11.1.2011 par Mahmoud ANNABI.
L’indice de la production industrielle confectionné par l’INS est calculé actuellement sur la base de l’année 2000. C’est-à-dire que les pondérations utilisées se rapportent à l’année 2000. Ces pondérations représentent la structure des valeurs ajoutées sectorielles par rapport à l’ensemble de l’industrie (hors BTP).
En 2000 le secteur du textile-habillement-cuir était le plus performant. Il accaparait la part du lion avec 26,9% de l’ensemble de l’industrie, alors que celui des industries mécaniques et électriques n’en couvrait que 11% (voir tableau).
Entre les années 2000 et 2008 la valeur ajoutée de l’industrie (hors BTP) a augmenté de 130% en passant de 6299 à 14506 MD. Cependant les secteurs d’activité ont connu des fortunes diverses. Ils ont certes enregistré des croissances mais dans des proportions différentes. Si la valeur ajoutée du textile-habillement-cuir a augmenté de près de 18%, celle des IME a bondi de 245% propulsant ce secteur à la tête des industries manufacturières. Ainsi, en 2008, la structure s’est trouvée chambardée, les IME représentant désormais 16,5% et le textile seulement 13,8%.
Si on utilisait les pondérations de 2008, l’indice du secteur des IME se conforterait davantage ce qui se répercuterait favorablement sur l’indice global vu la très bonne santé actuelle de ce secteur à l’inverse de celui du textile qui accuse un essoufflement certain ces dernières années.
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4.10.2010 par Mahmoud ANNABI.
Au terme des huit premiers mois de 2010 les exportations tunisiennes de biens ont atteint 15 423,4 millions de dinars soit 20,6 % de plus que pendant la même période de 2009, ce qui équivaut à un accroissement absolu de 2 629,3 MD dont la part du lion (53,9 %) est assurée par le secteur des industries mécaniques et électriques, 25 % par le secteur de l’énergie et 9,6 % par celui du textile-habillement-cuir.
Pour plus de détail, sur les 2 629,3 MD d’exportations additionnelles, 1 054.2 MD proviennent des industries électriques (40,1 %) et 364,1 MD des industries mécaniques (13,8 %), ce qui prouve l’importance des industries électriques dans l’évolution des exportations tunisiennes.
L’étude de l’évolution des exportations des secteurs « Industries Mécaniques et Electriques » et « Textile-Habillement-Cuir » ces douze dernières années (cf graphique) nous renseigne sur leur comportement respectif vis-à-vis des évènements survenus dernièrement. Le secteur du textile- habillement-cuir était la locomotive des exportations tunisiennes jusqu’à 2007. Sa contribution flirtait avec les 50% jusqu’à 2004, dépassait les 30% les trois années suivantes et se maintient, depuis, au dessus de 25% et ce, malgré les effets du démantèlement total des accords multifibres en 2005 et de la crise financière de 2008.
En effet, la valeur des exportations de ce secteur est passée de 2996,4 MD en 1997 à 5275,6 MD en 2004 réalisant ainsi un taux d’accroissement annuel moyen de 8,4%. En 2005, sous l’effet du démantèlement des accords multifibres, les exportations de ce secteur ont légèrement reculé de 1,8% pour renouer l’année suivante avec la croissance ( quoique minime : +0,2%) et rebondir en 2007 de 17,1%, et n’eût été la crise financière elles auraient certainement mieux fait que la hausse de 0,4% en 2008 et la baisse de 8,9% en 2009.
De son côté, le secteur des industries mécaniques et électriques a vu ses exportations passer entre 1997 et 2007 respectivement de 830,3 à 5266,8 MD soit un taux d’accroissement annuel moyen de 20,3%. En 2008, et malgré le début de la crise il enregistre une hausse de 18,3% et s’empare ainsi, pour la première fois, du leadership des exportations tunisiennes avec 6232,8 MD. En 2009 cependant il recule de 3,7% mais garde la première place avec 6001 MD.
