Archive pour août 2009

La première voiture électrique sera chinoise


Sacrés Chinois ! Après avoir dépassé les occidentaux dans plus d’un domaine, les voilà qu’ils leur dament le pion dans le secteur qui représente le plus leur « way of life » : la voiture. En effet, si des firmes prestigieuses tant américaines qu’européennes ou japonaises pataugent encore dans leurs recherches sur la voiture électrique ou même hybride, la société chinoise BYD vient d’annoncer le lancement d’une  voiture 100% électrique pour la fin de 2009 et sa commercialisation aux USA en 2011.

BYD (pour Build Your Dreams) est une entreprise chinoise relativement récente. Elle fabrique depuis ses débuts, en 1995, des batteries pour téléphone portable. Elle s’est hissée en quelques années au deuxième rang mondial, assurant 65% des batteries au nickel-cadmium et 30% des batteries au lithium-ion. En 2003 elle s’est lancée dans la construction automobile. Elle a commencé par produire quelques modèles hybrides avant de penser à une voiture 100% électrique. Pour ce, BYD a développé un nouveau type de batteries, au lithium-fer, moins polluantes, beaucoup plus sûres et bien moins chères. Elles équiperont le modèle E6, qui pourrait s’imposer comme la première voiture électrique de série mise en vente dans le monde. La E6, véhicule 5 places, disposera d’une autonomie de 300 voire 400 km et pourra atteindre la vitesse de pointe de 160 km/h. Un système de recharge rapide devrait permettre de faire la moitié du plein en dix minutes.

Par ailleurs, les autorités chinoises favorisent la production de « véhicules propres », dans le but de lutter contre la pollution de l’air. Selon certains analystes, la taille du marché automobile chinois devrait être multipliée par dix d’ici 2030; la consommation de carburants bondira de 100 millions à 500 millions de tonnes. Cela se traduira par une hausse vertigineuse de dégagement de CO2, alors que la Chine a déjà dépassé les USA comme principal pays producteur de gaz à effet de serre.

Face à ce cauchemar écologique annoncé, les autorités chinoises ont récemment décidé de subventionner tout achat d’un véhicule hybride ou électrique. L’état incite également les compagnies urbaines de taxis à s’équiper de ce type de véhicules alors que les acteurs nationaux et régionaux du secteur de l’énergie se voient imposer le développement de réseaux de stations de rechargement électriques.

 BYD sera le principal bénéficiaire de cette politique industrielle. Son fondateur, Wang Chuanfu, ambitionne de devenir le plus grand constructeur automobile de Chine en 2015 et le premier mondial en 2025.
La reconnaissance de la justesse de vue de BYD et du sérieux de ses travaux est venue de l’occident : le milliardaire américain
Warren Buffet a acquis en septembre 2008 près de 10% du capital de la firme chinoise (depuis, la valeur de ses actions a quintuplé) et au mois de mai dernier Volkswagen a signé avec elle un contrat de collaboration électrique.

Le mystère de l’échouage de cétacés vivants


Parfois, il y a de ces énigmes face auxquelles les scientifiques ne peuvent que présenter des hypothèses, faute d’explication rationnelle. L’échouage massif des cétacés en fait partie. Ce phénomène est néanmoins connu depuis fort longtemps : Aristote en parlait déjà il y a 2 400 ans. Cependant, si mystère il y a, c’est qu’on assiste à l’échouage de mammifères vivants ; car celui d’animaux morts est un fait mieux connu et beaucoup plus fréquent. En effet, 95% des animaux marins trouvés échoués sont morts en mer et rejetés par les courants. Il faut noter, également, que seul un faible pourcentage de ces animaux parvient à terre, car la majorité des cadavres coulent ou sont dévorés en pleine mer par des nécrophages.  L’échouage d’animaux morts concerne toutes les espèces mais dans des proportions différentes. Les causes sont diverses. La mort est soit naturelle (vieillesse ou maladie), soit accidentelle. Dans ce dernier cas la responsabilité de l’homme est évidente : collision avec un navire, ingestion de corps étrangers (des sacs en plastique ou même des bâches de grandes dimensions), pollution (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds) et capture accidentelle par des chaluts et des filets de pêche géants.
La grande énigme est donc ces cétacés qui viennent s’échouer en masse sur les rivages. Les hypothèses les plus farfelues sont avancées. Les médias ont tôt fait de chercher des explications romanesques : ne parlent-ils pas de « suicide collectif » des baleines. Les spécialistes de la faune marine ont présenté quelques hypothèses plausibles :

·   Ces animaux, qui vivent en groupes pouvant atteindre des centaines d’individus, suivent dans leurs déplacements un guide qui, trop vieux ou malade, pourrait perdre sa route et irait s’échouer entraînant toute la bande.

