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Archive de l'auteur

Marché de l’auto : le miracle chinois !

L’économie mondiale s’enfonce-t-elle dans ce que les économistes appellent la déflation, c’est - à -dire une période au cours de laquelle des secteurs entiers de l’économie commencent à s’effondrer les uns après les autres ?
On est d’autant plus enclins à le croire que la fameuse crise des subprimes aux USA n’aura été, en fin de compte, que le point de départ. En quoi elle consistait exactement ? Un nombre considérable d’Américains qui n’avaient pour seule garantie que leurs logements ont pu contracter des crédits bancaires. En tant que biens immobiliers, ces logements avaient de la valeur. Puis, ils ont commencé à perdre peu à peu de la valeur, mettant ainsi leurs propriétaires dans la difficulté, voire l’impossibilité d’honorer leurs dettes. Résultat : ce ne sont pas seulement des milliers de familles qui se retrouvées soudain dans la rue mais aussi, et surtout, des centaines de milliards de dollars que les banques n’étaient plus en mesure de récupérer. La crise de l’immobilier aux Etats-Unis s’est d’ailleurs vite étendue à l’Europe et notamment à l’Espagne où le gouvernement a dû racheter des centaines de milliers d’appartements pour éviter la faillite de sociétés immobilières.
La difficulté aussi bien pour les ménages que pour les constructeurs automobiles d’obtenir de nouveaux crédits bancaires, en raison de la crise financière s’est traduite, à son tour, par une crise du marché de l’auto. Pour janvier dernier et à l’exception de la Chine, les chiffres étaient en effet à la baisse, aussi bien pour la production que pour les ventes. Et c’est au Japon que cette baisse a été la plus sensible. Selon le quotidien Le Monde, la production y a chuté de 41 % et les exportations de 59,1 % Les ventes de voitures japonaises sur le marché américain ont chuté, elles aussi, de 76,5 %.
En Europe, les chiffres sont également à la baisse. Durant le même mois, les ventes de véhicules neufs en Allemagne, premier marché européen de l’automobile, ont chuté, selon le site « Le JDD. Fr. » de 14 %. Pour la France et l’Espagne, l’agence Reuters avance les chiffres respectivement de 7,9 et 41,6 %.
Paradoxalement, c’est la Chine qui s’impose désormais comme le numéro un mondial de la construction automobile. Selon des chiffres officiels cités par le quotidien français, la production s’est établie à 695000 unités –voitures et camions- en janvier. Les ventes ont atteint, quant à elles, un niveau un peu plus élevé, soit 735.000 unités
Comme quoi, la crise ne fait pas que des malheureux. !

Moncef BEN AMOR

La norme européenne est-elle suffisante ?

Pas tout à fait si l’on en croit le magazine automobile britannique Autocar.
Avec six pneus de même dimension mais de marques différentes (un Continental et cinq autres de fabrication chinoise et thaïlandaise), l’on a procédé, en effet, à des tests de freinage avec une voiture Golf. Résultat : les pneus d’origine asiatique et qui sont 20 à 30 % moins chers que leur concurrent européen se sont avérés dangereux sous la pluie
Ces pneus répondaient pourtant à la norme européenne en matière de sécurité routière.
Moncef BEN AMOR

Crise économique : des risques de guerre civile ?

Pour certains experts, la crise financière et économique qui secoue actuellement le monde ressemble fort bien à un tsunami. Ce qui s’est déjà produit, affirment-ils, n’est que l’onde de choc. Le plus grave reste à venir : c’est la vague. Elle aura lieu un jour ou l’autre et fort probablement au cours du dernier trimestre de l’année en cours.
Dans son édition du 26 février et sous le titre « Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à quitter votre région », la quotidien français Le Monde reprend, en effet, de larges extraits du dernier bulletin des experts du LEAP/ Europe 2020 où ces derniers mettent sérieusement en garde contre une phase de « dislocation géopolitique mondiale » vers la fin 2009.
« Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP cité par le quotidien parisien, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible ».
Se référant aux mêmes experts, le Monde ajoute que « les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible » et que « la crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique Latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques ».
Selon les experts du LEAP, des fuites de populations ont déjà lieu des Etats-Unis vers l’Europe où, selon eux, « la dangerosité physique directe restera marginale ».

