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21.1.2010 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Maxisciences.com le 16/01/2010
Une méthode détectant la mort des neurones via un ophtalmoscope permettrait de diagnostiquer à l’avance certaines maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative, elle affecte le cerveau par la mort des neurones. Elle entraîne une diminution progressive et irréversible des facultés mentales, notamment de la mémoire.
Une équipe de chercheurs a trouvé un moyen de déterminer chez les souris, celles qui étaient les plus enclines à développer cette maladie. Pour cela, il faut pouvoir détecter le nombre de neurones mourants ce qui, hélas, n’est pas chose facile. La maladie d’Alzheimer est la plupart du temps diagnostiquée trop tard, quand ses symptômes sont apparents et que les dommages sont déjà importants.
Les scientifiques ont donc pensé à se référer aux cellules des yeux via un simple ophtalmoscope car la mort des cellules s’élargit au niveau de la partie arrière des yeux. Les cellules meurent soit par apoptose, mort programmée par l’organisme, soit par nécrose, c’est-à-dire par cassure de la membrane plasmique de la cellule qui, perdant son contenu cytoplasmique, meure. Au début de la maladie, les cellules meurent par apoptose, puis progressivement, la nécrose la remplace.
Durant leurs expérimentations, les scientifiques ont injecté dans les yeux de souris un colorant vert pour détecter les cellules mourant d’apoptose, ainsi qu’un colorant rouge pour les cellules arrachées par une nécrose. Ils ont ensuite observé à l’ophtalmoscope la partie arrière des yeux des rongeurs, là où les cellules mourantes peuvent être détectées. Grâce à différents filtres, ils ont pu aisément détecter les cellules fluorescentes reconnues comme nécrosées ou apoptotiques selon leur couleur.
Il s’est avéré que beaucoup plus de cellules malades étaient présentes chez les souris victimes d’Alzheimer que chez les souris saines. Plus la maladie en était à un stade évolué, plus les cellules nécrosées étaient présentes par opposition aux cellules apoptotiques dont le nombre diminuait.
Chez les souris, il a été possible d’arrêter le processus lorsque les cellules n’étaient encore victimes que d’apoptose en leur administrant le médicament contre Alzheimer, la mémantine.
Ces conclusions pourraient être utiles pour diagnostiquer Alzheimer chez l’être humain bien avant les symptômes apparents tels la perte de mémoire et donc, ralentir fortement voir stopper la maladie. De plus, l’évolution de la maladie serait visible via les cellules et un traitement plus adapté pourrait être prescrit selon le stade de la maladie. Cependant, les coûts de cette technique seraient très élevés.
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13.7.2009 par Mahmoud ANNABI.
Paru sur le site de
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1. Généralités
La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est la région qui souffre le plus du manque d’eau au monde. Au niveau mondial, la quantité moyenne d’eau disponible est proche de 7 000 m3/personne/an, contre
La provenance de l’eau varie d’un pays à l’autre. Certains pays, tels que l’Égypte et l’Irak comptent pour l’essentiel sur les eaux de surface issues des grands fleuves internationaux qui les traversent. D’autres, comme le Yémen, Djibouti et les États arabes du Conseil de coopération du Golf dépendent presque exclusivement des nappes souterraines et de la dessalinisation, tandis que d’autres encore utilisent à la fois l’eau de surface et l’eau souterraine. La plupart des pays mobilisent presque toutes les eaux de surface disponibles et une grande partie des principaux cours d’eau n’atteignent pas l’océan.
La région MENA est aussi particulièrement exposée aux effets du changement climatique du fait de ses disponibilités très faibles en eau et de ses niveaux de précipitations extrêmement variables, de sa forte dépendance à l’égard de l’agriculture, secteur sensible aux évolutions du climat, ainsi qu’à cause des fortes concentrations de population et d’activité économique dans des zones urbaines côtières soumises aux inondations. Les simulations du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédisent un accroissement de la variabilité des températures et des ressources en eau dans plusieurs pays de la région. Les eaux de précipitation enregistreront des diminutions allant jusqu’à 30 % d’ici à 2050. Ceci aura une incidence sur la production agricole et augmentera la forte dépendance de la région vis-à-vis des importations de produits alimentaires. Les modèles climatiques prévoient également une augmentation des niveaux de la mer de plus de
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13.7.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Le Monde.fr le 09.07.09
C’est une des dernières armes qui manquait encore à Google pour espérer dominer un jour complètement Internet. Le groupe américain a annoncé, mardi 7 juillet, sur son blog, qu’il travaillait à un système d’exploitation pour ordinateurs, un programme qui assure la liaison entre la machine (son processeur, sa mémoire, etc.) et les applications (traitement de texte, jeux vidéo…).
