Les sondages, baromètre politique

• Les plus grandes multinationales dans le monde font confiance à 3C Etudes pour leurs besoins en études et en marketing à l’échelle planétaire
Dans la foulée des événements survenus depuis ce jour béni du 14 janvier, notamment ceux relatifs aux élections en vue de la Constituante et du prochain scrutin du 23 octobre, il y a urgence d’informer le grand public sur les mesures d’audience médiatique (télé, radio, presse) et sondages d’opinion politique qui font souvent l’objet de manipulation et de manigance électorale dans l’intention d’influer et d’agir sur les choix politiques des votants.
C’est ce à quoi s’est consacré mercredi dernier l’institut d’études marketing et de sondages d’opinion 3C Etudes lors d’un point de presse au cours duquel Hichem Guerfali, le directeur général, a présenté aux médias, très nombreux, son expérience assez significative en matière de réalisation des sondages d’opinion et d’audimat.
Un savoir-faire digne de tous les éloges

Créé en 2002, 3C Etudes a exercé ses activités uniquement sur le marché français. En 2006, l’Institut d’études marketing et de sondages d’opinion s’est ouvert sur le Maghreb et l’Europe en introduisant les études en face-à-face et par Internet. En avril 2007, il obtient l’aval de la commission française des sondages
pour effectuer les sondages sur les élections présidentielles françaises. En fait, il est le seul des six instituts engagés dans ces élections à ne pas être français. C’est là une gageure qui mérite d’être signalée. En janvier 2008, 3C Etudes entreprend des démarches pour l’introduction en bourse en France sur Nyse/Euronext Paris. En mars de la même année, 3C Etudes s’engage dans un processus de certification ISO 20252, la norme mondiale spécifique aux études de marchés, études sociales et d’opinion, notamment pour mieux préparer son introduction en bourse, mais aussi pour avoir une reconnaissance internationale.

L’institut 3C Etudes réalise un coup de poker audacieux en annonçant en septembre 2009 son acquisition d’une filiale de BVA (troisième
plus gros institut français), renforçant ainsi sa présence en France et en Europe.

Les mesures d’audience
Dans son point de presse, le manager 3C Etudes a présenté les résultats de la première vague de mesures d’audience télé qu’il vient de réaliser du 6 au 13 juin. Une étude menée sur des bases scientifiques et sur un échantillon de 3.021 individus, représentatif de la population tunisienne âgée de 15 ans et
plus, constituée selon la méthode des quotas.

Cette première vague de mesures d’audience a englobé, en moyenne, 80% des Tunisiens de 15 ans et
plus, soit six millions d’individus qui regardent la télé quotidiennement. Parmi ceux-ci, 71,2% ont regardé Watania 1, 51,3% Hannibal, 35,9% Nessma, 32,2% Al Jazira et 19,9% Watania 2.

Parmi ceux qui ont regardé la télé les 24 dernières heures, 84% ont suivi les infos, soit 67% des Tunisiens âgés de 15 et plus, essentiellement sur Watania 1 (77,8% – 4,07 millions de téléspectateurs), Al Jazira (51,9% – 1,15 million), France 24 (20,1% – 1,05 million), Nessma TV (7,5% – 0,39 million) et Watania 2 (6,8% – 0,35 million).
33,1% ont regardé du foot au cours de la semaine précédant l’enquête (51% chez les hommes). Ils l’ont fait sur Watania 1 (à 71,7% – 1,48M de téléspectateurs), Nessma (22,5% – 0,46M), Al Jazira Sport (21,4% – 0,44M), Watania 2 (12,8% – 0,26M) et Hannibal (8% – 0,17M).
Les sondages d’opinion
Ces mesures d’audience ont été effectuées de manière barométrique à une fréquence mensuelle. Tous les résultats croisés avec les différentes variables de contrôle retenues sont disponibles selon le sexe, l’âge, la région, le milieu et le CSP.

La présentation des résultats du sondage d’opinion politique a focalisé l’attention du public étant donné l’importance de l’événement sur le déroulement de la situation politique. Hichem Guerfali a tôt fait de souligner que seul l’Insitut national des statistiques est qualifié et habitué à fournir des données fiables
pour évaluer telle ou telle situation. Il a commencé par proposer la mise en place d’une réglementation du secteur et l’institution d’un contrôle dont le rôle est d’intervenir à tous les stades de la réalisation de sondages d’opinion politique. Il a également appelé à l’interdiction de la publication dans la presse des sondages d’opinion politique en les limitant à l’usage privé de leurs commanditaires.

Devant l’impossiblilité de trouver un accord entre les différents acteurs du secteur dans ce sens, 3C Etudes ne peut plus se permettre de laisser le champ libre et de demeurer inactif face aux agissements de certains. C’est pourquoi l’institut a décidé de publier dans les médias les résultats de sondages d’opinion politique d’autant qu’ils sont en tous points conformes aux plus hauts standards internationaux.
Au 15 juin 2011, 2 Tunisiens sur 3 ne savent pas pourquoi ils voteront, 14% déclarent avoir l’intention de voter Ennahdha, 5% PDP, 2% Fdtl et 1% le CPR et le Pcot. L’abstention serait de 4%.
Ennahdha est le parti que les Tunisiens connaissent le plus. 71% le citent spontanément. Viennent ensuite le PDP (25%), Ettajdid (12,5%), le Pcot (12,3%), Al Watan (6,3%), Ettakatal-Fdtl (6,2%), le MDS (6%), Al Majd (3,9%).
Quand on leur demande de citer par leurs noms les dirigeants de partis qu’ils connaissent le mieux, ils sont 57% à citer R. Ghannouchi, suivi de Néjib Chebbi (30%), Hamma Hammami (21%), Ahmed Brahim (16%), M. Marzouki (14%), M. Ben Jaâfar (6,3%) et Maya Jribi (6,3%).
Les interviewés placent en tête des chefs de parti R. Ghannouchi avec 93%, immédiatement suivi de H. Hammami (76%), Ahmed Friaâ (66%), Kamel Morjane (61%), Ahmed Brahim (56%) et Maya Jribi (47%).
Quant aux intentions de vote réalisé de manière spontanée, 67% des Tunisiens sont indécis. Si 36% ne savent pas encore pour qui ils vont voter et 31% qui affirment ne pas connaître suffisamment les partis pour pouvoir choisir, Rached Ghannouchi semble survoler toute la classe politique avec un taux de 14,3% des suffrages, dépassant d’un score de 10 points le PDP.
Dans une conception plus et mieux élaborée du questionnaire soumis aux interviewés, 3C Etudes a relevé avec brio le challenge de faire désormais partie des ténors en matière de classement des instituts de sondage.
A l’issue du point de presse, un atelier de formation à l’adresse des journalistes et du grand public a été organisé, relatif aux conditions minimales nécessaires mais non suffisantes pour s’assurer de la validité d’un sondage qui serait conforme aux normes établies.
Pour accéder à l’article sur le site de La Presse, cliquer sur ce lien.

http://www.lapresse.tn/08072011/32782/les-sondages-barometre-politique.html

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