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12.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Le Figaro.fr le 21/04/2009
L’eau du robinet contient deux fois moins d’hormones que celle commercialisée en bouteilles en plastique.
Le plastique des bouteilles libère des perturbateurs endocriniens dans l’eau minérale. Ils pourraient avoir des effets sur la santé, y compris à faibles doses.
L’eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d’hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l’eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l’eau ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens. Leurs effets à très faible dose sont encore très mal connus, mais ils sont soupçonnés de modifier chez l’homme le développement et les fonctions sexuelles et reproductrices. L’étude conduite par deux chercheurs allemands est publiée dans
Martin Wagner et Jörg Oehlman, de l’université Goethe, basée à Francfort, ont sélectionné vingt emballages en plastique d’eaux minérales vendues en Allemagne. Ils ont tous en commun de contenir du polyéthylène téréphthalate (PET). Ce plastique est présent également dans les bouteilles en plastique de boissons gazeuses, d’huile de cuisine et il tapisse aussi l’aluminium recouvrant l’intérieur des briques de boissons de plusieurs marques. Le PET assure à la fois «la transparence du plastique, sa résistance aux chocs, son faible poids et son imperméabilité à l’eau, aux gaz et aux arômes».
«Le travail des deux toxicologues allemands est sérieux et intéressant», souligne d’emblée René Habert, professeur à l’université Paris-VII, qui dirige l’unité gamétogenèse et génotoxicité (CEA-CNRS). Pour mettre en évidence l’activité hormonale du plastique, Martin Wagner et Jörg Oehlman ont utilisé des levures génétiquement modifiées et des petits escargots d’eau douce, deux modèles de laboratoire classiques pour ce type d’étude. Les levures réalisées à partir d’OGM ont la particularité de changer de couleur en présence d’infimes quantités d’hormones. Chez les petits mollusques, c’est leur reproduction et leur multiplication qui peuvent varier considérablement en fonction des hormones présentes dans l’eau.
Le comportement des levures et des mollusques après un long séjour de près de deux mois dans l’eau n’est pas le même dans les vingt bouteilles en plastique de différents types et les bouteilles témoin en verre. Pas du tout, même. Dans douze d’entre elles, les chercheurs ont noté dans l’eau des bouteilles en plastique une activité hormonale deux fois plus élevée sur les levures. Les mollusques, qui se reproduisent par parthénogenèse (sans mâle), ont eu deux fois plus de petits escargots dans les bouteilles en plastiques à cause des hormones féminines. Ils ont noté aussi deux choses intéressantes : l’eau ayant séjourné dans les briques est plus polluée par ces perturbateurs. En revanche, l’eau des bouteilles en plastique réutilisables - conçues pour être plongées dans l’eau bouillante pour être désinfectées, pratique courante en Allemagne - est moins polluée que les autres dès la deuxième utilisation.
Secret industriel
Sans surprise, l’étude a déclenché une levée de boucliers des industriels des plastiques alimentaires. Le BFR, l’organisme allemand chargé de l’évaluation du risque, a publié un communiqué pour préciser que les résultats de cette étude ne permettent pas de conclure à un risque pour
«Il y a un défaut d’informations sur les emballages alimentaires. On n’arrive pas à connaître leur composition», relève René Habert qui a récemment montré l’effet toxique d’un phtalate contenu dans le plastique sur des cultures de cellules de testicules. Secret industriel oblige, les toxicologues ont toutes les peines du monde à obtenir la composition précise des produits, comme le déplore aussi Gilles Husson, président de l’Association scientifique européenne pour l’eau et la santé.
Aujourd’hui, le marché de l’eau minérale est aussi contesté pour des raisons environnementales. Il faut sept litres d’eau pour fabriquer une bouteille en plastique et leur commercialisation nécessite des kilomètres de déplacement alors qu’une eau de qualité coule de nos robinets.
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9.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans lepoint.fr le 08/05/2009
Le premier constructeur automobile mondial, le japonais Toyota, a annoncé vendredi une perte beaucoup plus lourde que prévu et la toute première de son histoire lors de l’exercice 2008-2009, frappé par l’effondrement de ses principaux marchés et une coûteuse flambée du yen. Toyota a subi, au cours des douze mois d’avril à mars, une perte nette de 436,9 milliards de yens (3,3 milliards d’euros) et une perte d’exploitation de 461,1 milliards de yens (3,5 milliards d’euros). Son chiffre d’affaires a plongé de 21,9% sur un an à 20.529,6 milliards (155 milliards d’euros).