Moncef BEN AMOR



En quelques lignes

Centenaire de Chebbi

Poète de la liberté, de l’amour et de la résistance, Aboulkacem Chebbi est né le 24 février 1909 dans la petite localité de Chebba, dans la région de Tozeur. Il est mort 25 ans après, soit le 9 octobre 1934 à Tunis, des suites d’une grave maladie.
Son itinéraire s’est confondu avec une étape assez particulière de l’histoire de la Tunisie : celle qui a vu germer le mouvement pour la libération nationale. L’œuvre de celui à qui l’on doit l’hymne national tunisien est bien connue dans le Monde arabe et même au-delà. Certains de ses poèmes ont été traduits dans une quinzaine de langues dont le français, l’anglais et l’espagnol. Ils ont été également interprétés par de grands noms de la chanson arabe, aussi bien au Maghreb qu’au Machreq.
Poète doublé d’un grand penseur et écrivain, malgré son jeune âge, il avait suscité des polémiques suite à une conférence donnée le 1er février 1929 à la Khouldounia sur « L’imagination poétique chez les Arabes ».
Les festivités du centenaire de sa mort viennent de démarrer à Tozeur. Elles se poursuivront jusqu’en octobre prochain.

Salon médical tuniso-libyen

Un salon –le premier du genre- offrant un vaste panorama sur les produits pharmaceutiques et les prestations médicales offertes en Tunisie vient de se tenir à Tripoli. On sait qu’un grand nombre de ressortissants libyens, souvent accompagnés de leurs familles, viennent se soigner tous les jours en Tunisie
Au-delà des centres de soins publics, hôpitaux et autres, la Tunisie compte près de 75 cliniques privées réparties sur l’ensemble du territoire.

Microsoft choisit Gafsa

Pour le lancement d’un nouveau programme baptisé « BizSpark », le géant américain de l’informatique a choisi la Tunisie et plus précisément la ville de Gafsa. Traduisons : il s’agit de la création de logiciels et la conception du web. Le choix de la Tunisie s’explique, a fait valoir une représentante de Microsoft, par l’existence de centres d’affaires, de pépinières d’entreprises et de pôles technologiques. Le programme s’adresse en particulier aux entreprises nouvellement créées et aux jeunes promoteurs dans le domaine de l’informatique.
Sur les 350.000 étudiants que comptent, à l’heure actuelle, les universités tunisiennes, 50.000 d’entre-eux sont inscrits dans des filières liées directement à l’informatique et l’Université de Gafsa a promis, d’ores et déjà, dans le cadre de ce programme, de leur prêter, si nécessaire, main forte.

Moncef BEN AMOR

Gaz naturel : la Tunisie dans le club des exportateurs !

Vers la création à Tunis d’une Ecole Supérieure de formation d’ingénieurs spécialisés

Pour son Forum International annuel, l’hebdomadaire Réalités a choisi, cette fois, un thème qui est au cœur même de l’actualité, vu le passage d’une extrêmité à l’autre qu’ont connu, en 2008, les prix pétroliers. De plus de 140 dollars le baril, ils sont tombés, en effet, à 40 dollars et même un peu moins, alors que la demande mondiale n’a subi, sous l’effet de la crise, qu’une baisse somme toute relative. Thème choisi : « quelle stratégie tunisienne pour le secteur pétrolier et gazier : de la prospection à la commercialisation ? »

Ayant eu pour cadre un hôtel de la banlieue Nord de Tunis, le forum a été organisé en collaboration avec le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME et la compagnie OilLibya.

Introduisant les débats, M. Taieb Zahar, Directeur de Réalités, s’est livré à une double interrogation . Primo : vu la nouvelle donne sur le marché mondial, est-ce que les compagnies pétrolières vont continuer à prospecter et si oui, comment faire pour les retenir ? Secundo : le projet de réalisation d’une nouvelle raffinerie à la Skhira sera-t-il maintenu ou non ?