En 2010, et vu les résultats des huit premiers mois, l’ensemble des exportations tunisiennes enregistrerait une hausse de 18,8% à la fin de l’année. Les exportations de textile-habillement-cuir augmenteraient de 8,4%, mais le secteur des IME réconforterait sa suprématie avec une hausse de 28,7%.
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9.3.2010 par Mahmoud ANNABI.
Au troisième trimestre de 2009 la France comptait 44,6 millions d’utilisateurs de téléphone mobile (le nombre d’abonnements est plus important). Parmi eux 11,8 millions se connectent à Internet depuis leur mobile selon Médiamétrie, la référence en matière de mesure d’audience ; et ce grâce à l’augmentation rapide du nombre de détenteurs de smartphones (16% des Français contre 10% six mois plus tôt). A noter que le trafic de l’Internet mobile provient à 75% des utilisateurs d’iPhone ou d’iPod Touch.
Cependant, conformément aux recommandations de la GSMA (association internationale réunissant près de 800 opérateurs mobiles et 200 grandes entreprises du secteur des télécoms mobiles) une nouvelle méthodologie de la mesure de l’audience de l’Internet mobile en France a été définie conjointement par l‘Association Française du Multimédia Mobile (AFMM), les opérateurs mobiles (SFR, Orange et Bouygues Telecom), Médiamétrie et l’ensemble des acteurs du marché publicitaire. La mesure couvrira l’intégralité des connexions à l’Internet mobile ; quant à la qualification de l’audience des sites mesurés, elle sera réalisée à partir d’un panel de 10 000 mobinautes, en cours de constitution. Des mesures similaires ont été lancées en Allemagne et au Royaume-Uni.
Les résultats de la mesure seront disponibles en octobre 2010. Les annonceurs pourront alors évaluer l’impact de ce média.
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6.2.2010 par Mahmoud ANNABI.
« La crise économique mondiale, à laquelle s’est ajoutée l’incertitude liée à la pandémie de grippe A(H1N1), ont fait de 2009 l’une des années les plus difficiles pour le secteur du tourisme », a déclaré le Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme.
Les arrivées de touristes internationaux au niveau mondial, pour du tourisme d’affaires, de loisirs ou autres, ont diminué de 4 % en 2009 pour se chiffrer à 880 millions. Une baisse qui aurait été plus importante n’eusse été la reprise de 2 % enregistrée au cours du dernier trimestre 2009 (après des baisses respectives de 10 %, 7 % et 2 % au cours des trois premiers trimestres).
Au même moment les recettes générées par le tourisme auraient diminué de 6 %.
Au niveau régional et à l’exception de l’Afrique, qui n’a pas suivi la tendance mondiale, toutes les autres régions du monde ont enregistré des résultats négatifs en 2009 :
- L’Europe a accusé une baisse de 6 %
-L’Asie et le Pacifique (-2 %)
-L’Amérique (-5 %)
-Le Moyen-Orient (-6 %)
-L’Afrique a enregistré une hausse de 5 % grâce notamment aux bons résultats des destinations subsahariennes.
Dans le bassin méditerranéen la baisse est de 7 % en 2009. META, l’Association méditerranéenne du tourisme, évalue à 279 millions les arrivées internationales en Méditerranée contre 300 millions en 2008.
En France le secteur du tourisme a fait preuve d’une bonne résistance en 2009 en dépit de la crise. Le chiffre d’affaires reste stable malgré la baisse du nombre de touristes évaluée à 3%. La désaffection des étrangers a été compensée par les Français qui sont restés plus nombreux dans l’hexagone pour leurs vacances. La France garde ainsi le leadership mondial des destinations touristiques.
Pour sa part, l’Espagne a perdu 5,3 millions de touristes en 2009 ce qui représente une baisse de 9 %. Elle a perdu en même temps la deuxième place au profit des USA.