Chrome OS - c’est son nom - sera basé sur des technologies “open source” (les développeurs externes pourront le modifier à leur guise). Google promet qu’il permettra d’accéder plus vite aux applications d’un PC. Il sera d’abord destiné aux “netbooks”, ces ordinateurs portables à moins de 500 dollars conçus pour consulter ses e-mails et surfer, dont les ventes ont explosé ces derniers mois. Chrome OS devrait être disponible au second semestre 2010.
Cette annonce est une déclaration de guerre à Microsoft : Google s’attaque à son coeur de métier. Qui plus est avec un logiciel gratuit, alors que les systèmes d’exploitation de Microsoft sont payants.
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15.6.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans L’Expansion.com le 15/06/2009
C’est la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, qui l’a dit lors d’une conférence en Ecosse.
Le pire de la récession est à venir, a estimé lundi le chef économiste de la Banque européenne de reconstruction et de développement Erik Berglof lors d’une conférence en Ecosse, appelant à plus de transparence du système bancaire, notamment en Europe.
“Je ne pense pas que le pire soit derrière nous”, a indiqué M. Berglof lors d’une conférence à Gleneagles à laquelle participait également la commissaire européenne à
Mme Kroes a estimé “que le monde bancaire n’avait toujours pas confiance”, et que les banquiers “réalisent qu’il y a toujours quelque chose de pourri dans le placard”.
M. Berglof a renchéri : “Il semble que nous ne sachions toujours pas ce qu’il y a dans notre système bancaire (en Europe, ndlr), et il y a besoin non seulement de le découvrir mais aussi de le rendre public comme on l’a fait aux Etats-Unis”. Il a estimé que la méthode américaine était “la référence et avait certainement aidé à stabiliser le système”.
Mme Kroes a noté de son côté que les représentants du secteur bancaire qu’elle avait pu rencontrer récemment se rejetaient la responsabilité des problèmes, et que “beaucoup déniaient ce qui se passait dans leur propre institution”.
Elle a appelé les banques à prêter pour permettre aux petites entreprises de fonctionner : “Elles ont besoin de prêts, ni plus ni moins”, a-t-elle dit, estimant à son tour “qu’on n’était pas au bout des conséquences de cette récession”.
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15.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Avril 2009 – La Banque mondiale, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (IFAD), a publié une nouvelle étude intitulée “Renforcer la sécurité alimentaires au Moyen-Orient et Afrique du Nord”. Extraits.
Contexte : La forte hausse des prix des produits agricoles de base et des denrées alimentaires en 2007 et début
Les gouvernements arabes doivent se mobiliser sans attendre pour renforcer la sécurité alimentaire puisqu’ils importent au moins 50 % des calories qu’ils consomment.
Le rapport suggère trois piliers pour les politiques visant la réduction de la vulnérabilité liés aux chocs futurs:
Exemples de mesures prises pour faire face au récent choc des prix.
Les gouvernements des pays arabes font face au choc des prix en optant pour une combinaison de politiques commerciales, augmentations de salaires et programmes de protection sociale qui seront difficiles à diminuer par la suite.
Récemment, le Maroc a réduit de façon substantielle le barème de prix du blé et a octroyé des subventions aux importateurs de blé. Il a également maintenu le contrôle des prix sur le blé, la farine et le pain, tout en réduisant les taxes sur les céréales.
La Tunisie a réduit les taxes sur le blé et maintient actuellement le contrôle des prix sur les produits de base stratégiques.
L’augmentation de la population contribue aussi à la nécessité croissante d’importer des aliments. Les pays arabes ont les taux de croissance démographique les plus élevés au monde. La population des pays arabes s’élevait à 73 millions en 1950 et a quadruplé, atteignant 333 millions aujourd’hui. Elle doublera pratiquement d’ici 2050, passant à environ 600 millions d’individus.