Ce fut ensuite au tour de M. Abdelaziz Rassâa, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’Energie et des PME, de présenter les grandes lignes de la stratégie tunisienne en matière d’énergie. Des amendements, a-t-il indiqué, ont été introduits dans le Code des Hydrocarbures afin de mettre en place un cadre plus incitatif, garantissant une meilleure dynamique au niveau du secteur de l’énergie et notamment de la prospection des hydrocarbures dans les horizons profonds. Le gaz naturel assure aujourd’hui plus de 40 % des ressources nationales et répond à 45 % de la demande. La période 2005-2008 a été marquée par une vingtaine de nouvelles découvertes et les projets gaziers en cours ou à court terme comme le champ Hasdrubal ou le projet « Gaz du Sud » devraient permettre, a-t-il ajouté, de dégager un excédent et donc, d’ouvrir la voie à l’exportation . Une centaine de communes supplémentaires seront raccordées d’ici à 2011 au réseau national du gaz naturel ; ce qui portera le nombre total d’abonnés à 700.000. M. Rassâa a également annoncé la promulgation de l’amendement de la loi de maîtrise de l’énergie de 2004, en vue d’encourager la réalisation de projets privés appuyant les efforts nationaux en matière d’énergie.

Fuite de cerveaux

Pour M. Khaled Ben Cheikh, Président-directeur général de l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières), la nouvelle donne sur le marché mondial a engendré un départ massif de compétences tunisiennes. D’où la double nécessité d’une part de réfléchir à un nouveau système de rémunérations plus attractif et de l’autre, d’assurer la formation de nouveaux cadres. Sachant, a-t-il expliqué, que les ingénieurs formés dans les Ecoles de Tunis et de Sfax le sont dans la géologie générale et non la géologie pétrolière. Pour être opérationnels, il leur faut une formation complémentaire d’environ dix-huit mois. A cet effet, des contacts, a-t-il révélé, sont en cours avec des partenaires français pour la création à Tunis d’une Ecole Supérieure pour la formation d’ingénieurs spécialisés.

Le secrétaire d’Etat et MM. Mohamed Akrout et Khaled Ben Cheikh, respectivement Directeur Général de l’Energie et PDG de l’ETAP, sont intervenus à plusieurs reprises pour répondre aux interrogations des présents, représentants de compagnies pétrolières, consultants et autres.

Un pipeline Skhira -Gabès

Pour l’année en cours, les prix pétroliers devraient, ont soutenu nombre d’intervenants, se stabiliser autour des 40-45 dollars le baril. Ce n’est qu’à partir de 2010 qu’ils pourraient repartir à la hausse. Au niveau local, les prix des carburants seront désormais sujet à des variations – à la hausse ou à la baisse- une fois tous les trois mois. La production nationale de pétrole atteint, à l’heure actuelle, les 90.000 barils par jour, soit à peu près le même niveau que celui de la Libye et de l’Algérie, si l’on tient compte de l’étendue des territoires de nos deux voisins. Une différence tout de même : en Tunisie, il faut descendre jusqu’à 4500 mètres de profondeur pour trouver du pétrole ou du gaz, alors que la norme est de 4000 et même un peu moins chez nos voisins. Autre détail : les quantités de pétrole raffinées en Tunisie sont conformes à 100 % aux normes européennes. 35 % d’entrer-elles sont d’origine locale et il s’agit principalement de pétrole léger, alors que le reste, soit 65 %, et qui est constitué essentiellement de pétrole lourd, est importé de Libye

En matière de gaz naturel et avec la mise en exploitation, à compter de juillet prochain, du champ d’Hasdrubal, la Tunisie deviendra, peu à peu, excédentaire. Comment et vers qui exporter notre excèdent de gaz naturel ? Un pipeline doit relier la Skhira au port de Gabès et nous sommes en pourparlers avec des partenaires italiens et autres, a dit le premier responsable de l’ETAP, pour voir comment nous positionner sur le marché européen

Dernier point, enfin, soulevé, quoique de façon sommaire, lors de ce forum : si l’importation et la commercialisation du kérosène sont déjà libres, il n’en sera pas de même, à brève échéance du moins, pour les autres produits énergétiques.

Moncef BEN AMOR

La cigarette tue 1 Tunisien par heure et ne dort que 3 heures par nuit !

Tout le monde connaît les méfaits du tabac. Une fois que l’on s’habitue à la cigarette, il devient cependant extrêmement difficile, voire impossible de s’en débarrasser. A moins de faire partie de cette catégorie privilégiée de gens que la providence a dotés d’une volonté d’acier.

