mai 2012
L Ma Me J V S D
« avr    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Archive de l'auteur

La première voiture électrique sera chinoise


Sacrés Chinois ! Après avoir dépassé les occidentaux dans plus d’un domaine, les voilà qu’ils leur dament le pion dans le secteur qui représente le plus leur « way of life » : la voiture. En effet, si des firmes prestigieuses tant américaines qu’européennes ou japonaises pataugent encore dans leurs recherches sur la voiture électrique ou même hybride, la société chinoise BYD vient d’annoncer le lancement d’une  voiture 100% électrique pour la fin de 2009 et sa commercialisation aux USA en 2011.

BYD (pour Build Your Dreams) est une entreprise chinoise relativement récente. Elle fabrique depuis ses débuts, en 1995, des batteries pour téléphone portable. Elle s’est hissée en quelques années au deuxième rang mondial, assurant 65% des batteries au nickel-cadmium et 30% des batteries au lithium-ion. En 2003 elle s’est lancée dans la construction automobile. Elle a commencé par produire quelques modèles hybrides avant de penser à une voiture 100% électrique. Pour ce, BYD a développé un nouveau type de batteries, au lithium-fer, moins polluantes, beaucoup plus sûres et bien moins chères. Elles équiperont le modèle E6, qui pourrait s’imposer comme la première voiture électrique de série mise en vente dans le monde. La E6, véhicule 5 places, disposera d’une autonomie de 300 voire 400 km et pourra atteindre la vitesse de pointe de 160 km/h. Un système de recharge rapide devrait permettre de faire la moitié du plein en dix minutes.

Par ailleurs, les autorités chinoises favorisent la production de « véhicules propres », dans le but de lutter contre la pollution de l’air. Selon certains analystes, la taille du marché automobile chinois devrait être multipliée par dix d’ici 2030; la consommation de carburants bondira de 100 millions à 500 millions de tonnes. Cela se traduira par une hausse vertigineuse de dégagement de CO2, alors que la Chine a déjà dépassé les USA comme principal pays producteur de gaz à effet de serre.

Face à ce cauchemar écologique annoncé, les autorités chinoises ont récemment décidé de subventionner tout achat d’un véhicule hybride ou électrique. L’état incite également les compagnies urbaines de taxis à s’équiper de ce type de véhicules alors que les acteurs nationaux et régionaux du secteur de l’énergie se voient imposer le développement de réseaux de stations de rechargement électriques.

 BYD sera le principal bénéficiaire de cette politique industrielle. Son fondateur, Wang Chuanfu, ambitionne de devenir le plus grand constructeur automobile de Chine en 2015 et le premier mondial en 2025.
La reconnaissance de la justesse de vue de BYD et du sérieux de ses travaux est venue de l’occident : le milliardaire américain
Warren Buffet a acquis en septembre 2008 près de 10% du capital de la firme chinoise (depuis, la valeur de ses actions a quintuplé) et au mois de mai dernier Volkswagen a signé avec elle un contrat de collaboration électrique.

Le mystère de l’échouage de cétacés vivants


Parfois, il y a de ces énigmes face auxquelles les scientifiques ne peuvent que présenter des hypothèses, faute d’explication rationnelle. L’échouage massif des cétacés en fait partie. Ce phénomène est néanmoins connu depuis fort longtemps : Aristote en parlait déjà il y a 2 400 ans. Cependant, si mystère il y a, c’est qu’on assiste à l’échouage de mammifères vivants ; car celui d’animaux morts est un fait mieux connu et beaucoup plus fréquent. En effet, 95% des animaux marins trouvés échoués sont morts en mer et rejetés par les courants. Il faut noter, également, que seul un faible pourcentage de ces animaux parvient à terre, car la majorité des cadavres coulent ou sont dévorés en pleine mer par des nécrophages.  L’échouage d’animaux morts concerne toutes les espèces mais dans des proportions différentes. Les causes sont diverses. La mort est soit naturelle (vieillesse ou maladie), soit accidentelle. Dans ce dernier cas la responsabilité de l’homme est évidente : collision avec un navire, ingestion de corps étrangers (des sacs en plastique ou même des bâches de grandes dimensions), pollution (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds) et capture accidentelle par des chaluts et des filets de pêche géants.
La grande énigme est donc ces cétacés qui viennent s’échouer en masse sur les rivages. Les hypothèses les plus farfelues sont avancées. Les médias ont tôt fait de chercher des explications romanesques : ne parlent-ils pas de « suicide collectif » des baleines. Les spécialistes de la faune marine ont présenté quelques hypothèses plausibles :

·   Ces animaux, qui vivent en groupes pouvant atteindre des centaines d’individus, suivent dans leurs déplacements un guide qui, trop vieux ou malade, pourrait perdre sa route et irait s’échouer entraînant toute la bande.