La population croissante des jeunes, doit avoir accès à suffisamment de ressources pour pouvoir maximiser sa contribution à
Les tendances démographiques et la généralisation de l’accès à la planification familiale ont déjà des répercussions significatives sur la réduction des taux de croissance démographique dans plusieurs pays arabes comme la Tunisie, le Liban, le Maroc, l’Algérie et l’Égypte.
Rareté de l’eau et culture sèche
L’utilisation croissante de l’eau, combinée à l’accroissement de la population, ont contribué à la raréfaction de l’eau dans les pays arabes. Des années 50 à aujourd’hui, les ressources renouvelables en eau par habitant ont diminué d’environ 75 %. Celles-ci devraient diminuer de 40 % de plus par rapport aux niveaux actuels d’ici 2050. Cette tendance à la baisse s’accélérera probablement avec les effets du changement climatique.
Les pays doivent adopter des approches différentes pour aborder la rareté d’eau quant à leur accès à l’irrigation. Dans les pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), la proportion de terres irriguées varie de 7 à 18 % du total des terres cultivées.
Malgré la prédominance du climat sec, de nombreux pays arabes dépendent principalement des cultures alimentées par les eaux pluviales. En Algérie, en Iraq, en Jordanie, au Liban, en Libye, au Maroc, en Mauritanie, au Soudan, en Syrie, en Tunisie et au Yémen, la culture sèche (culture alimentée par les eaux pluviales) est pratiquée sur plus de la moitié des terres arables.
Les prédictions sur les changements climatiques indiquent que la moyenne annuelle des précipitations pourrait diminuer de 10 % au cours des 50 prochaines années. La sécheresse et les vagues de chaleur seront plus fréquentes avec l’accélération du cycle des saisons.
En conséquence, la production des cultures sèches fluctuera de plus en plus au fil du temps et la moyenne des rendements commencera à baisser. On prévoit une diminution de 20 % dans les pays arabes en général et près de 40 % en Algérie et au Maroc.
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14.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Actualité-française.com le 5 mai 2009
L’eau allégée, il fallait le faire. Ils vont devoir
Disponible depuis 2001, l’eau Taillefine de Danone est enrichie en calcium et magnésium. Cependant, une directive européenne ne permet pas d’ajouter des minéraux dans de l’eau minérale. La directive européenne en question n’autorise que trois catégories d’eau : eau de source, eau minérale, et l’eau rendue potable par traitement (sur des critères très stricts).
L’eau minérale naturelle enrichie de Danone, Taillefine, était donc en contradiction avec la réglementation européenne, donc française, depuis 2006. La Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) a par conséquent exigé que Danone retire son eau Taillefine des rayons avant le 31 décembre 2009.
Le groupe Danone a arrêté la production de son eau Taillefine mais continue à vendre ses stocks.
Grâce à son enrichissement artificiel, l’eau Taillefine possédait légèrement plus de calcium et de magnésium que les autres eaux vendues sur le marché mais pour un prix beaucoup plus important.
Avant l’eau qui fait faussement maigrir, Danone commercialisait le yaourt cosmétique. En mars dernier, Danone avait déjà dû retirer du marché, deux ans après son lancement, son yaourt censé « nourrir la peau de l’intérieur » baptisé Essensis.
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13.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans worldbank.org
Extrait du Rapport de
Ces transformations sont porteuses de prospérité, mais elles ne se produisent ni sans risques ni sans sacrifices. Considérons les trois localisations les plus prospères du monde :
Lire l’intégralité de l’article sur le site de la Banque Mondiale
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12.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans Le Figaro.fr le 21/04/2009
L’eau du robinet contient deux fois moins d’hormones que celle commercialisée en bouteilles en plastique.
Le plastique des bouteilles libère des perturbateurs endocriniens dans l’eau minérale. Ils pourraient avoir des effets sur la santé, y compris à faibles doses.