Derniers chiffres en date : selon le Dr. Mourad Zarrouk, responsable du service d’aide au sevrage tabagique à l’hôpital Abderrahmane Mémi de l’Ariana, la cigarette tue en moyenne 7500 personnes par an en Tunisie, soit une vingtaine de victimes par jour. Un homme sur deux fume et la proportion chez les femmes est de une pour dix. Chez les jeunes de 12 à 20 ans, le pourcentage atteint les 55 %. Président du comité de lutte contre le tabac, le Dr. Lotfi Khayat avance à peu près les mêmes chiffres. 61 % des Tunisiens âgés de plus de 25 ans sont, selon lui, des fumeurs dont 5 % de femmes. Quels effets sur la santé ? 90 % des cancers bronchiques sont dus, révèle une étude, à la fumée du tabac. Attaques cérébrales et hémorragies sont également, toujours selon la même étude, dix fois plus fréquentes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Une enquête réalisée par la médecine scolaire et universitaire montre, quant à elle, que 80 % des élèves des classes terminales fument et que 20 % des collégiens (entre 12 et 15 ans) sont également des fumeurs. Côté matériel, enfin : le Tunisien consacre en moyenne 5 % de son revenu au tabac.

Au niveau mondial, le nombre de fumeurs est estimé, selon le même responsable, à 1,3 milliard d’âmes. Cinq millions d’entre-eux meurent chaque année. Au cours du XX ème siècle, le tabac a fait 100 millions de victimes dans le monde, soit un chiffre nettement plus élevé que celui des deux guerres mondiales réunies. Pour le nouveau siècle et si rien n’est fait pour combattre sérieusement le fléau, le nombre de victimes de la cigarette pourrait atteindre le chiffre fatidique d’un milliard d’êtres humains. Une vraie catastrophe, en somme !

D’où la décision du Président de la République de placer 2009 ous le signe d’année de la lutte contre le tabagisme. Une commission nationale a été constituée à cet effet. Elle a déjà arrêté une stratégie d’action à quatre étages : préventif, éducatif, sanitaire et répressif. La loi interdisant de fumer dans les lieux publics sera également appliquée avec plus de fermeté, sachant que 1400 contrevenants ont été verbalisés en 2008.

Moncef BEN AMOR

Vétérinaires algériens : une profession en souffrance


Le constat est inquiétant pour ne pas dire alarmant : sur cinq médecins vétérinaires, un seul exerce en Algérie. Les quatre autres sont en chômage, à en croire le quotidien La tribune qui avance le chiffre de 12.000 chômeurs pour l’ensemble du pays. Pour ceux qui exercent effectivement, que ce soit dans le public ou le privé, les estimations varient d’une source à l’autre Pour le même quotidien, 1700 vétérinaires exercent dans le public, contre 600 dans le privé le taux de chômage dans la profession s’établirait ainsi à 83,9%

Dans des déclarations à l’Expression, Dr. C. Ait El hadj, chargé de la communication au sein de la commission provisoire de l’Ordre des médecins vétérinaires du Centre, va plus loin. «La profession des vétérinaires, explique-t-il, est en souffrance en matière d’emploi et des milliers de professionnels sont dans un chômage endémique». Selon lui, ce sont, au total, près de 6.000 vétérinaires qui exercent dans les deux secteurs, public et privé.

Au-delà du chômage qui constitue, selon un sondage, un facteur décourageant pour ceux qui seraient tentés de poursuivre des études supérieures de médecine vétérinaire, la profession souffre, en réalité, de deux sortes de problèmes. Côté matériel, les revendications – ponctuées de mouvements de grèves et de protestations – des médecins vétérinaires ont été plus ou moins entendues. Une nouvelle augmentation de salaire de plus de 5.000 DA vient, en effet, de leur être consentie par les pouvoirs publics En juin 2008, faut-il le rappeler, plus de 100 conteneurs de lait et de viandes avaient été contraints à un court séjour dans le port de Béjala, en raison d’une grève des vétérinaires. Choisissant de protester à la japonaise, des médecins vétérinaires ont porté aussi le brassard rouge en décembre dernier, à l’occasion de l’Aïd El Idha, en signe de protestation contre leurs conditions de professionnels.

