Le secteur dessoins médicaux constitue une piste parmi d’autres.
Thameur MAATOUG

Les nouveaux processeurs d’Intel

En novembre dernier Intel a annoncé la sortie d’une nouvelle série de processeurs développés sous la micro-architecture Nehalem, assurant une meilleure gestion de l’énergie et une optimisation des performances. Cette gamme de processeurs à 4 cœurs baptisée Core i7 utilise des transistors gravés à 45 nanomètres. « Elle est destinée aux PC de bureaux et permet d’accélérer le montage vidéo de 40 % par rapport à la version précédente de la puce sans pour autant consommer davantage d’énergie, en attendant des déclinaisons ultérieures pour matériel professionnel » a annoncé un communiqué du fondeur de Santa Clara.
C’est maintenant chose faite. Au mois de mars Intel a dévoilé sa nouvelle gamme de 17 processeurs Xeon 5500 destinée à des applications professionnelles, comme les serveurs informatiques ou les supercalculateurs. Intel qualifie le lancement de ces nouveaux processeurs comme le plus important depuis bientôt 15 ans, c’est-à-dire depuis le lancement de Pentium Pro.
Ces quadri-cœurs gravés en 45 nm et basés sur l’architecture Nehalem pratiquent une gestion intelligente de la consommation énergétique due à l’intégration de nouveaux interrupteurs électriques Power Gates, autorisant la coupure sélective de l’alimentation des différents cœurs, engendrant par là une baisse de 50 % par rapport aux précédents processeurs les Xeon 5400.
Du côté des performances, ces Xeon nouvelle génération s’enrichissent de deux technologies : le Turbo Boost qui sert à moduler les performances du processeur en fonction des besoins de l’utilisateur et l’Hyper-Threading qui autorise chacun des quatre cœurs à traiter en simultané des données sur deux files (threads). Ils s’enrichissent également d’un bus QPI (Quick Path Interconnect), ayant pour vocation d’accélérer le débit des données à traiter.
HP, Dell et IBM ont déjà annoncé la commercialisation de nouveaux serveurs équipés des Intel Xeon 5500.

Exportation des services de santé : décupler les recettes à l’horizon 2016

C’était lors d’un déjeuner-débat, organisé le 27 mars par la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie ( CTFCI ), en marge des 2èmes rencontres franco-tunisiennes du thermalisme et de la thalassothérapie, que le ministre tunisien de la Santé, M. Mondher Znaïdi, a présenté le plan (la stratégie nationale) du ministère en matière de services de santé, orientés aussi bien vers les citoyens tunisiens que vers les étrangers et ce à l’horizon 2016. En effet la position de la Tunisie en  tant que destination et pôle de services de santé s’affirme de jour en jour. Elle combine compétences médicales et attractions touristiques de haute qualité et à des prix compétitifs. La stratégie nationale a pour objectif de multiplier par 10 le chiffre d’affaires du secteur des exportations des services de santé à l’horizon 2016. Pour mieux encadrer cet effort de développement, le plan prévoit la création d’un organisme spécialisé dans la promotion des investissements et des exportations dans le secteur de la santé. Une sorte d’API-FIPA pour la santé, d’un côté, et de l’autre la création d’un mécanisme d’accréditation et de certification des établissements et des compétences, piloté par un organisme indépendant. Et ce outre la mise en place au sein du ministère de la Santé publique d’une direction générale chargée du secteur privé y compris le tourisme de santé et la thalassothérapie.

Le volet de la formation devrait connaître lui aussi, une évolution tangible, en renforçant l’enseignement des sciences infirmières, avec notamment la création de cinq (05) instituts supérieurs, d’une part, et par un meilleur ciblage des spécialités médicales, notamment dans les domaines de la gériatrie, la chirurgie esthétique, la chirurgie cardiovasculaire, l’orthopédie,…), d’autre part. Ce couplage entre formation et développement de l’infrastructure sanitaire, vise à promouvoir le tourisme médical avec l’encouragement à la création davantage de structures spécifiques de bien-être médical au sein des espaces touristiques, et de résidences médicalisées, pour l’accueil des patients étrangers et notamment les personnes âgées. Certains chiffres significatifs attestent du degré de développement atteint par le secteur de la santé. Sur les 12000 médecins qui exercent en Tunisie, la moitié est affectée dans le secteur privé qui dispose de 70 à 75% des équipements médicaux de pointe (IRM- Scaner-…).