La Tunisie a reçu 6,9 millions de touristes en 2009 soit 2,1 % de moins qu’en 2008, année de tous les records rappelons-le, prenant à contre-pied la crise mondiale. C’est l’année où, le nombre d’entrées, de nuitées ainsi que les recettes en devises ont de concert battu leurs records absolus historiques, ce qui est un fait assez rare pour le faire rappeler. Un recul de 2,1% en 2009 par rapport à cette année exceptionnelle est une performance en soi. Le marché traditionnel d’Europe de l’Ouest a reculé de 8,8 % partiellement compensé par une hausse de près de 13 % du marché libyen chiffré à 3 millions de touristes. Les nuitées globales ont baissé de leur côté de 8,2 %. Quant aux recettes, elles ont enregistré une hausse de 2,1 % en atteignant 3,4 milliards de dinars. Si l’on peut à première vue regretter la baisse des nuitées, cela n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, dans la mesure où les recettes ont augmenté, car c’est la le véritable indicateur de bonne santé du tourisme d’un pays et de la rentabilité de l’exploitation hôtelière. En comparaison avec 2008, les recettes par nuitée ont donc augmenté de 10,5%. Ce fait est non seulement unique dans l’histoire du tourisme tunisien mais tout simplement inespéré même par les spécialistes et les connaisseurs les plus optimistes. Alors, faut-il qu’il y ait des crises pour que le tourisme tunisien entame une inflexion positive au niveau de ses prix ?
Pour 2010, en se basant sur l’amélioration des indicateurs économiques d’ensemble et les chiffres du tourisme international au cours des derniers mois de 2009, l’OMT prévoit une augmentation de 3 à 4 % des touristes dans le monde.
L’Asie devrait continuer d’enregistrer la reprise la plus forte, tandis que l’Europe et les Amériques devraient redémarrer plus lentement. On attend une reprise de la croissance au Moyen-Orient tandis qu’en Afrique, la tendance restera positive grâce au coup de pouce supplémentaire apporté par la Coupe du monde de football qui aura lieu en Afrique du Sud au mois de juin 2010.
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2.2.2010 par Mahmoud ANNABI.
Le commerce électronique est une nouvelle facette de la vente à distance (VAD) qui existe déjà depuis le début du siècle dernier sous l’appellation de vente par correspondance. Avec la propagation de l’informatique et de l’internet la vente à distance prend de l’ampleur en utilisant ce nouveau canal qui garantit plus de rapidité et de sécurité. Le client ne sort même plus de chez lui pour poster une commande.
Selon la définition de l’OCDE, le commerce électronique ou e-commerce, est “la vente ou l’achat de biens ou de services, effectués par une entreprise, un particulier, une administration ou toute autre entité publique ou privée, et réalisé au moyen d’un réseau électronique”. On distingue :
- l’échange électronique entre entreprises, souvent appelé B2B (acronyme anglais de “Business to Business”)
- le commerce électronique à destination des particuliers, ou B2C (”Business to Consumer”). Il s’agit de sites web marchands, type télé-achat
- le commerce électronique entre particuliers, ou C2C (”Consumer to Consumer”). Il s’agit de sites web permettant la vente entre particuliers (immobilier, bourses, annonces, échanges…)
- l’échange électronique entre les entreprises privées et le gouvernement, souvent appelé B2G (”Business to Government”) ou B2A (”Business to Administration”).
Parmi les principaux biens et services vendus par internet aux particuliers (B2C), on peut citer :
- les biens culturels, comme les: livres, CD et DVD
- le matériel informatique, hi-fi, vidéo, photo…
- le secteur du tourisme et des loisirs : séjours, voyages, locations, billets de train, d’avion…
- les biens de consommation courante (vêtements, meubles, électroménager, jouets).