Les vrais problèmes dont souffre la profession seraient cependant d’ordre structurel. Le projet de création d’un Ordre National des Médecins Vétérinaires qui  aura, pour reprendre une expression de La Tribune, à mettre «un peu d’ordre dans la maison» est en gestation depuis de nombreuses années. IL est toujours en butte à des difficultés. A qui la faute ? Commission nationale provisoire des médecins vétérinaires et autorité de tutelle se renvoient la balle. A en croire le Directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, Dr. Rachid Bougueddour, «l’Administration n’est pas contre le Code de déontologie de la profession». «Toutefois, ajoute-t-il, depuis 2006, nous n’avons reçu aucun document dans ce sens. Il est vrai qu’auparavant, nous avions reçu une proposition  de texte. Seulement, celle-ci doit être améliorée. La balle est dans le camp des vétérinaires».

Est-ce à dire que rien n’empêche désormais que ce projet puisse enfin voir le jour, à condition que les vétérinaires mettent de l’ordre dans leurs propres rangs ? Le proche avenir le dira.

 

Moncef BEN AMOR

 

Tunisie : Médecins chômeurs : existent ? existent pas ?


Près d’un millier de médecins, toutes spécialités confondues, sortent en moyenne, chaque année, des universités tunisiennes. De 755 au cours de la saison universitaire 2004-2005, leur nombre est passé en effet, nous précise-t-on au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Technologie et de la Recherche Scientifique, à 1215 au cours de la saison 2007-2008. Ce qui donne, si l’on tient compte des chiffres des deux saisons intermédiaires, une moyenne de 990 nouveaux médecins par an.

Comment s’effectue leur intégration dans la vie active, peinent-ils à trouver un emploi ? Le nombre de ceux qui exercent actuellement, à travers tout le territoire national, est de 11.000, nous précise-t-on au ministère de la Santé publique. Ils se répartissent presque à égalité : 6000 (55 %) dans le public et 5000 (45%) dans le privé. Au nombre de 2000, la plupart des médecins dentistes (76%) exercent dans le privé, tout d’ailleurs comme les pharmaciens : sur les 2400 que compte la profession, 79 % d’entre eux, soit quatre pharmaciens sur cinq, exercent dans le privé. Le personnel paramédical est autrement plus important. Il compte plus de 41000 âmes, hommes et femmes, dont 12 % seulement sont dans le privé. L’on compte, enfin, à l’heure actuelle, toujours selon la même source, un médecin pour 928 habitants.

Cette catégorie de cols blancs est-elle affectée par le chômage ? «Le nombre de ceux qui n’exercent pas effectivement est assez limité, voire insignifiant, à en croire notre interlocuteur au ministère de la Santé. Il s’agit plutôt, explique-t-il, d’un chômage déguisé en ce sens que ceux qui déposent une demande pour un poste dans le public, hôpitaux et autres, ne restent généralement pas les bras croisés. En attendant, ils tentent leurs chances dans le privé où, vu surtout le nombre de plus en plus croissant d’étrangers, Libyens et autres, qui choisissent de se faire soigner dans notre pays, les opportunités d’embauche sont bien réelles. Autre chose : la plupart des postulants à un emploi préfèrent exercer dans les grandes villes et surtout à Tunis. Ils sont généralement réticents à l’idée qu’ils puissent être affectés ailleurs».

Pour notre interlocuteur au ministère de l’Enseignement Supérieur, le nombre de ceux qui n’ont pas encore réussi à décrocher un emploi ne devrait pas, en tout état de cause, dépasser les 5 à 10 % de l’ensemble des effectifs.

 

Moncef BEN AMOR

 

ZAPPING : Question de…fenêtres


Les médiateurs se succèdent et ne se ressemblent pas. Au Médiateur Administratif dont la mission consiste à aider à trouver des solutions à l’amiable entre administrateurs et administrés, leur évitant ainsi perte de temps et frais de justice, il s’ajoute désormais un autre: il s’agit ni plus ni moins de l’émission «Al Hak  Maâk» (Le droit est de votre côté) que diffuse Canal 7 tous les jeudis, après le journal de 20 heures.