L’eau minérale des bouteilles en plastique contient deux fois plus d’hormones (féminines ou masculines) que celle stockée dans des bouteilles en verre ou l’eau du robinet. Autrement dit, le plastique libère dans l’eau ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens. Leurs effets à très faible dose sont encore très mal connus, mais ils sont soupçonnés de modifier chez l’homme le développement et les fonctions sexuelles et reproductrices. L’étude conduite par deux chercheurs allemands est publiée dans
Martin Wagner et Jörg Oehlman, de l’université Goethe, basée à Francfort, ont sélectionné vingt emballages en plastique d’eaux minérales vendues en Allemagne. Ils ont tous en commun de contenir du polyéthylène téréphthalate (PET). Ce plastique est présent également dans les bouteilles en plastique de boissons gazeuses, d’huile de cuisine et il tapisse aussi l’aluminium recouvrant l’intérieur des briques de boissons de plusieurs marques. Le PET assure à la fois «la transparence du plastique, sa résistance aux chocs, son faible poids et son imperméabilité à l’eau, aux gaz et aux arômes».
«Le travail des deux toxicologues allemands est sérieux et intéressant», souligne d’emblée René Habert, professeur à l’université Paris-VII, qui dirige l’unité gamétogenèse et génotoxicité (CEA-CNRS). Pour mettre en évidence l’activité hormonale du plastique, Martin Wagner et Jörg Oehlman ont utilisé des levures génétiquement modifiées et des petits escargots d’eau douce, deux modèles de laboratoire classiques pour ce type d’étude. Les levures réalisées à partir d’OGM ont la particularité de changer de couleur en présence d’infimes quantités d’hormones. Chez les petits mollusques, c’est leur reproduction et leur multiplication qui peuvent varier considérablement en fonction des hormones présentes dans l’eau.
Le comportement des levures et des mollusques après un long séjour de près de deux mois dans l’eau n’est pas le même dans les vingt bouteilles en plastique de différents types et les bouteilles témoin en verre. Pas du tout, même. Dans douze d’entre elles, les chercheurs ont noté dans l’eau des bouteilles en plastique une activité hormonale deux fois plus élevée sur les levures. Les mollusques, qui se reproduisent par parthénogenèse (sans mâle), ont eu deux fois plus de petits escargots dans les bouteilles en plastiques à cause des hormones féminines. Ils ont noté aussi deux choses intéressantes : l’eau ayant séjourné dans les briques est plus polluée par ces perturbateurs. En revanche, l’eau des bouteilles en plastique réutilisables - conçues pour être plongées dans l’eau bouillante pour être désinfectées, pratique courante en Allemagne - est moins polluée que les autres dès la deuxième utilisation.
Secret industriel
Sans surprise, l’étude a déclenché une levée de boucliers des industriels des plastiques alimentaires. Le BFR, l’organisme allemand chargé de l’évaluation du risque, a publié un communiqué pour préciser que les résultats de cette étude ne permettent pas de conclure à un risque pour
«Il y a un défaut d’informations sur les emballages alimentaires. On n’arrive pas à connaître leur composition», relève René Habert qui a récemment montré l’effet toxique d’un phtalate contenu dans le plastique sur des cultures de cellules de testicules. Secret industriel oblige, les toxicologues ont toutes les peines du monde à obtenir la composition précise des produits, comme le déplore aussi Gilles Husson, président de l’Association scientifique européenne pour l’eau et la santé.
Aujourd’hui, le marché de l’eau minérale est aussi contesté pour des raisons environnementales. Il faut sept litres d’eau pour fabriquer une bouteille en plastique et leur commercialisation nécessite des kilomètres de déplacement alors qu’une eau de qualité coule de nos robinets.
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9.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans lepoint.fr le 08/05/2009
Le premier constructeur automobile mondial, le japonais Toyota, a annoncé vendredi une perte beaucoup plus lourde que prévu et la toute première de son histoire lors de l’exercice 2008-2009, frappé par l’effondrement de ses principaux marchés et une coûteuse flambée du yen. Toyota a subi, au cours des douze mois d’avril à mars, une perte nette de 436,9 milliards de yens (3,3 milliards d’euros) et une perte d’exploitation de 461,1 milliards de yens (3,5 milliards d’euros). Son chiffre d’affaires a plongé de 21,9% sur un an à 20.529,6 milliards (155 milliards d’euros).