C’est la première fois que Toyota, fondé il y a 72 ans et qui vient de se couronner numéro un mondial, termine un exercice sur un résultat d’exploitation dans le rouge depuis qu’il a commencé à publier ses résultats en 1941. Pour le seul trimestre de janvier à mars, la perte nette de Toyota a atteint le montant colossal de 765,8 milliards de yens (5,9 milliards d’euros), soit plus que celle subie au cours de la même période par l’américain menacé de faillite General Motors (6 milliards de dollars, soit 4,5 milliards d’euros). Cette contre-performance, qui tranche avec le bénéfice net record réalisé en 2007-2008, s’avère nettement pire que la perte nette de 350 milliards et le déficit d’exploitation de 450 milliards que pronostiquait le groupe.
Lire l’intégralité de l’article sur le site lepoint.fr : Toyota plonge dans le rouge pour la première fois de son histoire
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9.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans silicon.fr le 04-05-2009
Près de 16 % de chute sur le marché mondial des téléphones mobiles. Nokia passe sous la barre des 100 millions d’unités vendues.
L’année commence mal pour le marché mondial du téléphone mobile. Selon IDC, les constructeurs ont vu leurs ventes reculer de 15,8 % au premier trimestre 2009 à 244,8 millions d’unités contre 290,8 millions un an plus tôt. “Le déclin du premier trimestre 2009 est particulièrement élevé à cause de la faible demande des utilisateurs finaux, la volatilité des devises, et le manque de crédits pour les commerçants alors que consommateurs et distributeurs s’adaptent à la récession”, analyse IDC.
Si les principaux constructeurs sont touchés, certains le sont plus que d’autres. Motorola décroche le pompon. L’absence de produits réellement innovants ces derniers temps se révèle catastrophique pour le groupe qui voit ses ventes chuter de 46,4 % à 14,7 millions d’unités (contre 27,4 au premier trimestre 2008). “Moto” ne détient plus que 6 % du marché contre plus de 9 % un an plus tôt.
Une chute des parts de marché qui profite essentiellement à Samsung et LGE. Malgré des ventes en baisse, respectivement de -0,9 % et -7,4 %, les deux entreprises sud-coréennes voient leurs parts de marché passer de 15,9 à 18,8 % et de 8,4 à 9,2 %. Pour des ventes respectives de 45,9 et 22,6 millions d’unités.
A sa manière, Nokia tente de limiter la casse avec une baisse de “seulement” 19,3 %. Mais avec 93,2 millions de téléphones vendus en début d’année (contre 115,5 %), le finlandais tombe sous la barre des 100 millions pour la première fois depuis deux ans et ne détient plus que 38,1 % du marché (39,7 % en 2008). Mais, selon IDC, le constructeur maintient une marge brute élevée de 33,8 % sur ses produits et services, grâce au succès du modèle 5800 XpressMusic et le lancement de services tels que Comes With Music, Nokia Messaging, Ovi Store, et Point and Find.
Sony Ericsson glisse de 35 % à 14,5 millions d’unités (22,3 en 2008). Sa part de marché tombe sous les 6 % contre 7,7 à la même période en 2008. Le reste des constructeurs voit leur baisse se limiter à 1,8 % pour près de 54 millions d’unités vendus, soit 22 % du marché (en hausse par rapport au 18,9 % de 2008).
Le salut pourrait venir des smartphones dont la demande annuelle croît de 4 %, particulièrement sur les marchés européens, nord-américain et asiatiques (à l’exception du Japon). “La créativité semble être la clé du succès pour les opérateurs nationaux en ces temps de crise alors que les changements de stratégies commerciales des dernières années sont devenus nécessaires”, estime Ryan Reith, analyste senior pour IDC, “Certains des grands opérateurs dans les marchés matures ont transféré les portefeuilles de produits, et pour d’autres, les smartphones représentent plus de 50 % de leur offre. Nous croyons que cette stratégie va se poursuivre, à travers une augmentation des terminaux centrées sur les médias et la messagerie, afin de permettre aux exploitants de maintenir le niveau de leurs revenus.”
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8.5.2009 par Thameur MAATOUG.