 L’initiative est bonne, elle est même à saluer. Ce qui l’est moins par contre, c’est tout d’abord cette incroyable pression que Moez Ben Gharbia et les trois avocats – deux hommes et une femme- présents à ses côtés mettent sur leurs vis-à-vis pour leur arracher un compromis. A les entendre, à voir l’empressement avec lequel ils tentent parfois d’obtenir un rendez-vous ou un engagement, l’on imagine aisément l’agacement, voire le désarroi de ceux qui les ont au bout du fil. Il y a ensuite cette exigence de neutralité à la quelle ce genre d’émissions se doit absolument de répondre. Or, là encore, ce n’est malheureusement pas toujours le cas. La partie présente sur le plateau est généralement celle qui est dans son bon droit alors que l’autre, c’est-à-dire celle avec qui on traite à distance (par téléphone ou par l’intermédiaire d’un envoyé sur place), l’est moins ou pas du tout.

Cela a été particulièrement le cas le jeudi, 5 février, avec ce face-à-face entre le maire de Sidi Bou Said et un citoyen de sa commune. De quoi s’agit-il, au juste ? Suite à une plainte pour tapage du citoyen en question et qui était présent à l’émission, la mairie a interdit au propriétaire d’un café de disposer librement d’une terrasse. La commune a procédé dans le même temps à la fermeture de deux fenêtres de la demeure où réside ce citoyen, au motif qu’elles ont été ouvertes sans autorisation et donc, en infraction aux règlements en vigueur. C’est injuste, s’est écrié ce citoyen, dans la mesure où il n’a été aucunement touché à cette demeure qu’il a héritée de ses parents et qui date de plus d’un siècle. Pour remédier à cet état de fait, il faudrait, a fait valoir le maire de Sidi Bou Said, qu’il soit prouvé que les dites fenêtres n’ont pas été ouvertes de fraîche date, ce qui nécessite une expertise en bonne et due forme. Ce n’est pas tout : il faudrait aussi que son voisin immédiat et qui n’est autre que le propriétaire du café soit consentant.

La discussion a glissé parfois sur le terrain juridique et ce qui mérite, à notre sens, d’être retenu, ce n’est pas que l’on soit parvenu finalement à une solution, mais plutôt cette force de caractère et cet attachement au respect de la loi dont a fait preuve le maire

Quand on sait l’étendue et la complexité des problèmes auxquels sont confrontées nos communes, le gâchis aurait été sans doute énorme si, cédant à la pression ou jouant les fair-play, le maire de Sidi Bou Said avait agi autrement.

 

Une forme de liberté

 

Copie conforme d’une émission fort suivie dans l’Hexagone et qui a pour intitulé «Ce qui compte, c’est la vérité», «J’ai quelque chose à te dire» (Andi Ma N9ollek) se laisse absolument voir tous les mardis sur Canal 7, après les infos de 20 heures.

Sûr de lui, décontracté et souriant, Alâa Chebbi sait mettre ses invités à l’aise et, mis à part ces courts intervalles de spots-annonces à répétition pour d’autres émissions, on ne s’ennuie vraiment pas. Bien au contraire…

Les choix gagneraient cependant à être un peu plus rigoureux pour ce qui est des situations traitées lors de cette émission. En effet, autant on a été ému – certaines dames et jeunes filles présentes au studio avaient même les larmes aux yeux – de voir ce père retrouver sa fille dont il a perdu trace depuis 24 ans ou encore ce jeune homme embrasser sur le front celle qui l’a allaité il y a 32 ans de cela, après la mort de sa mère, autant l’on reste perplexe, voir incrédule face à ce jeune couple, en instance de divorce, venu étaler son linge sale en public ou encore cette dame venue témoigner sa reconnaissance à une femme médecin qui a rendu le sourire à sa mère gravement malade. .Il y avait bien d’autres moyens de le faire. Pas nécessairement sur un plateau de télévision.

Visiblement embarrassée, la jeune mariée avait d’ailleurs du mal à «s’expliquer» sur des faits qui ne concernent, au fond, qu’elle et elle seule.

Ne nous laissons pas aller à du n’importe quoi. N’oublions surtout pas que l’intimité des gens est aussi une forme de liberté.

 

Moncef BEN AMOR.