En France, selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), le chiffre d’affaires du commerce en ligne a atteint 18 milliards d’euros en 2009 soit 30% de plus qu’en 2008.Les acheteurs sur internet représentent 40% de la population française. Avec ce taux la France est classée 8ème derrière les pays scandinaves, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Allemagne.
En Tunisie, il existe un cadre juridique complet qui régit le e-commerce avec un ensemble cohérent de textes et de plateformes organisationnelles en plus d’une infrastructure de communication adéquate. Mais malgré 3,2 millions d’internautes le commerce électronique peine à prendre son envol avec un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dinars dont 80% réalisés par Tunisair. Pour remédier à cette désaffection il faut commencer par essayer de changer les mentalités et rassurer les clients potentiels. Selon une étude récente 60% des personnes interrogées déclarent craindre l’arnaque en achetant sur internet et qu’elles n’ont pas suffisamment confiance pour donner le numéro de leur carte de crédit.
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21.1.2010 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Maxisciences.com le 16/01/2010
Une méthode détectant la mort des neurones via un ophtalmoscope permettrait de diagnostiquer à l’avance certaines maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative, elle affecte le cerveau par la mort des neurones. Elle entraîne une diminution progressive et irréversible des facultés mentales, notamment de la mémoire.
Une équipe de chercheurs a trouvé un moyen de déterminer chez les souris, celles qui étaient les plus enclines à développer cette maladie. Pour cela, il faut pouvoir détecter le nombre de neurones mourants ce qui, hélas, n’est pas chose facile. La maladie d’Alzheimer est la plupart du temps diagnostiquée trop tard, quand ses symptômes sont apparents et que les dommages sont déjà importants.
Les scientifiques ont donc pensé à se référer aux cellules des yeux via un simple ophtalmoscope car la mort des cellules s’élargit au niveau de la partie arrière des yeux. Les cellules meurent soit par apoptose, mort programmée par l’organisme, soit par nécrose, c’est-à-dire par cassure de la membrane plasmique de la cellule qui, perdant son contenu cytoplasmique, meure. Au début de la maladie, les cellules meurent par apoptose, puis progressivement, la nécrose la remplace.
Durant leurs expérimentations, les scientifiques ont injecté dans les yeux de souris un colorant vert pour détecter les cellules mourant d’apoptose, ainsi qu’un colorant rouge pour les cellules arrachées par une nécrose. Ils ont ensuite observé à l’ophtalmoscope la partie arrière des yeux des rongeurs, là où les cellules mourantes peuvent être détectées. Grâce à différents filtres, ils ont pu aisément détecter les cellules fluorescentes reconnues comme nécrosées ou apoptotiques selon leur couleur.
Il s’est avéré que beaucoup plus de cellules malades étaient présentes chez les souris victimes d’Alzheimer que chez les souris saines. Plus la maladie en était à un stade évolué, plus les cellules nécrosées étaient présentes par opposition aux cellules apoptotiques dont le nombre diminuait.
Chez les souris, il a été possible d’arrêter le processus lorsque les cellules n’étaient encore victimes que d’apoptose en leur administrant le médicament contre Alzheimer, la mémantine.
Ces conclusions pourraient être utiles pour diagnostiquer Alzheimer chez l’être humain bien avant les symptômes apparents tels la perte de mémoire et donc, ralentir fortement voir stopper la maladie. De plus, l’évolution de la maladie serait visible via les cellules et un traitement plus adapté pourrait être prescrit selon le stade de la maladie. Cependant, les coûts de cette technique seraient très élevés.
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21.1.2010 par Mahmoud ANNABI.
Le centre français d’analyse stratégique (CAS) vient de publier une étude sur la situation du télétravail en France par rapport aux pays de l’OCDE intitulée « Le développement du télétravail dans la société numérique de demain ». Etude commandée par le gouvernement pour favoriser le développement du télétravail en France où il est moins répandu que dans plusieurs pays industrialisés, tout en évitant les éventuels abus liés à ce genre d’activité. Elle est adossée à des statistiques tirées d’une étude réalisée par l’INSEE, en mars 2009, sur l’usage de l’internet dans les entreprises.