De la quasi-faillite en 2003, Alstom vient de réaliser un milliard d’euros de bénéfice pour son dernier exercice clôturé le 31 mars 2009. Un record qu’elle réalise pour la première fois depuis sa création en 1998. C’est l’activité dans les transports ferroviaires - qui a plus que jamais le vent en poupe - qui dope les résultats du Groupe qui multiplie ses contrats de vente de rames de métro et de réalisations de lignes TGV. Les Centrales électriques sont aussi l’autre activité de salut pour Alstom, et de bons rapports avec Areva confirmeraient la tendance haussière des activités du Groupe « ressuscité ».
Thameur MAATOUG
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8.5.2009 par Thameur MAATOUG.
Si les stations-service ont fait connaître au large public d’un grand nombre de pays l’enseigne Shell, il se trouve que le Groupe anglo-néerlandais prévoit de se débarrasser de 70% de ses stations-service françaises, avec la mise en vente de 240 sur 340. Est-ce déjà l’ère post-pétrole qui se dessine ? Ce n’est pas la première action de désengagement du Groupe vis-à-vis des énergies fossiles qui a déjà vendu ses trois raffineries françaises en 2008 !
Concernant le Centre de recherche de Shell en France, il sera redéployé en Inde et aux
Pays-Bas, quant à la vente à distance elle ira en Afrique du Sud, alors que d’autres fonctions de gestion (services financiers, juridiques…) iront en Pologne. Il s’agit là de plus qu’un remue-ménage, mais d’une véritable mue de Shell. Voici un exemple concret de ce dont a parlé 3C Etudes, comme conséquence à terme pour bon nombre d’industries européennes francophones et dont une bonne partie atterrira en Tunisie, qui n’a sur ce registre pratiquement guère de concurrent à part le Maroc. De conséquences positives timides pour l’instant, on passera bientôt à l’aubaine qui commence déjà à pointer du nez, pour peu qu’on sache s’y préparer au lieu de ressasser un discours aussi infondé que stupide, chez bon nombre de soi-disant experts dont les pronostics se sont avérés sinon tous du moins en grande partie totalement démentis par les réalités constatées !
Thameur MAATOUG
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8.5.2009 par Thameur MAATOUG.
ILIAD, cet acteur majeur sur le marché français des télécoms, appartenant pour ses deux tiers à son fondateur Xavier Niel, a vu son chiffre d’affaires progresser de 42% au cours du premier trimestre 2009. Une performance qui devrait s’inscrire dans la durée, d’ailleurs ILIAD prévoit un milliard de free cash flow ADSL, sur la période 2009-2011. Ces perspectives s’adossent entre autres sur le déploiement de son réseau de fibre optique jusqu’à l’abonné à Paris où il projette d’atteindre 4 millions de foyers d’ici 2012.
Thameur MAATOUG
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5.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans L’EXPRESS.fr, le 30/04/2009
C’est ici ! Amir Weitmann, analyste financier en Israël, auteur de ‘L’affaire Madoff, les secrets de l’arnaque du siècle’, vous a répondu ce jeudi. Voici l’intégralité du chat
tyty : Comment vous êtes vous intéressé à l’affaire ? Avez vous rencontré Madoff ?
Non, pas personnellement.
En fait, après le 11 décembre, j’ai simplement parlé à plusieurs amis et relations qui travaillent pour des institutions financières ayant été touchées par l’affaire Madoff et je me suis rendu compte que ce qu’ils me disaient ne correspondaient pas à ce qu’on peut lire dans les journaux. J’ai donc décidé de mener enquête et d’écrire un livre amenant un autre éclairage, à mon avis plus authentique et proche de la réalité, que ce qui a été écrit jusqu’à maintenant.
tristan : est-ce vraiment l’arnaque du siècle ? N’ y a-t-il pas eu pire avant ?
Non, c’est de très loin l’arnaque du siècle. Rien d’autre ne peut se comparer à l’affaire Madoff, tant par le volume de la perte engendrée que par le temps qu’elle a duré et par son étendue géographique.
benjil : Qui étaient les victimes de Madoff ? Essentiellement des particuliers ou des institutions de la finance ?
Les deux. Madoff a touché le monde de la finance à travers différents vecteurs, qui ont chacun touché des publics différents, et donc son arnaque est véritablement globale et “intersectorielle”, si on peut dire.
Lire l’intégralité de l’article sur le site de l’Express : Tout ce que vous vouliez savoir à propos de l’affaire Madoff
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4.5.2009 par Thameur MAATOUG.
