Trop d’inconvénients plaident contre l’adoption de la voiture électrique dans un futur proche. Et même à plus long terme, selon une étude du cabinet de conseil américain Oliver Wyman qui lui prédit une part de marché de seulement 3% à l’horizon de 2025. Cette étude baptisée « e-mobility 2025 » et publiée lundi dernier prévoit un décollage besogneux de la voiture écologique : moins de 10 000 véhicules totalement électriques seront vendus dans le monde à la fin de 2009. Les voitures hybrides n’auront pas un meilleur sort : quelque 2,5 millions d’unités pour un total de 850 millions de voitures traditionnelles. Elles ne dépasseront pas 16% du parc dans 15 ans.
Mais pourquoi une telle lenteur ? En fait, il reste trop d’obstacles à franchir et le consommateur n’est pas prêt à se jeter dans une aventure dont il ignore l’aboutissement. Il trouve la voiture électrique trop chère et peu performante. Une étude clients, menée par l’institut allemand Puls Marktforschung, fait apparaître que seulement 13% des consommateurs sont prêts à accepter une autonomie de conduite inférieure à
Autre frein à l’adoption de la voiture électrique, et non des moindres, est le manque d’infrastructure adaptée. En effet, si une panne sèche d’essence peut se résoudre après un trajet plus ou moins long à pied ou en stop, un bidon à la main, la panne électrique suppose, elle, une borne de recharge à proximité. Or, la mise en place d’un réseau de stations de recharge dense et efficace est un processus long et coûteux qui n’est toujours pas amorcé. D’autant plus que la standardisation des infrastructures suppose une concertation internationale, préalable à la mise sur le marché, qui n’est pas encore engagée.
La voiture électrique a un grand avenir certes, mais son développement prendra beaucoup plus de temps que ce qu’annoncent les constructeurs.