·   L’influence magnétique est particulièrement citée. En effet, les cétacés sont dotés d’un sonar naturel et s’orientent par écholocation. Or, ce système serait très sensible aux fluctuations des ondes émises par d’autres sources susceptibles de les perturber profondément : orages, trafic maritime, manœuvres navales, recherches sismiques, etc.

Mais personne n’a aujourd’hui de réponse définitive. L’échouage massif de mammifères marins vivants reste mystérieux. C’est, en tout cas et avant tout, un drame écologique.

Le bio n’aurait aucune supériorité nutritionnelle


La parution d’une étude sur les produits bio, à la fin du mois de juillet, a fait l’effet d’une bombe. En effet les résultats de cette étude affirment que manger « bio » n’aurait aucun intérêt pour la santé. Vous imaginez le tollé que cela a dû provoquer tant au niveau des consommateurs partisans du bio, qui paient plus cher (environ 25%) des produits qu’ils considèrent meilleurs pour leur santé, qu’à celui des producteurs qui exploitent un filon qu’ils ne sont pas prêts à perdre.

L’étude réalisée par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine pour le compte de l’Agence britannique des normes alimentaires (Food Standards Agency), consistait en un examen systématique de 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années. C’est l’étude la plus complète dans ce domaine jamais réalisée à ce jour, d’après l’agence britannique. Elle comprend deux parties distinctes : La première est une comparaison de la composition en éléments nutritifs des produits bio et des produits conventionnels ; et la seconde est un examen des avantages pour la santé que procurerait une alimentation bio.

Les résultats de cette étude révèlent que les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires et n’offrent pas d’avantages nutritionnels supplémentaires. Que ce soit vis-à-vis des apports en calcium, en fer ou en vitamine C. Selon le directeur de la FSA  « cela ne signifie pas que les gens ne doivent pas manger des aliments biologiques. Cela montre qu’il y a peu de différence biologique entre la nutrition bio et l’alimentation conventionnelle et qu’il n’y a aucune preuve que les produits bio offriraient plus d’avantages pour la santé que des aliments traditionnels. Il existe, cependant, beaucoup d’autres raisons pour choisir de manger bio, telles que les préoccupations pour l’environnement et pour le bien-être des animaux ».

Il s’agit sûrement d’un coup violent porté à un secteur en plein développement. Le marché mondial du bio était estimé à 48 milliards de dollars en 2007.

Woodstock, quarante ans déjà

Woodstock ! Un mot magique qui claque joyeusement dans les oreilles de ceux qui avaient vingt ans à l’époque, c’est-à-dire les sexagénaires d’aujourd’hui. Eh oui Woodstock a quarante ans déjà ! Ceux qui ont vécu les sixties s’en souviennent. Les autres, ils ont dû en entendre parler par leurs aînés, surtout s’ils raffolent de la musique de ces glorieuses années soixante.

Woodstock, c’est le nom d’un gigantesque festival de musique rock qui s’est tenu du 15 au 18 août 1969 dans le village qui lui a donné son nom situé dans la campagne new-yorkaise. Trente-deux têtes d’affiche, la crème du genre, se sont relayé pendant quatre jours pour donner le meilleur d’eux-mêmes et jouer pour 500 000  hippies qui prônaient l’amour et la paix (love and peace) alors que la guerre du Vietnam faisait rage. Il y avait Jimi Hendriks, Janis Joplin, Santana, The Who, Joan Baez, Joe Cocker, et j’en oublie.

Cependant, ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le festival de Woodstock n’a pas eu lieu à Woodstock mais dans le village de Bethel à 70 km de là. Mais pourquoi ? Au départ, les organisateurs avaient choisi Woodstock parce que Bob Dylan y habitait. C’était espérer sa présence sur l’affiche. Raté : le maître du folk-song et ses voisins refusèrent que leurs prés soient fleuris d’une foule prônant l’amour et le joint. Ils ont alors opté pour Bethel qui dira oui. Mais les billets et les affiches avaient déjà été imprimés et c’était trop tard pour les changer.

Bethel s’apprête à fêter cette année les quarante ans de son festival de…Woodstock.

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