L’UTICA, l’organisme patronal tunisien, a organisé à l’Ariana, le 29 avril 2009 une table ronde pour informer les entreprises adhérentes sur la réforme récente de la Formation professionnelle.
M. Belhassen Dabbebi, représentant le CNFCPP (Centre National de Formation Continue et de Promotion Professionnelle), a animé le débat. Les nouveautés du système tournent autour de trois mécanismes de financement des actions de formation réalisées par les entreprises au profit de leur personnel. D’abords, le Crédit d’impôt, qui consiste en une avance sur la Taxe de Formation Professionnelle « TFP », dont le taux n’excède pas 60%, calculée sur la base de l’année précédant l’année de réalisation des actions de formation. Pour en disposer, l’entreprise doit procéder à une déclaration auprès du service fiscal territorialement compétent.
L’entreprise concernée utilisera directement et souverainement cette avance pour régler les dépenses de formation initiale couvrant l’apprentissage, la formation en alternance et les stages pratiques, d’une part, et de l’autre la formation continue en Tunisie ou à l’étranger. Cette avance est utilisable pour financer également les études et les consultations en formation, ainsi que le traitement et salaire du responsable formation au sein de l’entreprise (pendant trois années seulement).
Les Droits de tirage, constituent un deuxième mécanisme de financement, cette fois par l’Etat, au titre d’activités de formation réalisées au profit de ses agents, et ce en contrepartie de la contribution de l’entreprise à la formation initiale. Ce moyen de financement s’adresse essentiellement aux entreprises non soumises à la TFP et à celles disposant d’une exonération. Mais aussi aux entreprises ayant épuisé l’utilisation de l’avance sur la TFP, ou celles dont le montant de la TFP est inférieur à mille dinars, ou encore à celles dont le montant de la TFP est supérieur à mille dinars mais qui n’ont pas fait recours à l’avance. Enfin cet outil s’adresse également aux artisans et petits métiers. Cet outil de financement couvre, les activités de formation continue en Tunisie dans un cadre individuel ou collectif, les études et les consultations en formation, les actions collectives réalisées dans le cadre du partenariat avec les organisations professionnelles ainsi que les actions de validation des acquis de l’expérience.
Les objectifs de cette réforme est d’en faire bénéficier 8000 entreprises et réaliser 300000 participations en 2009. L’enveloppe des ressources collectées par le biais de la TFP s’élève à 80 millions de dinars, mais elle n’est qu’à moitié utilisée. Le but étant de pouvoir affecter en 2009, 45 millions de dinars sous forme de crédit d’impôt et 15 millions de dinars sous forme de Droits de tirage. Le dernier outil de financement concerne les dispositions de l’article 39 du Code d’incitation aux investissements, stipulant le financement des programmes de formation du personnel des entreprises réalisant un investissement technologique au vu de la maîtrise des nouvelles technologies, l’amélioration de la productivité et l’augmentation du taux d’intégration locale. Le montant maximum de la prise en charge par l’Etat est fixé à 125 mille dinars et peut doubler pour des investissements d’une importance particulière.
1 dinar tunisien = 0,54 euro
Thameur MAATOUG
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2.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans l’Expansion.com – en date du 30/04/2009
Le constructeur automobile américain, fragilisé par la crise, s’est placé sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites, a annoncé
Le président Barack Obama a annoncé jeudi le dépôt de bilan de Chrysler en même temps qu’une alliance avec son concurrent italien Fiat qui doit non seulement assurer la survie du groupe américain, mais faire de lui le 6e constructeur automobile mondial.
L’opération de sauvetage de l’un des trois grands de Detroit prévoit une prise de participation initiale de 20% et pouvant aller jusqu’à 35% de Fiat dans Chrysler, une autre de 8% du gouvernement américain (une intervention historique de sa part dans l’industrie automobile), et une de 2% du gouvernement canadien, a indiqué
Un nouveau fonds assurant la couverture santé des retraités de Chrysler, contrôlé par le syndicat UAW, recevra 55%.
Le gouvernement américain se dit prêt à accorder 8 milliards de dollars supplémentaires à la survie de Chrysler, pendant la procédure de dépôt de bilan et après.
Selon de hauts responsables de l’administration, le plan ne devrait entraîner ni suppression d’emplois, ni fermeture immédiate d’usines.
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