L’intérêt porté à ce secteur porteur, est manifesté aussi bien du côté des promoteurs locaux que de la part des investisseurs étrangers. Des opportunités de partenariat rentable s’offre à eux et notamment avec les Français qui sont fortement présents sur le marché avec notamment des importations tunisiennes de médicaments des Laboratoires français, pour 239 millions de dinars par an, en plus des investissements directs réalisés par lesdits laboratoires s’élevant à 50 millions de dinars. Des chiffres parmi d’autres qui montrent le degré d’engagement partenarial tuniso-français et qui justifie l’idée d’impliquer les organismes de sécurité sociale et d’assurance-maladie français dans cette nouvelle dynamique. Cette ouverture tunisienne s’adresse également aux autres investisseurs étrangers, notamment européens.

C’est au cours des débats, qu’on a pu entendre  des témoignages de satisfaction émanant d’opérateurs étrangers, qui ont souligné au passage une lourdeur administrative avec des délais de procédures de plus d’un mois concernant les AMC ( Autorisation de Mise à la Consommation). Dans sa réponse le ministre de la Santé a réaffirmé que le but de ces différents contrôles sur les produits importés est de protéger le consommateur. Cela n’empêche que le ministère et des commissions de réflexion sont ouverts pour recevoir toute réclamation et étudier toute situation dans le but d’alléger les délais de procédure, a ajouté M. Znaïdi.

Thameur Maatoug

Hazard et bien-être

Un participant au déjeuner-débat organisé par la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI), en présence de M. Mondher Znaïdi, ministre de la Santé publique, a contesté la position au deuxième rang de la Tunisie, après la France, dans le secteur de la thalassothérapie. Il revendique la première place pour la Tunisie. Il avance comme argument que la France est plutôt leader mondial en thermalisme, filière qui représente 90% de son chiffre d’affaires des SPA ( Soins Par l’Eau). Peu importe, être en première ou en deuxième position, l’essentiel c’est l’esprit de partenariat avancé qui s’est dégagé entre les opérateurs français et tunisiens du secteur lors de rencontres « B to B ».La France, forte de son expérience dans le domaine des soins par l’eau (SPA), est consciente du développement rapide de ce secteur en Tunisie et de ses perspectives en tant que filière indissociable de l’offre de services de santé, orientée vers une clientèle étrangère de plus en plus nombreuse. Sachant que le cadre législatif tunisien est incitatif en matière d’IDE et jugeant que la Tunisie est entrain de devenir un pôle d’exportation de services de santé, les opérateurs français étaient venus nombreux pour se rendre compte des nouveautés, et des potentialités ainsi que des opportunités. Les deuxièmes rencontres franco-tunisiennes du thermalisme et de la thalassothérapie, organisées à l’initiative de la Mission Economique relevant de l’Ambassade de France en Tunisie, étaient une réussite totale. Durant trois jours du 25 au 27 mars, des intervenants de qualité, ont fait le point du secteur, scruté l’état des lieux tout en se projetant dans l’avenir. Côté français, on peut citer Mme Florence Bouyala-Imbert, Conseiller commercial de la Mission Economique de l’Ambassade de France en Tunisie et Monsieur Thierry Hazard, Architecte Spa et Bien-être. Côté tunisien, M. Frej Daouas, Directeur Général de l’Office du thermalisme, Dr. Jalel Dahas , Président de la Chambre syndicale de la thalassothérapie, Dr Amel Jrad, hydrobiologiste du CITET, et qui avaient apporté de valeureux éclairages sur des aspects importants de la réalité tunisienne dans ce domaine.