 

Tunisie - Canada : Eloignés géographiquement, ils le sont aussi économiquement


  • Vers l’ouverture de deux liaisons directes, l’une aérienne et l’autre maritime

 

Opportunités d’exportation et d’investissement au Canada : tel est le thème d’une journée d’information qui a eu lieu le lundi, 9 février,  à la Maison de l’Exportateur, à l’initiative du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations), le Trade Facilitation Office Canada, l’ambassade du Canada à Tunis et la Chambre de Commerce Tuniso-canadienne Objectif : répondre essentiellement à deux interrogations : comment développer un véritable partenariat entre la Tunisie et le Canada. et les deux pays peuvent-ils servir de portes d’accès, l’un à l’Afrique et l’autre au Marché Nord-américain qui, comme a tenu à le préciser d’emblée son  Excellence Bruno Picard, ambassadeur du Canada à Tunis, est une zone de libre-échange, où les règles d’accès diffèrent d’un pays à l’autre, et non un marché commun, régi par des règles communes

Le Canada est-il un marché porteur pour les opérateurs tunisiens ? Oui si l’on en croit le premier responsable du CEPEX, M. Youssef Néji, pour qui ce pays présente trois avantages, au moins : son taux de croissance devrait, selon le Forum de Davos, se maintenir cette année encore à un niveau relativement élevé, les ménages y sont moins endettés qu’ils ne le sont dans d’autres pays de même niveau et le taux d’inflation y est également relativement faible (de 1 à 3%). Le volume des échanges entre la Tunisie et le Canada a atteint les 90 millions de dollars en 2008 et en termes de débouchés, le marché canadien pourrait constituer, selon lui, une bonne bouffée d’oxygène surtout pour les industries mécaniques et électriques tunisiennes.

Avec une enveloppe de 350 millions de dollars, le Canada est le second investisseur étranger en Tunisie dans le domaine de l’énergie (gaz et pétrole) a pour sa part précisé l’ambassadeur canadien, rappelant qu’un accord sur la non double imposition a été signé en 1982. Des discussions sont en cours, a-t-il ajouté, pour développer davantage les flux d’investissement et l’ouverture de deux liaisons directes, l’une aérienne et l’autre maritime.

Pour le président de la Chambre de Commerce Tuniso-canadienne, M. Faouzi Elloumi, il existe des similitudes entre la Tunisie le Canada en ce sens que les deux pays bilingues et qu’ils se situent géographiquement au Nord de leurs continents respectifs. De ce fait, La Tunisie peut constituer une tête de pont pour l’accès du Canada au marché africain. Pour sa part, le Canada pourrait servir de porte d’accès pour la Tunisie au marché Nord-américain (447 millions de consommateurs). Il existe aussi, selon lui, un important flux d’échanges indirects dans la mesure où de nombreux produits tunisiens exportés vers l’Europe finissent sur le marché canadien et vice-versa Les deux pays, a-t-il observé, sont très proches culturellement mais restent assez éloignés économiquement. Le Canadien est quelqu’un de très ouvert et accueillant Dès qu’il s’agit d’affaires, il devient cependant particulièrement exigeant. Autre handicap relevé par l’orateur : l’éloignement géographique. Un produit tunisien met 24 jours pour arriver au Canada alors que pour les produits en provenance d’Asie, la moyenne est de 5 à 6 jours. La Chine et l’Inde sont d’ailleurs fortement présentes sur le marché canadien et le chinois est la troisième langue parlée au Canada, après l’anglais et le français.

Traitant des caractéristiques du marché canadien, M. Marc Germain, consultant auprès du Trade facilitation Office Canada, a fait observer que le consommateur canadien  est assez regardant sur les prix, qu’il est de plus en plus ouvert sur les produits dits exotiques, qu’il y a une forte demande au Canada pour les articles de décoration - vu le caractère multiculturel du pays – et que s’il y a un pays au monde où les quatre saisons sont bien distinctes, c’est bien le Canada.

Les participants à cette journée ont eu droit aussi à deux exposés, l’un sur le profil - type de l’homme – ou de la femme - d’affaires canadien généralement moins disposé à prendre des risques que son homologue américain et l’autre sur le climat d’affaires dans ce pays où, à titre indicatif, le délai de création d’une entreprise est de 5 jours seulement (contre une moyenne de 15 jours pour les autres pays de l’OCDE) et où le secteur bancaire est fortement réglementée.

 

Moncef BEN AMOR