Télétravail : la France à la traîne

Le centre français d’analyse stratégique (CAS) vient de publier une étude sur la situation du  télétravail en France par rapport aux pays de l’OCDE intitulée « Le développement du télétravail dans la société numérique de demain ». Etude commandée par le gouvernement  pour favoriser le développement du télétravail en France où il est moins répandu que dans plusieurs pays industrialisés, tout en évitant les éventuels abus liés à ce genre d’activité. Elle est adossée à des statistiques tirées d’une étude réalisée par l’INSEE, en mars 2009, sur l’usage de l’internet dans les entreprises.

 Mais qu’est-ce, d’abord, le télétravail ? Il peut être défini comme étant le travail qui s’effectue, dans le cadre d’un contrat de travail, au domicile ou à distance de l’environnement hiérarchique et de l’équipe du travailleur, à l’aide des technologies de l’information et de la communication.

En effet, à l’ère du numérique et de la société de connaissance le télétravail ne cesse de prendre de l’ampleur. Les technologies numériques modèlent chaque jour davantage nos modes de vie et par conséquent nos façons de travailler : Internet, les ordinateurs portables et les téléphones mobiles trouvent des applications dans tous les domaines d’activité et sont déjà porteurs de transformations importantes du travail. Elles ouvrent des opportunités inédites à l’essor du télétravail.

Cependant, la France n’atteint que la faible proportion de 7% de travailleurs concernés par le télétravail. Elle accuse un grand retard par rapport à ses voisins européens. Les télétravailleurs dépassent 20% dans les pays du nord (Finlande, Danemark, Pays Bas). Ils représentent entre 15 et 20% dans les pays du centre de l’Europe et anglo-saxons (Allemagne, Royaume-Uni, Suisse) et sont entre 10 et 15% en Grèce, Italie et Belgique.

Pourtant, à l’heure de la crise où tout le monde cherche à faire des économies, le télétravail – total ou partiel – redevient une piste à creuser. Il présente des avantages importants tant pour l’entreprise (économie de bureaux et d’énergie, diminution de l’absentéisme) que pour le salarié (conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle, économie en frais de transport et de garde d’enfants, …).

Le télétravail repose sur un double volontariat employeur-employé. Il nécessite avant tout une confiance mutuelle. Cependant un cadre juridique solide et clair est indiscutablement nécessaire pour que le télétravail ne soit pas une zone de non-droit.

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