C’est la première fois que Toyota, fondé il y a 72 ans et qui vient de se couronner numéro un mondial, termine un exercice sur un résultat d’exploitation dans le rouge depuis qu’il a commencé à publier ses résultats en 1941. Pour le seul trimestre de janvier à mars, la perte nette de Toyota a atteint le montant colossal de 765,8 milliards de yens (5,9 milliards d’euros), soit plus que celle subie au cours de la même période par l’américain menacé de faillite General Motors (6 milliards de dollars, soit 4,5 milliards d’euros). Cette contre-performance, qui tranche avec le bénéfice net record réalisé en 2007-2008, s’avère nettement pire que la perte nette de 350 milliards et le déficit d’exploitation de 450 milliards que pronostiquait le groupe.
Lire l’intégralité de l’article sur le site lepoint.fr : Toyota plonge dans le rouge pour la première fois de son histoire
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9.5.2009 par Mahmoud ANNABI.
Publié dans silicon.fr le 04-05-2009
Près de 16 % de chute sur le marché mondial des téléphones mobiles. Nokia passe sous la barre des 100 millions d’unités vendues.
L’année commence mal pour le marché mondial du téléphone mobile. Selon IDC, les constructeurs ont vu leurs ventes reculer de 15,8 % au premier trimestre 2009 à 244,8 millions d’unités contre 290,8 millions un an plus tôt. “Le déclin du premier trimestre 2009 est particulièrement élevé à cause de la faible demande des utilisateurs finaux, la volatilité des devises, et le manque de crédits pour les commerçants alors que consommateurs et distributeurs s’adaptent à la récession”, analyse IDC.
Si les principaux constructeurs sont touchés, certains le sont plus que d’autres. Motorola décroche le pompon. L’absence de produits réellement innovants ces derniers temps se révèle catastrophique pour le groupe qui voit ses ventes chuter de 46,4 % à 14,7 millions d’unités (contre 27,4 au premier trimestre 2008). “Moto” ne détient plus que 6 % du marché contre plus de 9 % un an plus tôt.
Une chute des parts de marché qui profite essentiellement à Samsung et LGE. Malgré des ventes en baisse, respectivement de -0,9 % et -7,4 %, les deux entreprises sud-coréennes voient leurs parts de marché passer de 15,9 à 18,8 % et de 8,4 à 9,2 %. Pour des ventes respectives de 45,9 et 22,6 millions d’unités.
A sa manière, Nokia tente de limiter la casse avec une baisse de “seulement” 19,3 %. Mais avec 93,2 millions de téléphones vendus en début d’année (contre 115,5 %), le finlandais tombe sous la barre des 100 millions pour la première fois depuis deux ans et ne détient plus que 38,1 % du marché (39,7 % en 2008). Mais, selon IDC, le constructeur maintient une marge brute élevée de 33,8 % sur ses produits et services, grâce au succès du modèle 5800 XpressMusic et le lancement de services tels que Comes With Music, Nokia Messaging, Ovi Store, et Point and Find.
Sony Ericsson glisse de 35 % à 14,5 millions d’unités (22,3 en 2008). Sa part de marché tombe sous les 6 % contre 7,7 à la même période en 2008. Le reste des constructeurs voit leur baisse se limiter à 1,8 % pour près de 54 millions d’unités vendus, soit 22 % du marché (en hausse par rapport au 18,9 % de 2008).
Le salut pourrait venir des smartphones dont la demande annuelle croît de 4 %, particulièrement sur les marchés européens, nord-américain et asiatiques (à l’exception du Japon). “La créativité semble être la clé du succès pour les opérateurs nationaux en ces temps de crise alors que les changements de stratégies commerciales des dernières années sont devenus nécessaires”, estime Ryan Reith, analyste senior pour IDC, “Certains des grands opérateurs dans les marchés matures ont transféré les portefeuilles de produits, et pour d’autres, les smartphones représentent plus de 50 % de leur offre. Nous croyons que cette stratégie va se poursuivre, à travers une augmentation des terminaux centrées sur les médias et la messagerie, afin de permettre aux exploitants de maintenir le niveau de leurs revenus.”
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