·   L’influence magnétique est particulièrement citée. En effet, les cétacés sont dotés d’un sonar naturel et s’orientent par écholocation. Or, ce système serait très sensible aux fluctuations des ondes émises par d’autres sources susceptibles de les perturber profondément : orages, trafic maritime, manœuvres navales, recherches sismiques, etc.

Mais personne n’a aujourd’hui de réponse définitive. L’échouage massif de mammifères marins vivants reste mystérieux. C’est, en tout cas et avant tout, un drame écologique.

Le bio n’aurait aucune supériorité nutritionnelle


La parution d’une étude sur les produits bio, à la fin du mois de juillet, a fait l’effet d’une bombe. En effet les résultats de cette étude affirment que manger « bio » n’aurait aucun intérêt pour la santé. Vous imaginez le tollé que cela a dû provoquer tant au niveau des consommateurs partisans du bio, qui paient plus cher (environ 25%) des produits qu’ils considèrent meilleurs pour leur santé, qu’à celui des producteurs qui exploitent un filon qu’ils ne sont pas prêts à perdre.

L’étude réalisée par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine pour le compte de l’Agence britannique des normes alimentaires (Food Standards Agency), consistait en un examen systématique de 162 études scientifiques publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années. C’est l’étude la plus complète dans ce domaine jamais réalisée à ce jour, d’après l’agence britannique. Elle comprend deux parties distinctes : La première est une comparaison de la composition en éléments nutritifs des produits bio et des produits conventionnels ; et la seconde est un examen des avantages pour la santé que procurerait une alimentation bio.

Les résultats de cette étude révèlent que les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires et n’offrent pas d’avantages nutritionnels supplémentaires. Que ce soit vis-à-vis des apports en calcium, en fer ou en vitamine C. Selon le directeur de la FSA  « cela ne signifie pas que les gens ne doivent pas manger des aliments biologiques. Cela montre qu’il y a peu de différence biologique entre la nutrition bio et l’alimentation conventionnelle et qu’il n’y a aucune preuve que les produits bio offriraient plus d’avantages pour la santé que des aliments traditionnels. Il existe, cependant, beaucoup d’autres raisons pour choisir de manger bio, telles que les préoccupations pour l’environnement et pour le bien-être des animaux ».

Il s’agit sûrement d’un coup violent porté à un secteur en plein développement. Le marché mondial du bio était estimé à 48 milliards de dollars en 2007.

Woodstock, quarante ans déjà

Woodstock ! Un mot magique qui claque joyeusement dans les oreilles de ceux qui avaient vingt ans à l’époque, c’est-à-dire les sexagénaires d’aujourd’hui. Eh oui Woodstock a quarante ans déjà ! Ceux qui ont vécu les sixties s’en souviennent. Les autres, ils ont dû en entendre parler par leurs aînés, surtout s’ils raffolent de la musique de ces glorieuses années soixante.

Woodstock, c’est le nom d’un gigantesque festival de musique rock qui s’est tenu du 15 au 18 août 1969 dans le village qui lui a donné son nom situé dans la campagne new-yorkaise. Trente-deux têtes d’affiche, la crème du genre, se sont relayé pendant quatre jours pour donner le meilleur d’eux-mêmes et jouer pour 500 000  hippies qui prônaient l’amour et la paix (love and peace) alors que la guerre du Vietnam faisait rage. Il y avait Jimi Hendriks, Janis Joplin, Santana, The Who, Joan Baez, Joe Cocker, et j’en oublie.