Avant de revenir sur l’apport de M. Hazard dans le domaine des SPA et du Bien-être en général, citons quelques chiffres. En effet, le secteur de la thalassothérapie accueille 250 mille curistes par an, à 95% étrangers, recevant des soins dans une quarantaine de centres répartis entre le Nord et le Sud avec une forte concentration à Hammamet et à Djerba. Ces centres seront au nombre de 60 à la fin de l’année 2010. Quant au volet thermal, il faut dire qu’il n’est pas encore aussi performant que celui de la Thalassothérapie, avec seulement 150 mille curistes par an, moitié locaux, moitié étrangers. Un grand travail attend cette niche qui capte 0.5% des touristes du monde.

Mais ce travail ne doit pas être fait sans âme, et d’une manière purement industrielle. C’est le concept que défend l’Architecte Thierry Hazard, spécialiste des édifices et structures de Soins par l’eau (SPA). Il prône que l’Homme soit le centre de tout projet de SPA. L’objectif  est d’apporter dans ce lieu le bien-être à l’Homme. Pour y parvenir, Il faut que le lieu apporte ondes positives et sérénité au curiste à travers des soins visant son corps, son esprit et son âme. Mais pour réussir à débarrasser un visiteur d’un SPA de sa fatigue physique et psychique, il faut que le lieu soit approprié pour assurer cette fonction complexe. Dans sa démarche, notre architecte, commence par se rendre sur les lieux dans le but de sonder l’énergie du sol, et s’intéresser à l’Histoire et aux racines particulières du lieu d’implantation du projet. Il s’intéresse également au promoteur, aux valeurs spécifiques de la marque, pour pouvoir aller plus loin dans la conception d’un projet identitaire, unique. L’orientation, la lumière sont approchées dans le cadre d’un travail profond sur l’intériorité et le spirituel, car ce qui est beau se vit par l’âme. Cette approche n’a rien de religieux même si les mosquées, les églises, les couvents et monastères, sont des lieux de paix car les prières chargent ces lieux d’énergie positive. Bref un SPA identitaire se construit, se crée autour d’une histoire ou d’une légende, pour mieux atteindre l’objectif de bien-être. Rien ne doit être laissé au hasard, mais tout le projet dès son départ doit être mis entre les mains de M. Hazard.

Thameur Maatoug

Le marchand de Rolex

Incontestablement communicateur de grand talent et homme de toutes les audaces, Jacques Séguéla a souvent été victime de sa tendance à en faire trop. Et là, il en a fait vraiment trop. Il a déclaré, le 13 février dans l’émission Télématin de France 2, en voulant défendre le côté bling-bling de son ami Nicolas Sarkozy « comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex, si à 50 ans on n’a pas de Rolex, on a quand même raté sa vie » (ndlr : une montre Rolex coûte entre 3 000 et 35 000 euros). Il a depuis regretté sa bourde la qualifiant de plus grande « connerie » de sa carrière.
En fait, Séguéla a voulu rendre service à son président comme il l’a fait dans d’autres circonstances. Ne se targue-t-il pas, à tout bout de champ, d’être l’artisan de la rencontre de Sarkozy avec Carla Bruni ?
Ce « fils de pub » qui a fait fortune en vendant des slogans Citroën et qui a fait la gloire de Mitterrand pendant les campagnes de 1981 (La force tranquille) et de 1988 (Génération Mitterrand) vit une fin de carrière publique bien agitée et contrastée. Lui qui votait à gauche depuis 50 ans et qui a voté Ségolène Royal au premier tour a fait sensation en votant Sarkozy au second.
Mais voilà que le 30 mars la Rolex refait parler d’elle. Au cours d’une vente aux enchères d’une centaine d’objets personnels appartenant à des célébrités et dont les revenus seront versés à des associations caritatives, Séguéla a mis en vente sa Rolex. En fait ce n’était pas la sienne. Il venait de l’acheter spécialement pour la présenter à la vente. Ironie du sort, il n’avait jamais eu de Rolex.

Mahmoud ANNABI