Mais qu’est-ce, d’abord, le télétravail ? Il peut être défini comme étant le travail qui s’effectue, dans le cadre d’un contrat de travail, au domicile ou à distance de l’environnement hiérarchique et de l’équipe du travailleur, à l’aide des technologies de l’information et de la communication.
En effet, à l’ère du numérique et de la société de connaissance le télétravail ne cesse de prendre de l’ampleur. Les technologies numériques modèlent chaque jour davantage nos modes de vie et par conséquent nos façons de travailler : Internet, les ordinateurs portables et les téléphones mobiles trouvent des applications dans tous les domaines d’activité et sont déjà porteurs de transformations importantes du travail. Elles ouvrent des opportunités inédites à l’essor du télétravail.
Cependant, la France n’atteint que la faible proportion de 7% de travailleurs concernés par le télétravail. Elle accuse un grand retard par rapport à ses voisins européens. Les télétravailleurs dépassent 20% dans les pays du nord (Finlande, Danemark, Pays Bas). Ils représentent entre 15 et 20% dans les pays du centre de l’Europe et anglo-saxons (Allemagne, Royaume-Uni, Suisse) et sont entre 10 et 15% en Grèce, Italie et Belgique.
Pourtant, à l’heure de la crise où tout le monde cherche à faire des économies, le télétravail - total ou partiel - redevient une piste à creuser. Il présente des avantages importants tant pour l’entreprise (économie de bureaux et d’énergie, diminution de l’absentéisme) que pour le salarié (conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle, économie en frais de transport et de garde d’enfants, …).
Le télétravail repose sur un double volontariat employeur-employé. Il nécessite avant tout une confiance mutuelle. Cependant un cadre juridique solide et clair est indiscutablement nécessaire pour que le télétravail ne soit pas une zone de non-droit.
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11.11.2009 par Mahmoud ANNABI.
Si je partage presque entièrement l’analyse de l’auteur de l’article « La réforme du cursus universitaire de la formation d’expert comptable en Tunisie : y a-t-il un pilote à bord ? »paru sur « Leaders.com », il est impératif de souligner certaines choses d’ordre psychologique et d’autres d’ordre scientifique qui n’ont pas été abordées par M. Abdessattar MABKHOUT. En effet le statut social de l’expert comptable comme celui de l’avocat et du médecin ou encore du pharmacien suivent de nos jours une courbe descendante. En fait ces professionnels maîtrisant un art sur la base de connaissances scientifiques étaient pendant le XXème siècle le symbole du savoir et de la décence matérielle. Les ainés, emportés par un «égoisme » et un manque d’anticipation de l’érosion qui touche leurs corps de métiers, suite aux mutations socioéconmiques et culturelles, ne peuvent qu’essayer de rattrapper une position socioéconomique impossible à réhabiliter, car la Société d’aujourd’hui sait très bien que Dr X , médecin de profession n’est pas le détenteur du savoir en ce qui concerne l’art qu’il exerce, il existe bel et bien des spécialistes, des assistants hospitalo-universitaires et des Professeurs de médecine qui le devancent en savoir et en notoriété. Une certaine frange de la Société sait très bien que même les professeurs de médecine de par le Monde ne prétendent plus au Nobel de Médecine qui devient l’apanage des scientifiques purs et durs ( Physiciens - Généticiens - Biologistes - …).