Cependant, ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le festival de Woodstock n’a pas eu lieu à Woodstock mais dans le village de Bethel à 70 km de là. Mais pourquoi ? Au départ, les organisateurs avaient choisi Woodstock parce que Bob Dylan y habitait. C’était espérer sa présence sur l’affiche. Raté : le maître du folk-song et ses voisins refusèrent que leurs prés soient fleuris d’une foule prônant l’amour et le joint. Ils ont alors opté pour Bethel qui dira oui. Mais les billets et les affiches avaient déjà été imprimés et c’était trop tard pour les changer.

Bethel s’apprête à fêter cette année les quarante ans de son festival de…Woodstock.

La fulgurante ascension de l’aéronautique



En ce mois de juillet 2009 l’humanité a célébré les anniversaires  de deux évènements qui ont bouleversé l’histoire de l’aviation et de la conquête de l’espace. Ces deux évènements se sont déroulés à soixante ans d’intervalle presque jour pour jour.

Le premier eut lieu il y a juste un siècle, soit le 25 juillet 1909. C’était la première traversée de la manche par avion effectuée par le français Louis Blériot.

Le second c’était l’alunissage d’Apollo 11, accompli le 20 juillet 1969.

Ces deux dates  attestent du grand boom réalisé par l’industrie aéronautique.

L’avion utilisé par Louis Blériot (baptisé Blériot XI) était un frêle appareil de sa fabrication, construit en bois et consolidé par des cordes à piano, d’une envergure de 7 m 20. Son moteur à trois cylindres développait 25 chevaux. Il a parcouru les 37 km en 37 minutes à la vitesse moyenne de 60 km/h.

Soixante ans plus tard, la mission Apollo 11 a utilisé la fusée Saturn V pour lancer le vaisseau spatial occupé par les trois astronautes. Saturn V est sans aucun doute une des machines les plus impressionnantes de l’histoire de l’humanité. C’est un mastodonte de trois étages, haut de 110 mètres et large de 10 mètres avec une masse totale supérieure à 3000 tonnes. C’est le dernier né de la famille de lanceurs conçue par la NASA sous la direction de Von Braun en collaboration avec les sociétés Boeing, North American Aviation, Douglas Aircraft Company et IBM comme principaux entrepreneurs. Pour pouvoir décoller les cinq moteurs F1 du premier étage ont dû développer 3 440 tonnes de poussée, créant une onde sismique ressentie à 8 km à la ronde. Saturn V a quitté la terre le 16 juillet 1969 pour couvrir les 384 000 km  qui nous séparent de la lune. Neil Armstrong y a posé le pied le 20 juillet. Et le 24 juillet a eu lieu le retour sur terre avec l’amerrissage dans le Pacifique.

Il y a quelques jours, en fêtant le 40ème anniversaire de leur exploit, les trois illustres astronautes d’Apollo 11 ont émis le vœu de voir Mars foulée par l’homme, soixante ans après la lune. A nous la planète rouge.

L’ère du pétrole touche-t-elle à sa fin ?


Si l’on en croit le géologue Hubbert et son fameux pic du même nom qui avait calculé en 1956 que la production de pétrole des Etats-Unis atteindrait son maximum en 1970 (ce qui s’est réalisé), la production mondiale de l’or noir va commencer à décroître à un rythme de plus en plus élevé à partir de cette année. Déjà en l’espace de ces trente dernières années, de nombreux pays ont déjà atteint leur pic de production et les autres suivront inéluctablement. Les variations de prix du pétrole au cours des prochaines années, en hausse ou en baisse, ne seront qu’un épiphénomène. Cependant leur évolution sur une longue période sera une augmentation constante à mesure de la rareté croissante du pétrole. Les prix vont certainement grimper vers des sommets insoupçonnés.

Divers facteurs économiques (récession), climatiques (hiver doux) ou autres peuvent retarder le moment de déclin de la production, mais le répit ne serait que de quelques années ; la décroissance serait ensuite plus accentuée.

Une estimation très optimiste prévoit une décroissance de la production de 2 % par an conduisant à une réduction de moitié dans 35 ans. Mais la réalité semble devoir être bien différente. Une décroissance de 5 % conduirait à une production réduite de moitié dans seulement 14 ans.

