Mobilité des personnes et des emplois en Méditerranée : une idée pratique

Le discours prononcé par le ministre tunisien de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle des Jeunes, à l’ouverture de la conférence organisée, le mardi 5 janvier 2010 à Tunis, conjointement par  son Département et la Banque mondiale pour présenter et discuter deux rapports de la Banque mondiale sur le thème de l’emploi et l’immigration : « Préparer l’avenir, une perspective à long terme de la mobilité des personnes et des emplois pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord» et « Migration de la main d’œuvre de l’Afrique du Nord : impacts de développements, défis et options de politiques migratoires», était pertinent. En effet la stratégie tunisienne en matière de maîtrise des flux migratoires, telle que étayée dans la communication de Monsieur Slim TLATLI, prend en compte tous les aspects du sujet non seulement en se basant sur les réalités actuelles, mais surtout en intégrant les projections démographiques d’ici l’an 2050, notamment le déficit structurel de l’Europe  estimé à plusieurs dizaines de millions de travailleurs. D’où la nécessité de coordonner les politiques migratoires entre les deux rives du bassin occidental de la Méditerranée. Dans ce sillage, j’avance l’idée pratique de créer un fonds tunisien, à l’image du fonds 21-21, spécial migration, qui sera financé par la CNSS, les banques, l’Etat, et avec le concours d’Institutions européennes, pour accompagner financièrement la formation en Europe de plusieurs dizaines de milliers de diplômés tunisiens actuellement en chômage. Cette formation, qui devrait durer six mois en pays étrangers (Europe, Amérique du Nord, Australie, Japon), sera axée sur le perfectionnement, en langues étrangères, l’utilisation des TIC et accompagnée de stages d’un ou deux mois dans des entreprises étrangères. Ce complément de formation postuniversitaire devrait combler des déficits linguistiques en milieu purement francophone, anglophone, germanophone,…
Les tests d’évaluation débouchant sur un diplôme devraient se dérouler en Tunisie mais par un staff étranger. Cette mesure garantira le retour obligatoire des Jeunes ayant suivi la formation à l’étranger pour alimenter, et le marché de l’emploi local, et ceux de l’étranger. Les candidats retenus pour exercer un emploi à l’étranger seront contraints de cotiser dans ce fonds de la migration pour lui permettre de poursuivre sa mission et atteindre ses objectifs. Les entreprises étrangères qui recrutent ces candidats devraient également contribuer au financement de ce fonds.
Thameur MAATOUG

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160360 Sfax

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