Dans cet ordre d’idée,il est malheureux de dire que l’Ecole Supérieure des Avocats a été combattu par les ainés avant de voir le jour et ce grace à l’effort du gouvernement dans le sens de sa création. Il est décevant de constater que les maitres de la profession n’accordent presque rien à leurs cadets stagiaires et ne les engagent pas définitivement dans leurs cabinets sauf s’il s’agit de leurs descendants Une telle situation diffère de ce qui existe dans les pays développés où chaque pionnier est entouré d’une équipe de juniors et de cadets qui font carrière au sein de son cabinet et qui sont payés convenablement. On retrouve le même état d’esprit chez les pharmaciens d’outre mer qui sont toujours prêts à partager une même pharmacie car la présence est obligatoire à l’officine à tout moment. Quant à nos experts comptables, ils ont verrouillé pendant longtemps l’accès à la profession pour se retrouver enfin de compte dans un environnement d’affaires internationalisé pour lequel un savoir-faire plus pointu s’impose. Nos experts comptables qui ignorent presque tout des langues étrangères ( Anglais – Allemand – Italien ) ont des difficultés à communiquer avec des tiers dont les documents ne sont pas en langue française. D’ailleurs la familiarisation à l’approche anglo-saxonne de la comptabilité n’a pas été facile pour eux, habitués seulement à l’approche française. Ils n’ont jamais reçu ou presque lors de leur formation un enseignement sur la construction axiomatique de la comptabilité, cours réservé aux économistes, et ne sont pas habilités à naviguer d’un plan comptable d’un Etat-nation à celui d’un autre Etat-nation. Cette difficulté résulte de la méconnaissance de l’existence d’un homomorphisme entre la sphère des transactions et actes réels ( ensemble de départ) et la sphère symbolisée ( ensemble d’arrivée). Les comptes représentent en réalité des classes d’équivalence et leur nombre ainsi que leurs significations diffèrent d’un plan comptable à un autre, même s’il ya une tendance universelle vers l’harmonisation et la standardisation. Nos experts comptables ne sont pas capables malheureusement d’étudier les comptes d’une entreprise russe ou grècque même s’ils maîtrisent la langue. Une autre carence dans leur formation consiste au fait que leur connaissance se limite presque à la comptabilité privée avec ses deux branches ( Comptabilité générale et Comptabilité analitique d’exploitation ). Si leur connaissance en matière de comptabilité nationale est rudimentaire sachant qu’elle ne leur serve pas à grand-chose, leur méconnaissance de la comptabilité publique est décevante car cette matière n’est malheureusement enseignée à ma connaissance sous sa forme pratique qu’à l’ENA. Or l’Etat qui est aussi un acteur économique et donc un tiers pour les autres acteurs ne suit pas les règles de la comptabilité privée, il suit d’autres règles malheureusement non prises en compte dans le cursus de formation des experts comptables. L’Ordre des experts comptables qui a raté d’être plus pesant au plan scientifique, plus soudé sur le plan corporatif plus encadreur vis-à-vis des nouveaux diplômés et des étudiants qui suivent cette filière, se retrouve incapable s’imposer en interlocuteur de poids quant à toute réforme ou action touchant de près ou de loin à leur profession, notamment en matière de formation universitaire territoire jalousement défendu et gardé par les enseignants universitaires eux-mêmes.
Thameur MAATOUG
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14.10.2009 par Mahmoud ANNABI.
Sujet de préoccupation majeure en Asie, mais aussi en Europe, le dollar ne cesse de s’affaiblir depuis le début de l’année. Jeudi, le taux de change du billet vert comparé aux devises des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, le dollar trading index, était au plus bas depuis treize mois. Face à l’euro, le dollar a perdu près de 10 % sur un an. Mercredi, l’euro cotait 1,490 dollar, soit un plus haut depuis l’été 2008.
Selon les spécialistes, les causes de cette faiblesse persistante du dollar ne sont pas réellement établies. Alors que certains investisseurs attribuent les pertes du billet vert à une baisse de la demande en actifs refuge, d’autres accusent la lenteur de la reprise de la première économie du monde.
Le billet vert a également souffert de la publication cette semaine d’un article faisant état de discussions confidentielles entre des pays du Golfe, la Russie, la Chine, le Japon et la France pour remplacer le dollar par un panier de devises pour la cotation du pétrole, information démentie notamment par la Russie et l’Arabie Saoudite.