En fait la courbe de Hubbert représentative de l’évolution dans le temps de la production de pétrole est une courbe en cloche proche d’une courbe de Gauss. Dans la réalité cette courbe sera sans doute asymétrique à cause de la surexploitation des gisements à leurs débuts. Avec une décroissance progressive de 1 % puis 2 %, … jusqu’à 5 % nous aurions une production réduite de moitié dans 20 ans.

Par ailleurs les réserves de pétrole ont été surestimées, soit pour des raisons politiques       (attribution des quotas en fonction des réserves pour les pays de l’OPEP), soit pour des raisons financières dans le cas des compagnies (faire monter le cours des actions, obtenir des crédits bancaires). Ainsi, les estimations des réserves « prouvées » peuvent passer du simple au triple pour la même année sans qu’aucun gisement important n’ait été découvert. Par exemple :

-         En 1984 au Koweït : de 67 à 93 Gb (giga baril)

-         En 1985 au Venezuela : de 28 à 55 Gb

-         En 1986 aux Emirats : de 33 à 97 Gb

-         En 1986 en Iran : de 59 à 93 Gb

-         En 1988 en Arabie Saoudite : de 167 à 255 Gb

D’un autre côté les nouvelles découvertes se font rares et sont de moindre importance. Les gisements de pétrole découverts sont de plus en plus petits alors que les champs géants en exploitation sont en fin de vie. Le maximum de découvertes a été atteint en 1962, et depuis 1981 le volume produit chaque année est supérieur à celui des nouvelles découvertes. Actuellement, le volume produit est 3 à 4 fois supérieur au volume découvert.

Le salaire des fonctionnaires en Tunisie


Les agents de la fonction publique en Tunisie se répartissent entre fonctionnaires, ouvriers et autres (contractuels et coopérants). En décembre 2006 les fonctionnaires représentaient 81% de l’ensemble de l’effectif. Leur salaire mensuel brut moyen était de 914,1 dinars. Il n’était que de 575 dinars en 1997 soit une augmentation de 59% en l’espace de neuf ans. Cet accroissement est imputable aux augmentations salariales annuelles et à l’avancement du personnel mais aussi à l’amélioration de 30% du taux d’encadrement qui est passé de 60% en 1997 à 78,3% en 2006. Le salaire mensuel moyen des cadres (catégorie A) est passé de 680,8 à 1003,5 dinars. En décembre 2006 le salaire moyen d’un cadre supérieur (sous-catégorie A1) s’élevait à 1503 dinars. L’évolution de la répartition des fonctionnaires par tranche de salaire mensuel moyen se présente comme suit :

 

 

Nous remarquons la nette amélioration des revenus des fonctionnaires en l’espace de neuf ans. Près du tiers touche entre 900 et 1200 dinars par mois. Ils sont près de 62% à toucher plus de 800 dinars. Ils ne représentaient que 28% neuf ans auparavant.

La City rattrapée par ses vieux démons.

Le mercredi 8 juillet le ministère britannique des finances a annoncé un projet de loi sur la réglementation bancaire qui témoigne du laxisme des autorités devant « l’influence indue des puissants lobbies bancaires sur un gouvernement travailliste timoré en fin de mandat» comme l’a si bien dit l’économiste John Kay, contempteur acharné des dérives de la City.

Parmi les mesures préconisées par ce projet de loi figurent la création d’un conseil de stabilité financière associant les trois organismes de tutelle (la Banque d’Angleterre, le Trésor et l’Autorité des services financiers), l’amélioration de la protection de l’épargne, le souhait d’un renforcement des provisions de capitaux et de liquidités des banques ainsi que la mise en place d’un code de pratiques sur les rémunérations. Cependant ces mesures n’interviendront qu’en 2010. Or, dans la City, les mauvaises habitudes responsables de la crise sont de retour.

Tout d’abord, pour réduire le coût de financement du capital, bon nombre de banques ont recours à la titrisation - c’est-à-dire la transformation d’actifs peu liquides en valeurs mobilières facilement négociables. Celle-ci permet de court-circuiter le projet gouvernemental consistant à forcer les banques à détenir plus de capitaux pour faire face aux urgences.

Autre problème, l’inflation salariale est repartie. Après avoir réduit leurs effectifs dans les services administratifs, la recherche et le secteur de la dette, les banques d’affaires recrutent à prix d’or les meilleurs spécialistes des marchés porteurs.

