Le commerce électronique

Le commerce électronique est une nouvelle facette de la vente à distance (VAD) qui existe déjà depuis le début du siècle dernier sous l’appellation de vente par correspondance. Avec la propagation de l’informatique et de l’internet la vente à distance prend de l’ampleur en utilisant ce nouveau canal qui garantit plus de rapidité et de sécurité. Le client ne sort même plus de chez lui pour poster une commande.

Selon la définition de l’OCDE, le commerce électronique ou e-commerce, est « la vente ou l’achat de biens ou de services, effectués par une entreprise, un particulier, une administration ou toute autre entité publique ou privée, et réalisé au moyen d’un réseau électronique ». On distingue :

– l’échange électronique entre entreprises, souvent appelé B2B (acronyme anglais de « Business to Business ») 

– le commerce électronique à destination des particuliers, ou B2C (« Business to Consumer »). Il s’agit de sites web marchands, type télé-achat 

– le commerce électronique entre particuliers, ou C2C (« Consumer to Consumer »). Il s’agit de sites web permettant la vente entre particuliers (immobilier, bourses, annonces, échanges…) 

– l’échange électronique entre les entreprises privées et le gouvernement, souvent appelé B2G (« Business to Government ») ou B2A (« Business to Administration »).

Parmi les principaux biens et services vendus par internet aux particuliers (B2C), on peut citer :

– les biens culturels, comme les: livres, CD et DVD

– le matériel informatique, hi-fi, vidéo, photo…

– le secteur du tourisme et des loisirs : séjours, voyages, locations, billets de train, d’avion…

– les biens de consommation courante (vêtements, meubles, électroménager, jouets).

En France, selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), le chiffre d’affaires du commerce en ligne a atteint 18 milliards d’euros en 2009 soit 30% de plus qu’en 2008.Les acheteurs sur internet représentent 40% de la population française. Avec ce taux la France est classée 8ème derrière les pays scandinaves, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Allemagne.

En Tunisie, il existe un cadre juridique complet qui régit le e-commerce avec un ensemble cohérent de textes et de plateformes organisationnelles en plus d’une infrastructure de communication adéquate. Mais malgré 3,2 millions d’internautes le commerce électronique peine à prendre son envol avec un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dinars dont 80% réalisés par Tunisair. Pour remédier à cette désaffection il faut commencer par essayer de changer les mentalités et rassurer les clients potentiels. Selon une étude récente 60% des personnes interrogées déclarent craindre l’arnaque en achetant sur internet et qu’elles n’ont pas suffisamment confiance pour donner le numéro de leur carte de crédit.

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Une réponse à Le commerce électronique

  1. Ibrahima dit :

    Le manque de confiance n’est pas d’ailleurs le blocage majeur au développement du e-commerce, d’autres obstacles existent dans beaucoup de pays africains, notamment le Sénégal qui fait fait à l’analphabétisme (60% de la population), faible taux de bancarisation (5% de la population), insuffisance des infrastructures d’accès aux TIC et Internet en particulier, etc. Dans ces conditions, même si l’Etat aménage le cadre juridique et légal pour ces genres d’activités, celles-ci rencontrent des problèmes quant à leur développement.
    Votre article est intéressant et je me suis permis de le reprendre dans mon blog.

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