Le patron de la FED, Ben Bernanke a donné, la semaine dernière, des signes qu’il ne souhaite pas relever de sitôt les taux d’intérêt aux Etats-Unis. Le taux de prêt interbancaire de la banque centrale des Etats-Unis est maintenant proche de zéro et le restera probablement pendant “une période étendue” a déclaré Bernanke lors d’un discours au siège de l’institution. Il faisait écho ainsi à l’engagement pris avec ses collègues, les grands argentiers, lors de leur rencontre fin septembre. Leur but est de maintenir des taux super-bas pour inciter les citoyens et les entreprises à dépenser plus, ce qui devrait alimenter la croissance. Mais la banque centrale australienne a surpris les autres pays cette semaine en remontant ses taux de 0,5%, la première parmi les pays du G20. D’autres banques centrales pourraient lui emboiter le pas, laissant les Etats-Unis au banc des économies qui tardent à retrouver le chemin de la reprise.
Cependant, si une glissade du billet vert peut aider les exportations de la première économie mondiale, mal en point, sa chute incontrôlée serait un désastre planétaire, réveillant la guerre des monnaies, et compromettant toute reprise économique durable. Un drame que les banques centrales sont bien décidées à éviter.
Première victime de la baisse de la devise américaine, l’Asie est intervenue massivement, jeudi, sur les marchés des changes pour racheter des dollars. Les principales banques centrales de la région (Corée, Thaïlande, Taïwan, Philippines, Indonésie, Hongkong) se sont discrètement concertées pour racheter plusieurs centaines de millions de dollars.
En Europe, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet a avoué être préoccupé par les mouvements de change, marqués par la faiblesse du dollar, notamment contre l’euro. «Trop de volatilité a des conséquences négatives pour la stabilité économique. Nous sommes d’accord sur ce point des deux côtés de l’Atlantique. Un dollar fort nous importe beaucoup ; c’est important pour l’économie mondiale dans son ensemble.»
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19.9.2009 par Mahmoud ANNABI.
Trop d’inconvénients plaident contre l’adoption de la voiture électrique dans un futur proche. Et même à plus long terme, selon une étude du cabinet de conseil américain Oliver Wyman qui lui prédit une part de marché de seulement 3% à l’horizon de 2025. Cette étude baptisée « e-mobility 2025 » et publiée lundi dernier prévoit un décollage besogneux de la voiture écologique : moins de 10 000 véhicules totalement électriques seront vendus dans le monde à la fin de 2009. Les voitures hybrides n’auront pas un meilleur sort : quelque 2,5 millions d’unités pour un total de 850 millions de voitures traditionnelles. Elles ne dépasseront pas 16% du parc dans 15 ans.
Mais pourquoi une telle lenteur ? En fait, il reste trop d’obstacles à franchir et le consommateur n’est pas prêt à se jeter dans une aventure dont il ignore l’aboutissement. Il trouve la voiture électrique trop chère et peu performante. Une étude clients, menée par l’institut allemand Puls Marktforschung, fait apparaître que seulement 13% des consommateurs sont prêts à accepter une autonomie de conduite inférieure à
Autre frein à l’adoption de la voiture électrique, et non des moindres, est le manque d’infrastructure adaptée. En effet, si une panne sèche d’essence peut se résoudre après un trajet plus ou moins long à pied ou en stop, un bidon à la main, la panne électrique suppose, elle, une borne de recharge à proximité. Or, la mise en place d’un réseau de stations de recharge dense et efficace est un processus long et coûteux qui n’est toujours pas amorcé. D’autant plus que la standardisation des infrastructures suppose une concertation internationale, préalable à la mise sur le marché, qui n’est pas encore engagée.
La voiture électrique a un grand avenir certes, mais son développement prendra beaucoup plus de temps que ce qu’annoncent les constructeurs.
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