Cette reprise soutenue d’une partie de l’activité de la haute finance ne manquera pas d’alimenter l’envolée des primes de fin d’année. La City a la mémoire courte, comme l’atteste le pont d’or fait par la Royal Bank of Scotland, partiellement nationalisée, à son directeur général, Stephen Hester (une rémunération de 9,7 millions de livres, soir 11,3 millions d’euros, sur trois ans).

Enfin, ce projet de loi se tait sur des pratiques toujours en cours au sein de la City. Le processus de nomination des administrateurs extérieurs et l’évaluation de la performance des dirigeants souffrent toujours de clientélisme, de l’existence de réseaux parallèles et de la passivité des investisseurs institutionnels. D’ailleurs, plusieurs responsables de la tourmente financière ont repris du service.

Note sur l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord


Paru sur le site de la Banque Mondiale

 


1. Généralités

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est la région qui souffre le plus du manque d’eau au monde. Au niveau mondial, la quantité moyenne d’eau disponible est proche de 7 000 m3/personne/an, contre 1 200 m3 environ/personne/an pour la région. La région a la plus grande variabilité de précipitations au monde. En outre, alors que la population devrait passer de quelque 300 millions d’habitants aujourd’hui à 500 millions environ en 2025, les quantités disponibles par habitant devraient diminuer de moitié à l’horizon 2050.

La provenance de l’eau varie d’un pays à l’autre. Certains pays, tels que l’Égypte et l’Irak comptent pour l’essentiel sur les eaux de surface issues des grands fleuves internationaux qui les traversent. D’autres, comme le Yémen, Djibouti et les États arabes du Conseil de coopération du Golf dépendent presque exclusivement des nappes souterraines et de la dessalinisation, tandis que d’autres encore utilisent à la fois l’eau de surface et l’eau souterraine. La plupart des pays mobilisent presque toutes les eaux de surface disponibles et une grande partie des principaux cours d’eau n’atteignent pas l’océan.

La région MENA est aussi particulièrement exposée aux effets du changement climatique du fait de ses disponibilités très faibles en eau et de ses niveaux de précipitations extrêmement variables, de sa forte dépendance à l’égard de l’agriculture, secteur sensible aux évolutions du climat, ainsi qu’à cause des fortes concentrations de population et d’activité économique dans des zones urbaines côtières soumises aux inondations. Les simulations du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédisent un accroissement de la variabilité des températures et des ressources en eau dans plusieurs pays de la région. Les eaux de précipitation enregistreront des diminutions allant jusqu’à 30 % d’ici à 2050. Ceci aura une incidence sur la production agricole et augmentera la forte dépendance de la région vis-à-vis des importations de produits alimentaires. Les modèles climatiques prévoient également une augmentation des niveaux de la mer de plus de 0,5 mètre d’ici à la fin du siècle, exposant ainsi les zones côtières de basse altitude en Tunisie, aux Émirats arabes unis (EAU) et en Égypte à des risques particuliers.

Lire l’intégralité de la note en cliquant ici

Google contre Microsoft : la guerre sur tous les fronts


Publié dans Le Monde.fr le 09.07.09

 

C’est une des dernières armes qui manquait encore à Google pour espérer dominer un jour complètement Internet. Le groupe américain a annoncé, mardi 7 juillet, sur son blog, qu’il travaillait à un système d’exploitation pour ordinateurs, un programme qui assure la liaison entre la machine (son processeur, sa mémoire, etc.) et les applications (traitement de texte, jeux vidéo…).

Chrome OS - c’est son nom - sera basé sur des technologies “open source” (les développeurs externes pourront le modifier à leur guise). Google promet qu’il permettra d’accéder plus vite aux applications d’un PC. Il sera d’abord destiné aux “netbooks”, ces ordinateurs portables à moins de 500 dollars conçus pour consulter ses e-mails et surfer, dont les ventes ont explosé ces derniers mois. Chrome OS devrait être disponible au second semestre 2010.

Cette annonce est une déclaration de guerre à Microsoft : Google s’attaque à son coeur de métier. Qui plus est avec un logiciel gratuit, alors que les systèmes d’exploitation de Microsoft sont payants.

Lire l’intégralité de l’article en cliquant ici